mardi 30 mai 2017

Des vacances fruitées

L'été arrive à grands pas, la chaleur a déjà fait son entrée.

Nous pouvons commencer à imaginer les vacances.

Dans le jardin, au parc pour un pic-nic ou juste envie de quelque chose de frais ? Ou simplement l'envie de faire le plein de vitamines ?

Une solution : la salade de fruits !


Pour cela vous aurez besoin de :    

 
barquette de framboises
2 pêches blanches
1 pêche jaune
1 nectarine
1 pomme
1 orange
4 abricots
1 lime (citron vert)
1 tige de menthe pour la décoration.

PRÉPARATION

  1. 1
    Nettoyer les fruits et les couper le plus finement possible. Les poser dans un saladier - sauf les framboises qui sont fragiles.
  2. 2
    Arroser avec le jus d'un demi citron vert et bien mélanger. Couvrir et placer au frigo au moins une heure.
  3. 3
    Si les fruits sont bien mûrs, pas besoin de sucrer. Au moment de servir, parsemer le plat de framboises et garnir avec la menthe.
  4. On peut servir avec une boule de glace vanille. 
  5. Et pour ceux qui n'aimeraient pas certains de ces fruits, voici la liste des fruits de saison disponibles pour le mois de juin : 

  6. Banane
  7. Cerise
  8. Citron
  9. Fraise
  10. Fraise des bois
  11. Framboise
  12. Fruit de la passion
  13. Groseille
  14. Litchi
  15. Mangue
  16. Melon
  17. Nectarine
  18. Papaye
  19. Pastèque
  20. Pêche

lundi 22 mai 2017

ASCENSION

Pour rappel, la bibliothèque sera fermée du jeudi 25 mai au dimanche 28 mai inclus!



mercredi 17 mai 2017

Et puisque nous sommes toujours dans les contes pourquoi ne pas préparer le gâteau de PEAU D'ANE...





Le gâteau de Peau d'Ane

Pour préparer ce gâteau d'amour comme Peau d'Ane, il faut revêtir ses plus beaux habits, ne pas oublier de faire un vœu et de glisser un petit présent pour son prince charmant !

  • Temps de préparation : 10 minutes
  • Temps de cuisson : 1 heure

Ingrédients

  • 170 g de farine
  • 4 œufs frais
  • 20 cl de lait, bien crémeux s'il vous plaît
  • 100 g de sucre
  • 70 g de beurre
  • 1/2 sachet de levure (ou de levain)
  • 1 cuillère à café de miel
  • 1 pincée de sel
  • 1 présent pour votre fiancé(e)



La recette telle que dictée par Peau d'âne :

"Préparez votre pâte
Dans une jatte plate
Et sans plus de discours
Allumez votre four
Prenez de la farine
Versez dans la terrine
Quatre mains bien pesées
Autour d'un puits creusé
Choisissez quatre oeufs frais
Qu'ils soient du matin faits
Car à plus de vingts jours
Un poussin sort toujours
Un bol entier de lait
Bien crémeux s'il vous plaît
De sucre parsemez
Et vous amalgamez
Une main de beurre fin
Un souffle de levain
Une larme de miel
Et un soupçon de sel
Il est temps à présent
Tandis que vous brassez
De glisser un présent
Pour votre fiancé
Un souhait d'amour s'impose
Tandis que la pâte repose
Lissez le plat de beurre et laissez cuire une heure "

 





jeudi 11 mai 2017

Le travestissement des contes de fées :
quand Walt-Disney adapte les frères Grimm
D’après Marick Grondin-Lefebvre



Les histoires font partie de l’enfance de la majorité d’entre nous. Histoires de toutes sortes, qui amusent, effraient et qui frappent l’imaginaire. Parmi toutes celles destinées aux enfants, les plus populaires d’entre elles sont certainement les contes.
En effet, aucun enfant n’ignore qui est au juste Blanche-Neige ou encore Cendrillon. Il est facile pour chacun d’associer les contes à Walt Disney, car c’est lui qui les a adaptés en films, les a commercialisés sous toutes les formes imaginables et les a largement diffusés à travers le monde. Toutefois, peu de personnes savent que les contes dont Disney a fait l’adaptation ont une origine européenne et doivent leur popularité aux frères Grimm qui ont compilé ces histoires issues de la tradition orale.
Les adaptations filmographiques de Disney de ces contes sont cependant très différentes des histoires originales des frères Grimm.

