lundi 26 septembre 2016

Fête de la Fédération Wallonie-Bruxelles

A l'occasion de la fête de la FWB, la bibliothèque sera fermée ce mardi 27 septembre !




mercredi 14 septembre 2016

Juliette

Juliette est une jeune femme simple et douce. Un peu paumée aussi, légèrement hypocondriaque, et une grande habituée des crises d'angoisse. Quand elle décide de partir de Paris pour rejoindre sa famille (éclatée) en province, elle ne sait ni exactement ce qu'elle cherche ni ce qu'elle va trouver auprès de son père qui commence à perdre la tête, de sa sœur en pleine crise conjugale et de sa mère qui revit son adolescence. En fouillant un peu dans son passé, elle rencontre Polux, un quadragénaire célibataire, lui aussi un peu paumé et très pressé de voir en Juliette la femme de sa vie.


Juliette pourrait être quelqu'un de notre famille, ou bien la jeune fille que l'on croise tous les jours devant l'arrêt de bus, ou vous ou moi. Juliette elle n'a rien de particulier mais comme vous et moi, elle est différente. C'est cette incroyable proximité qui nous fait aimer directement la protagoniste du nouvel album de Camille Jourdy .


À propos de son travail, Camille Jourdy dit :


" Dans mes histoires j’aime parler de la singularité des gens ordinaires,  de la vie de tous les jours mais avec un peu de fantaisie. Tout ce qui a trait à la psychologie des personnages et aux rapports humains m’intéresse. Les personnages de mes bandes dessinées me viennent petit à petit, je mets longtemps à les construire, sans savoir réellement d'où ils viennent. Je les dessine beaucoup, pour me les approprier. Je m'inspire d'acteurs ou de gens que je connais. "

Voilà un album que l'on savoure, et une fois la dernière pages lue, on pense avec gourmandise qu'on en aurait bien repris un petit bout...

mardi 6 septembre 2016

Les expressions d’aujourd’hui héritées du Moyen Age

Les expressions, ces petites phrases que nous utilisons chaque jour pour ponctuer nos idées, ont pris naissance bien avant notre siècle.
Beaucoup d’entre elles sont issues de la période médiévale et ont traversé les âges afin de devenir de célèbres formules.
En voici quelques-unes.
Résultat de recherche d'images pour "moyen age paysans et seigneurs"
Autant en emporte le vent
Rien ne restera, tout sera emporté.
Ce proverbe mélancolique évoque l’aspect fugitif et dérisoire des choses humaines : amours, ambitions, désirs… tout est promis à disparaître, comme emporté par le vent.
On trouve l’expression chez François Villon, qui en fait le refrain d’une de ses Ballades.
 
Avoir un nom à coucher dehors
Sens actuel : avoir un nom difficile à prononcer ou à retenir.
A l’époque médiévale, dans les auberges, les personnes étaient catégorisées selon leur nom. Les aubergistes se basaient sur le nom pour accorder une chambre ou pas. Ainsi, ceux qui portaient des noms de famille nobles ou indiquant une fonction sociale importante étaient placés en tête de liste, les autres à la suite. Lorsque la capacité d’accueil était dépassée, les derniers de la liste devaient dormir dehors ou dans les écuries.
 De fil en aiguille
Sens actuel : en passant d’une chose à une autre par association d’idées.
Les nobles dames, pour occuper leur temps, brodaient et cousaient entourées de leurs dames de compagnie tout en discutant. Les conversations s’enchaînaient comme le fil qui passe de point en point jusqu’à l’aiguille.
 Entrer en lice
Sens actuel : s’engager dans une compétition, intervenir dans un débat.
Les lices étaient des espaces clos à proximité des châteaux, où avaient lieu les tournois.
 Faire grève
Sens actuel : pour des travailleurs, cesser volontairement le travail de manière concertée (en général pour obtenir des avantages ou faire revenir la direction de l’entreprise sur une décision).
A Paris, au Moyen Age, les ouvriers sans travail se réunissaient sur la place de Grève (quai en pente douce le long de la Seine permettant un déchargement aisé des nombreuses marchandises transportées sur le fleuve), et attendaient une éventuelle offre d’embauche.
 Mettre la table
Expression quotidienne qui nous est familière mais incorrecte. Il faudrait dire «mettre le couvert ».
Au Moyen Age, les pièces n’avaient pas, comme aujourd’hui, des fonctions très distinctes et la même salle pouvait servir de pièce commune, de salle à manger et de chambre. Aussi, le plus souvent, on « mettait la table » à l’heure des repas, c’est-à-dire que l’on apportait une grande planche et des tréteaux. D’où l’usage, chez les seigneurs, de belles nappes destinées à cacher la pauvreté du  mobilier.
 Tenir le haut du pavé
Sens actuel : occuper une place de choix dans la société.
Jadis, il n’y avait pas de trottoirs et les rues étaient légèrement en pente afin que les eaux sales puissent s’écouler au milieu. Les passants qui marchaient près de ce ruisseau risquaient toujours de se salir ou d’être éclaboussés jusqu’aux mollets. C’est pourquoi on laissait la meilleure place, le long des maisons, aux personnes de qualité. Le privilège n’était pas négligeable car, jusqu’à la fin du XIXe siècle, toute promenade en ville, surtout par temps de pluie, tournait à l’expédition.
 Travail au noir
Sens actuel : travailler clandestinement sans être déclaré.
Au Moyen Age, les associations de métier réglementaient le travail en exigeant qu’il ne soit effectué qu’à la lumière du jour. Or, certains maîtres, pour augmenter le rendement de leurs ouvriers, les faisaient travailler une fois la nuit tombée, à la lueur de quelques bougies, ce qui était interdit.
 
Sources :
lasagadesoche.chez-alice.fr/expressions.html