vendredi 30 octobre 2015

Europalia Turquie : le kilim traditionnel turc



Les tapis, en Turquie, sont issus d’une grande tradition et sont garants d'une très grande qualité.
Deux méthodes de fabrication existent : la technique à points noués et la technique du tissage à plat.
« Kilim » est un mot turc signifiant une technique de tissage à plat (ou technique de la tapisserie) que l’on retrouve principalement au Proche-Orient, en Asie centrale et dans le Caucase .
Cette méthode permet d’obtenir des tapis brodés, de petite taille, moins épais et plus souples que les tapis fabriqués avec des points noués.
Les kilims, véritables œuvres d’art entièrement fabriqués à la main, sont extrêmement riches en couleurs et en motifs. Par l’abondance de leurs dessins, ils constituent une mémoire de la tradition turque.
Une production réduite ainsi qu’une faible commercialisation ont permis à ces tapis de conserver leur authenticité.

Origine
Les kilims sont nés au sein des tribus nomades de l’Asie centrale il y a près de 10.000 ans, mais leur fabrication a véritablement pris son essor avec la migration de ces tribus vers l’Anatolie.
Tissés sur des métiers portables, ils étaient de ce fait de dimensions réduites.


Ces kilims, fabriqués par les femmes, représentent la mémoire et l’identité des peuples nomades, semi-nomades et sédentaires qui les réalisent. En effet, les caractéristiques des tapis (couleur, dessins, qualité) varient en fonction de la tribu ou du village qui les ont produits, et ces spécificités sont transmises de génération en génération.



A l’origine, leur fonction était surtout utilitaire : les kilims étaient utilisés pour recouvrir le sol, les lits et les sièges ; pour servir de sacs de selle, de sacs à blé ou à sel, de coussins, de tentures et de tapisseries murales.
Fabrication
Ce tissage à plat constitue le mode de tissage le plus simple, le plus répandu et le plus ancien, utilisant uniquement des fils de chaîne (verticaux) et de trame colorés (horizontaux).


Fabrication d'un Kilim

Matériaux
Les principales fibres utilisées sont la laine et le coton.


Teintures
Jusqu’à la fin du XIXe siècle, les teintures sont demeurées exclusivement naturelles.
Les couleurs étaient obtenues à partir de végétaux (fleurs, fruits, légumes), d’animaux (cochenille) et de terre ; et étaient fabriquées principalement par décoction et macération.
Quelques exemples :
Rouge : racine de garance, pavot, peau de cerise et de grenade, racine de rose, pétales de tulipe, cochenille.
Bleu : indigo, peau d’aubergine.
Jaune : safran, écorce de citron, curcuma, peau d’oignon.
Orange : écorce de prunier, racines.
Vert : feuilles de noyer ou d’olivier.
Brun et noir : tabac, oxyde de fer, boue volcanique.


Echeveaux de laine teinte

Motifs
Les motifs varient selon les tribus et les villages, permettant de situer l’origine géographique ou ethnique du kilim.

Chaque motif est issu d’un symbole qui se décline sous plusieurs formes.
Figures abstraites et géométriques pour les musulmans sunnites, ou animaux stylisés pour les musulmans chiites, ces symboles sont l’expression de croyances et de superstitions nomades.
Quelques exemples de motifs et leurs variantes :

 Aigle (santé et protection)
Rose (amour et passion)
Maison (famille)



Détails d'un kilim avec tresse (désir d'union), serpent (réincarnation) et feuilles (immortalité de l'âme)

vendredi 23 octobre 2015

Europalia Turquie : Un joyau de l’architecture ottomane : la mosquée Bleue

Sur la place Sultanahmet d’Istanbul, trône l’une des mosquées les plus connues de la ville : la mosquée Bleue (ou Sultanahmet Camii).


Au 17è siècle, le sultan Ahmet Ier, soucieux de démontrer sa puissance, ordonne l’édification d’une mosquée destinée à surpasser en beauté et majesté Sainte-Sophie, sise à l’autre extrémité de la place Sultanahmet.
La construction (1609 à 1616) en fut confiée à l’architecte Sedefhar Mehmet Aga, élève du célèbre architecte Sinan.


Considérée comme le dernier exemple d’architecture ottomane classique, la mosquée Bleue est une mosquée à coupole (une demi-sphère reposant sur un cube).


La coupole principale mesure 23,5 mètres de diamètre, 43 mètres de hauteur et repose sur quatre piliers massifs en marbre, dits « en pieds d’éléphant ».
Elle est contrebutée par quatre coupoles plus petites.
206 fenêtres ornées de vitraux apportent une grande luminosité, lumière complétée aujourd’hui par les lustres.


Merveille d’élégance et de finesse, la mosquée Bleue tient son nom des 20.000 carreaux de faïence d’Iznik recouvrant l’intérieur du bâtiment.
Cette décoration intérieure consiste principalement en motifs végétaux stylisés (tulipes, roses, œillets, lys, fruits, cyprès) figurant le jardin du paradis.


Le sommet des coupoles est orné de calligraphies de versets du Coran.



