mardi 19 juin 2018

Chronique du Sablon - Partie dix

Ils me font rire avec la fête des voisins! Il n'y a plus personne au Sablon!

Avant, tout le monde se parlait et quand une fête, un mariage, une naissance, une communion ou un décès arrivait, tout le monde s'y mettait pour seconder la famille.

Maintenant, on naît et on meurt à l’hôpital, les mariages se font en catimini et les corbillards sont gris et sans ornements noir et argent. A la maison et à l'église, plus de veillées où les voisins se relayaient.

Les femmes cuisinaient pour la famille, on se prêtait des vêtements pour être "convenable" et on mettait les enfants à dormir tous ensemble dans une pièce surveillée par une "grande".

Pour les communions, c'était un concours pour la plus jolie robe et on se les repassait d'une famille à l'autre.

Nous étions plus de cinquante en 1955. Aujourd'hui, il y a des années où il n'y en a qu'une, et encore, en civil, même pas en "dimanche".

J.A.M

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