La fonction du conte de fées



Le rôle des contes de fées dans l’éducation

Les contes de fées ont une fonction éducative. Surtout depuis l’après-guerre, les parents ont tendance à vouloir cacher à leur enfant les dimensions tristes et effrayantes de la vie afin de les préserver d’éventuelles angoisses. Seulement, la vie n’est pas toujours facile et n’est pas constituée uniquement d’événements heureux. Comme l’écrit Bruno Bettelheim dans son livre Psychanalyse des contes de fées : « La mode veut que l’on cache à l’enfant que tout ce qui va mal dans la vie vient de notre propre nature : le penchant qu’ont tous les humains à agir agressivement, asocialement, égoïstement, par colère ou par angoisse. » Cacher à l’enfant cette réalité ne l’aidera cependant pas à être plus heureux, car l’enfant, sans même avoir à regarder autour de lui, sait très bien que lui-même n’agit pas toujours bien, et cette constatation crée une contradiction avec ce qu’il sait et ce qu’on lui dit. Cela ne l’aide pas à envisager plus sereinement l’existence. En lui cachant cette réalité, on ne peut que retarder son cheminement vers une compréhension juste des choses. En voulant le protéger, on ne fait de créer des angoisses inutiles.

Cette volonté de préserver les enfants se reflète également dans « la culture dominante, en ce qui concerne particulièrement les enfants, [qui] veut faire comme si le côté sombre n’existait pas, et affecte de croire en un « méliorisme » optimiste ». En effet, lorsqu’on pense aux livres destinés aux enfants, on ne peut que constater que ces histoires ne parlent pas des réalités de la vie : « Les histoires sécurisantes d’aujourd’hui ne parlent ni de la mort, ni du vieillissement, ni de l’espoir en une vie éternelle ».
Il existe pourtant un type d’histoires destinées aux enfants qui mettent en scène ces aspects de la vie qu’on ne veut pas mentionner : les contes de fées.
Dans ces histoires, en effet, les protagonistes se retrouvent inévitablement confrontés à ce genre de situation : un parent qui meurt, un père devenu trop vieux pour s’occuper de ses enfants, etc. Ces problématiques sont les concrétisations des peurs qu’ont généralement les enfants, telle celle d’être abandonnés, perdus, rejetés, d’être considérés comme des bons à rien, ou encore de ne pas être aimés. Fait récurrent, les personnages de ces contes, lorsque confrontés à ces peurs, se retrouvent bien souvent sans aide et doivent se débrouiller seuls. C’est en affrontant ces problèmes, plutôt en les fuyant, qu’ils triomphent et se voient récompensés .
Ces contes présentent des caractéristiques communes telles qu’un schéma actantiel simple, des personnages typés, une absence presque totale de détails. Ils préconisent également l’action plutôt que l’élaboration de la personnalité et d’un monde intérieur. Quant à la forme, les contes contiennent beaucoup de répétions. Conséquemment, ces éléments permettent à l’enfant de se reconnaître dans cette définition claire des choses. En s’identifiant aux protagonistes, les enfants intègrent également le message véhiculé par ces histoires, qui démontre les avantages d’un comportement conforme à la morale. Ainsi, l’enfant « […] s’identifie avec le bon, non pas en raison de sa vertu, mais parce que la situation du héros trouve en lui un écho profond ». Les contes offrent en outre une vision réaliste des choses en présentant autant de personnages bons que mauvais et préparent l’enfant à accepter plus tard la part d’ombre qui existe en chacun.
Si les contes étaient des histoires complexes, ils ne pourraient pas être aussi efficaces, car  « pour comprendre les ambiguïtés, l’enfant doit attendre d’avoir solidement établi sa propre personnalité sur la base d’identifications positives ».