Elément le plus important d’une mosquée, le mirhab, niche indiquant la direction de La Mecque, est fait de marbre blanc sculpté provenant de Marmara.
De nombreux tapis recouvrent le sol de l’immense salle de prières.
Comme les autres grandes mosquées ottomanes, la mosquée Sultanahmet ne constitue pas uniquement un lieu de recueillement, mais fait partie d’un complexe plus important comprenant également une école coranique, une bibliothèque, un hospice, un tribunal, un hammam, un cimetière, des jardins ainsi que le tombeau de son fondateur, le sultan Ahmet Ier.
Parce qu’elle était le point de départ des caravanes de pèlerins vers La Mecque, mais aussi pour la distinguer des autres mosquées d’Istanbul, Ahmet Ier la fit doter de six minarets. Le même nombre qu’à la mosquée sacrée de La Mecque, ce qui ne manqua pas de susciter la critique. Afin d’éteindre la polémique, un minaret supplémentaire fut donc construit à la mosquée de La Mecque.
A l’extérieur de l’édifice, l’immense cour est dotée d’une fontaine centrale et est entourée de nombreuses arcades voûtées.



L’entrée de la mosquée est libre en dehors des heures de prière (cinq par jour).


Sources : www.azurever.com
                www.istanbul-city.fr
                classes.bnf.fr

jeudi 15 octobre 2015

La carrière de Frédéric Jannin au cœur de l’exposition "Jannin et nous… trop de tout. De la bande dessinée au mutimédia"


Du 22/09/2015 au 06/03/2016 au Centre Belge de la Bande Dessinée !

Dessinateur de BD, humoriste, musicien, homme de radio et de télévision, Frédéric Jannin fait partie intégrante du paysage culturel belge et francophone.
L’exposition s’articule à travers sept périodes phares de ses quarante ans de carrière.

En voici quelques étapes :
Déjà féru de dessin à l’école primaire, Frédéric Jannin se lie d’amitié avec Thierry Culliford (le fils de Peyo), ce qui lui permet de soumettre ses essais à de grands auteurs de la bande dessinée belge.

Au mois de mars 1977, Fred Jannin et Thierry Culliford créent la bande dessinée Germain et nous, dans Le Trombone illustré, un supplément indépendant de Spirou, conçu par Franquin et Delporte.


Cette BD sous forme de gags met en scène un petit monde d’ados fans d’un groupe rock, les Bowling Balls.

Elle paraîtra régulièrement dans Le Trombone illustré, puis, à la cessation de celui-ci, dans le magazine Spirou, jusqu’en 1992.
Sous l’impulsion d’Alain de Kuyssche, rédacteur en chef de Spirou, les Bowling Balls deviendront un faux groupe de rock parodique, avec de fausses interviews dans Spirou, dont le single  God save the night fever obtiendra un franc succès d’estime car cette démarche humoristique plaît au public.


Trois autres singles suivront, ainsi qu’un album, produits par Marc Moulin.

Cette aventure durera quatre ans.
De 1989 à 1993, de mèche avec Stefan Liberski, Kristian Debusschere, Nicolas Fransolet et Serge Honorez, Fred forme, à la télévision, le quintette parodique Les Snuls.



Quatre ans plus tard, en tandem avec Stefan Liberski, il crée l’émission humoristique JAADTOLY (J’aime Autant De T’Ouvrir Les Yeux).


C’est dans la troisième saison qu’apparaissent Froud et Stouf, les deux chiens bleus représentant Jannin et Liberski, débitant des commentaires belgo-belges.


Ces personnages seront publiés par la suite en bandes dessinées chez Luc Pire.
Depuis peu, ils possèdent même leur fresque murale à Bruxelles, au coin du boulevard Lemonnier et de la rue Philippe de Champagne. 


 

Jannin participera également aux programmes de la RTBF Le jeu des dictionnaires et La semaine infernale.
En effet en 2003, l’intégrale de Germain et nous est publiée par les éditions du Lombard. Jannin, invité à en faire la promotion lors de ces émissions humoristiques, finira par intégrer l’équipe pour de nombreux sketchs hilarants.

Une exposition à voir jusqu’au 06/03/2016
Centre Belge de la Bande dessinée
Rue des Sables, 20
1000 Bruxelles
Tél. : 02/219.19.80
Ouvert tous les jours de 10 à 18 heures


Sources : www.lavenir.net
                 Visitbrussels.be
                 L’ABC de Fred Jannin / Estelle Spoto


jeudi 1 octobre 2015

Soupe de potiron et lentilles corail, châtaignes et noix de jambon


Une petite recette pour se réchauffer ....
(pour 4 personnes)
Ingrédients

1 oignon
1 belle tranche de potiron
1 verre de lentilles corail
4 c à soupe de parmesan fraîchement râpé
1 poignée de châtaignes cuites
8 tranches de noix de jambon
poivre
1 bouillon cube




Émincer l'oignon et le faire revenir dans un peu d'huile.
Éplucher le potiron et le couper en dés. Les ajouter aux oignons. Faire revenir 5 min.

Verser de l'eau à hauteur et ajouter le cube de bouillon. Incorporer les lentilles et faire cuire à petits bouillons 20 min.
Verser le parmesan, poivrer et mixer.
Couper la noix de jambon en dés, concasser les châtaignes.
Servir en parsemant de jambon et châtaignes

Bon appétit !