lundi 29 août 2016

Des Pokémons aux livres, il n'y a qu'un pas....

"Le succès a été fulgurant. En l’espace de quinze jours, le groupe Facebook «Chasseurs de livres», créé le 12 août, a gagné plus de 50 000 membres. Aveline Grégoire, directrice d’école à Farciennes, en Belgique, ne s’attendait pas à une telle réussite quand elle a créé le groupe : «Je voulais vider les livres de ma bibliothèque scolaire avant la rentrée. Comme je jouais à Pokémon Go avec mes enfants, j’ai eu l’idée d’aller déposer des livres dans les lieux où se trouvaient des Pokéstops ou des arènes. Les ouvrages sont très vite partis, alors j’ai décidé de créer un groupe Facebook pour partager cela avec d’autres personnes. Je ne m’explique pas cet engouement depuis.»

«Les gens se prennent au jeu»



Le principe du groupe est simple : des particuliers déposent des livres avec un petit mot dans des lieux publics de leur choix, et publient sur le groupe Facebook une photo de l’emplacement, en donnant plus ou moins de détails pour guider la chasse des lecteurs intéressés.
Le concept en soi n’est pas révolutionnaire. Le mouvement «Bookcrossing» avait déjà popularisé cette idée de déposer des livres dans un train, sur un banc, dans le métro, pour être récupérés par le premier passant venu. Là où le groupe «Chasseurs de livres» diffère : la géolocalisation des lieux de dépôt. Il se rapproche ainsi du jeu Pokémon Go qui a déjà séduit des millions de joueurs à travers le monde, chassant des Pokémon virtuels dans l’espace public."

"L’initiative connaît un tel succès qu’une participante, Ingrid Hulsmans, a créé une carte Google destinée à répertorier tous les lieux où des livres ont été déposés. Mis en ligne jeudi après-midi, l’outil ne contient encore que peu de références de dépôt, mais nul doute qu’avec l’engouement que connaît "Chasseurs de livres", la carte va très rapidement se remplir.
Le succès des "chasseurs de livres" est tel qu’il donne aussi des idées à l’étranger. Un groupe Facebook basé sur le même concept s’est créé cette semaine en Gironde, en France. En 24 heures, il rassemble déjà une septantaine de membres."











sources


mercredi 24 août 2016

Comment ma femme m'a rendu fou

Un coup de folie ou un vent de liberté? On ne sait pas ce qui frappe Désiré Cordier, en cet après-midi dominical.
Lors d'un dîner de famille, devant son épouse qu'il ne supporte plus, ce bibliothécaire retraité décide de tout plaquer.
Oui tout plaquer, mettre les voiles, se faire la malle, tenter une nouvelle vie... Mais ce n'est pas aux Bahamas que part Désiré, ce n'est pas pour une femme plus jeune et plus drôle qu'il largue sa Monik acariâtre, non, c'est pour le Home Lumière d'Hiver et pour ses infirmières.
Oui, c'est dans une institution gériatrique que Désiré Cordier décide en pleine conscience de passer le reste de sa vie!

Pour être enfin tranquille et ne plus avoir à supporter ce quotidien qui l'étouffe.
Mais on ne devient pas pensionnaire d'un tel lieu sans raison et encore moins lorsqu'on est en pleine possession de ses moyens...
Une seule solution, la simulation! Faire croire à la démence, la sénilité et simuler la maladie d'Alzheimer pour enfin respirer un autre air.

Dimitri Verhulst, avec un humour grinçant et un regard acide, n'a pas peur des mots pour nous raconter cette histoire incroyable mais à laquelle on a envie de croire dès les premières lignes.
Au final, ce roman clair et joyeux,  nous donne un seul message  : "PROFITEZ DE LA VIE (par tous les moyens)!"

mercredi 10 août 2016


Craig Johnson, l'homme de l'Ouest

Olivier Van Vaerenbergh, 20/05/2016
Source: Focus Vif













Craig Johnson © Catherine Heriette/Penguin Random House

L'on-ne-peut-plus américain Craig Johnson continue d'épater avec ses polars tout à la gloire de l'Ouest encore sauvage, de la nation indienne et de ses territoires, directement inspirés de sa propre existence de cow-boy.
Impossible de rater Craig Johnson dans les allées d'un festival comme Quais du Polar à Lyon : l'écrivain ne se contente pas de dépasser tout le monde d'une tête; il porte, posé dessus en permanence, un spectaculaire Stetson qui le fait ressembler à son personnage fétiche, le shérif Walt Longmire, dont les éditions Gallmeister viennent de publier la -déjà- huitième aventure.
À vol d'oiseau se déroule comme toujours dans le comté du Wyoming désolé et fictif, bien que lui aussi très ressemblant à la réalité : Craig Johnson vit au Wyoming, dans un ranch construit de ses mains, à la frontière de réserves indiennes cheyennes et crows. Bref, un vrai cow-boy et "naturalist writer" pourtant loin d'être caricatural : ses romans, souvent fantastiques et plus drôles que ceux de Tony Hillerman, l'autre modèle du genre, en ont fait le porte-voix local et international des Amérindiens, devenus sa seconde famille, et le coeur de ses romans policiers d'un humanisme rare. Des westerns modernes qui ne lassent pas et abondent en bons mots. Comme leur auteur.

Votre univers de fiction est très proche de la réalité, et de votre propre existence. On pourrait presque croire que vous manquez d'imagination!