La violence et la cruauté

Le rôle de la violence dans les contes de fées

La violence et la cruauté que les frères Grimm mettent en scène dans leurs contes de fées ont une fonction dissuasive. En effet, la justice qui est présente dans chacun des contes se réalise par le biais de la violence : les "méchants" finissent toujours par périr ou être disgraciés pour le reste de leur vie.
La reine qui a tenté de tuer Blanche-Neige par trois fois en raison de sa grande beauté, se voit obligée, lorsqu’elle se présente au mariage de sa belle-fille, de porter des souliers en fer chauffés à blanc et de danser jusqu’à sa mort : « Mais déjà on avait fait rougir des mules de fer sur des charbons ardents, on les apporta avec des tenailles et on les posa devant elle. Alors il lui fallut mette ces souliers chauffés à blanc et danser jusqu’à ce que mort s’en suive. »
Dans Cendrillon, ses deux demi-sœurs qui l’ont humiliée et maltraitée et qui se présentent à son mariage, se voient arracher les yeux par les deux oiseaux qui ont aidé la jeune fille durant tout le conte: « Quand les fiancés allèrent à l’église, l’aînée était à droite, et la cadette à gauche. Alors les pigeons leur arrachèrent à chacune un œil. Quand ils revinrent de l’église, l’aînée était à gauche et la cadette à droite ; alors les pigeons leur arrachèrent à chacune leur autre œil. »
Les mesures préventives sont souvent perçues comme n’ayant pas beaucoup de portée, alors que       « […] la conviction que le crime ne paie pas est beaucoup plus efficace […] ». L’enfant, comme on l’a vu plus haut, s’identifie au protagoniste qui triomphe par ses bonnes actions et son courage, et rejette son adversaire qui est puni cruellement. Cette violence frappe son imaginaire et lui permet d’intégrer cette notion.

 La non-violence de Disney

L'entreprise Walt Disney , qui se veut synonyme de magie et de plaisir, est avant tout une entreprise américaine dont le but premier est de faire de l'argent.
Comme le remarque Christian Renault, auteur du livre Les héroïnes de Disney dans les longs métrages d’animation : « Aux Etats-Unis on vous répondra que ce qui importe c’est d’être  « entertaining » (distrayant). Disney n’a jamais officiellement désiré autre chose. On vous dira aussi que le cinéma étant une industrie, un film doit « marcher » et, c’est là qu’on saura dire s’il est réussi." 
Pour produire un film qui plaira au plus grand nombre, il faut donc éviter d'y inclure des éléments susceptibles de choquer ou de déranger.

Lorsqu’on a lu les contes des frères Grimm et qu’on regarde ensuite les adaptations filmographiques qu’en a fait Walt Disney, on ne peut que remarquer l’absence flagrante et délibérée de violence, omniprésente cependant dans les contes de fées !
Dans le conte original de Blanche-Neige, la reine tente trois fois de la tuer, alors que dans Blanche-Neige et les sept nains de Walt Disney, on ne met en scène que la dernière tentative (avec la pomme). Dans le film, en outre, la reine meurt en tombant d’une falaise (accident) au lieu de subir une punition de la part de ses pairs (châtiment).
Dans Cendrillon des frères Grimm, le père de la jeune fille est bien vivant, mais il n’empêche en aucune façon sa nouvelle femme et ses brus de la maltraiter. Disney a choisi de supprimer cet aspect du conte pour ne pas compromettre la figure du père (qui meurt peu après son deuxième mariage).

La non-violence de Disney se reflète également dans le caractère de ses personnages : beaucoup sont soumis et très souvent passifs.
La Cendrillon du conte de Grimm prend l’initiative de désobéir à sa belle-mère pour aller au bal :    « Quand il n’eut plus personne à la maison, Cendrillon alla au tombeau de sa mère, sous le coudrier et cria : « Petit arbre, remue-toi! secoue-toi! Verse or et argent sur moi! » Aussitôt l’oiseau lui jeta une robe d’or et d’argent avec une paire de pantoufles brodées en soie et en argent.»

La Cendrillon de Disney, par contre, lorsque sa belle-mère refuse de la laisser aller au bal, se contente de pleurer jusqu’à ce que sa marraine la bonne fée apparaisse et la pousse à aller au bal malgré l’interdiction.


 La représentation de la femme

1 - Les héroïnes des frères Grimm

Dans les contes des frères Grimm, il n’existe aucun stéréotype : les personnages féminins ne sont pas particulièrement décrits physiquement.
Bien que la beauté de Blanche-Neige constitue le cœur de l’intrigue, on ne s’y attarde pas.
« Cependant, Blanche-Neige grandissait et embellissait de plus en plus; quand elle eut sept ans, elle était aussi belle que la lumière du jour et plus belle que la reine elle-même ».
Ces mêmes protagonistes ne sont pas des personnages impressionnables. La violence ne les effraie pas et ils ne compatissent nullement au sort des personnes maltraitées.
Pensons à Blanche-Neige, qui ne tente pas d’intervenir lorsqu’on oblige sa belle-mère à porter des souliers chauffés au fer rouge et à danser jusqu’à sa mort.
Dans le cas de Cendrillon, elle n’empêche pas les oiseaux d’arracher les yeux de ses demi-sœurs.

