vendredi 18 septembre 2015

Une putain d'histoire...



"Je ne retournerai jamais sur l'île; Même si Jennifer Lawrence en personne venait à sonner à ma porte et me suppliait d'y retourner, je ne le ferais pas. Autant vous le dire tout de suite : ce que je vais vous raconter va vous paraître incroyable. Ce n'est pas une histoire banale, je lui dis. Ça non. C'est une putain d'histoire. Ouais, une putain d'histoire…"

C'est ainsi qu'Henry notre narrateur débute son récit.
Sur le ferry qui les ramène à Glass Island, une petite île nichée entre Seattle et Vancouver, Henry un garçon de 16 ans et sa petite amie Naomi discutent. 
Il tombe des nues et n'y comprend rien lorsqu'elle lui apprend qu'elle veut «faire un break» car elle a découvert «qui il est». Le lendemain, le cadavre de Naomi est retrouvé sur une plage . Henry qui semble être le dernier à l'avoir vu fait alors figure de suspect idéal, d'autant plus que l'histoire de sa vie d'enfant adopté comporte bien des zones d'ombres...
Affublé de sa bande de copains, Henry décide alors de mener sa propre enquête sur cette île où les hivers sont interminables et les journées courtes. Si l'été les touristes investissent Glass Island pour venir admirer les orques, la plupart du temps la communauté vit repliée sur elle même. L'ambiance est pluvieuse et grise sur ce chapelet d'îles où la nature sauvage accentue l'ambiance sombre du récit. 
Bernard Minier regarde du côté du thriller à l'américaine et ça lui va bien.


"Une putain d'histoire" de Bernard Minier aux éditions Xo, 2015.

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