La pire phrase que l'on trouve dans presque tous les livres, et en préambule de presque tous les films, c'est: "Toute ressemblance avec des personnes existant ou ayant existé serait purement fortuite." Mais quelle bêtise! Notre job d'écrivain consiste justement à rendre crédibles des personnages de fiction et à faire en sorte que l'on puisse s'y reconnaître! Moi-même, je ne suis pas Walt -ma vie est super, j'ai eu beaucoup de chance et je n'ai vécu aucune des tragédies qu'il a subies-, mais Walt est aussi un bon gars, décent, intelligent, amusant... Et pour le coup, j'aimerais beaucoup lui ressembler. Quant aux Indiens, ce sont mes amis, c'est ma famille désormais. C'est un monde que je ne peux pas trouver ailleurs, et qui mérite d'être raconté.

Un monde dans lequel vous plongez plus encore que d'habitude, puisque l'intrigue se déroule cette fois-ci directement au sein d'une réserve...

Je voulais plonger Walt dans un endroit où il n'a, pour une fois, pas de pouvoir. Et entamer ainsi un processus différent. Or les réserves, ce ne sont plus les USA : c'est une nation souveraine, avec ses flics, ses lois, ses cours de justice, une autre langue... Tout y est différent. Mais je sais aussi que je ne suis pas un Crow, et ils me respectent pour ça : quand j'ignore quelque chose, j'appelle mon ami Red Thunder, à la réserve. Et s'il ne peut pas m'aider, il sait où je dois m'adresser pour trouver la réponse.

L'humour est omniprésent dans le livre, et dans les dialogues de vos personnages. Un humour très particulier, qui semble authentique, mais dont on a peu l'habitude...

Oui, les Indiens sont extrêmement drôles! Mais on ne leur a jamais reconnu cet humour parce que ce fut longtemps une voie rapide pour les déshumaniser. Ils ont toujours été maltraités et déconsidérés, entre autres par cette non-reconnaissance de ce qu'ils sont, et de ce qui fait d'eux des êtres humains. Or l'humour est très important dans leur vie, c'est une manière pour eux de résoudre les conflits.

Vous écrivez, dans À vol d'oiseau, qu'il n'y a dans le crime, "ni mines d'or, ni armes nucléaires. Le mobile est petit, personnel et souvent stupide". Difficile de rester simple dans une époque de surenchère?

Parlez avec des policiers : ce à quoi ils sont confrontés chaque jour, ce n'est pas l'extraordinaire, mais au contraire le petit élément humain. Le challenge, c'est ensuite d'en faire une bonne histoire et d'en montrer toute la tragédie : un crime, ça tient à peu de choses. Les gens font des erreurs ou des choses stupides, se font avoir, fuient... De petits réflexes humains qui peuvent provoquer de grandes catastrophes. C'est un élément-clé de mes livres, tournés vers l'humain, l'individu. Je pourrais par exemple vous parler des horreurs de la Révolution française, vous tenir de grandes théories là-dessus. Ou je peux vous parler d'une femme assise au pied d'une guillotine, pleurant l'homme dont on vient de couper la tête... Quels images vous resteront? Quel récit va vous marquer le plus?

À vol d'oiseau 
On a beau avoir déjà vu le shérif Walt Longmire face aux pires et aux plus improbables défis, -pensez, c'est sa huitième apparition depuis Little Bird, déjà chez le fidèle éditeur Gallmeister-, en voilà un pour lequel on ne sait s'il sera vraiment de taille : Walt marie sa fille! Une cérémonie dans la plus pure tradition cheyenne et crow, dont la préparation se trouve encore compliquée par un étrange suicide : l'Indienne Audrey Plain Feather s'est jetée de la falaise avec son fils dans les bras. Et voilà Walt obligé d'enquêter, cette fois, au sein même de la réserve du comté d'Absaroka, au Wyoming, soit le comté le moins peuplé de l'État le moins peuplé des États-Unis, et sur un territoire où il a beaucoup d'amis, mais pas d'autorité. L'occasion, aussi, de rencontrer Lolo Long, nouveau personnage et nouvelle femme forte de cet univers de cow-boys et d'Indiens dont on sait déjà qu'elle reviendra -Johnson a déjà écrit quatre autres romans depuis ce Vol, plus que jamais empreint d'humour, d'humanité et de spiritualité indienne. Un must dans le genre.


DE CRAIG JOHNSON, ÉDITIONS GALLMEISTER, TRADUIT DE L'ANGLAIS (ETATS-UNIS) PAR SOPHIE ASLANIDES, 320 PAGES. ****


mercredi 3 août 2016

Jules Verne & le Labyrinthe Fantastique



Jules Verne & le Labyrinthe Fantastique est une exposition qui propose aux visiteurs de découvrir l'univers de Verne  au travers d'un labyrinthe dont les parois  réinterprètent  l'iconographie  de l’auteur. Une ambiance Nautilus, le tour du monde en 80 jours, 20.000 lieues sous les mers, Voyage au centre de la Terre avec des machines folles, des inventions imaginaires, etc...

Actuellement le labyrinthe est composés de 240 portes et des décors fantastiques qui ont été réalisées par des artistes d'exception.

Tout en se baladant dans un monde étrange, le visiteur peut répondre à un quizz centré sur la vie et l'œuvre du romancier inventeur. Indices ,notices pédagogiques, citations sont disséminés sur l'ensemble du labyrinthe et viennent aider à la résolution de ce questionnaire familial.

Le tout est proposé dans une scénographie très bien conçue : éclairages, décors, fond sonore, etc...



QUAND : Du 15 juillet au 31 août  de 14h à 17h (fermé lundi et mardi)

Où : au Musée d'Art Fantastique 7 rue américaine  1060 – Bruxelles