Mais ces personnages ne sont pas pour autant sans émotions.
Blanche-Neige a peur lorsqu’elle fuit le chasseur qui veut la tuer : « Maintenant, la pauvre enfant était toute seule dans les grands bois et avait si grand-peur qu’elle ne savait à quel saint se vouer. »
Pour Cendrillon, on mentionne de la tristesse de sa part lorsque sa mère meurt :        « Tous les jours la jeune fille allait au tombeau de sa mère et pleurait […] »

Enfin, il est intéressant de noter que, si les personnages féminins des frères Grimm ne cherchent pas l’amour, leurs doubles créés par Disney y aspirent ardemment. Chez Grimm, les héroïnes rencontrent effectivement l’amour à la fin du conte, mais jamais il n’est mentionné que c’est ce qu’elles désirent plus que tout, contrairement aux figures créées par Walt Disney, qui y rêvent constamment.


2 - Les personnages féminins de Walt Disney

Dans les adaptations filmographiques de Walt Disney, les héroïnes sont des personnages très stéréotypés.
Les personnages féminins de Walt Disney représentent les idéaux de beauté et varient selon les époques. Blanche-Neige a été réalisé en 1936 en prenant pour modèles féminins les actrices de cinéma en vogue à ce moment-là.


Les figures féminines de Walt Disney ont évolué avec les années. Néanmoins, si elles diffèrent des modèles proposés autrefois, elles finissent quand même par toutes se ressembler : « À chaque film, le Studio tente de ne pas se répéter, d’apporter quelques traits nouveaux. Néanmoins, on peut établir une liste de critères communs aux héroïnes des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. »

Sur le plan physique, anciennes ou modernes, elles sont toutes d’abord très belles, grandes et minces. Elles ont toutes d’immenses yeux, un nez qui n’est pratiquement pas défini et une bouche pulpeuse. Les tailles sont tellement fines que le personnage paraît pouvoir se briser en deux au moindre mouvement. Les pieds sont si petits qu’ils sont quasiment inexistants. La façon même dont les scènes sont filmées traduit cette hyper-féminisation des héroïnes : gestuelle gracieuse, réactions expressives, attitudes charmantes et séduisantes. Sur le plan psychologique, elles sont passives, transparentes et insipides.
Leur beauté va toujours de pair avec innocence et pudeur, et c’est encore souvent le cas avec les héroïnes que Disney propose aujourd’hui. Pensons à Arielle, la petite sirène, heurtée par la description crue de la séduction que fait Ursula, « la méchante ».



Comme l’écrit Christian Renault, le désir de séduire est toujours associé aux « méchantes » et est toujours synonyme de vulgarité : « On veut nous dire que la beauté ne doit être que naturelle et que user de tout artifice cosmétique symbolise une quête de séduction répréhensible. Pour autant, la sensualité de ces femmes n’est pas attirante, elle est repoussante, voire vulgaire. » De plus, même si Walt Disney a fait quelques efforts pour moderniser ses films et ses héroïnes, « […] l’esprit puritain, strict, exigeant, domine. C’est un esprit qui doit chasser des préoccupations humaines tout désir, toute sexualité. L’Américain d’aujourd’hui est encore marqué par cette mentalité. » Ce puritanisme transparaît fortement dans les adaptations filmographiques de Walt Disney ; il n’y a qu’à penser à Blanche-Neige qui fait sa prière avant de s’endormir, à la voix off qui résume l’enfance de Cendrillon et décrit le royaume dans lequel elle vit « qui baignait dans le romantisme et les traditions », ou encore à Cendrillon, qui fait sortir ses amis les souris lorsque vient le temps de faire sa toilette.

Avec le personnage de Mulan, cependant, Disney propose un modèle plus moderne. Mulan, jeune femme chinoise, affiche un caractère indépendant et courageux, et possède un physique réaliste.



Sources
                                                  http://cegepsherbrooke.qc.ca


Bibliographie

Renault, Christian, Les héroïnes de Disney dans les longs métrages d’animation, Paris, Dreamland,
Bettelheim, Bruno, Psychanalyse des contes de fées, Paris, Pluriel, 1976, 512 p.