lundi 11 juin 2018

Chronique du Sablon - Partie neuf

Le lundi perdu, c'est quoi?

Le premier lundi de l'année, les commerçants du quartier donnent des étrennes à leurs bons clients. Les ménagères et la jeunesse du coin faisaient le tour.

Chez le boucher on recevait une ou deux côtes de porc ou un rôti en plus. Chez un autre, un chapelet de saucisses fumées. Le marchand de journaux donnait un petit agenda. Aux ornements religieux on recevait une petite médaille que les grenouilles de bénitier s'empressaient de faire bénir par le curé.

Ah! les jolies corbeilles de fruits offertes par le gros marchand de fruits et légumes. Le droguiste donnait des chamoisettes (loques à poussières). Une pochette de crayons couleurs chez le papetier rue de Rollebeek. Des plaques de chocolat à la vanille chez Delhaize. Un étui de cigarillos chez le tabac ou un briquet criquet (c'était les premiers).

C'est presque un inventaire à la Jacques Prévert.

Maintenant, il n'y a plus de commerces au Sablon sauf un commerçant qui ne vous souhaite même plus la bonne année.
Même le calendrier du facteur n'existe plus et ni les pompiers, ni les policiers ne passent pour leurs étrennes.

Tout se fait par internet, et internet ne remplacera jamais un sourire et une poignée de main...

J.A.M

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