mercredi 24 juin 2015

De grands monstres fascinants : nos "amis" les dinosaures.

" Dieu crée les dinosaures. Dieu détruit les dinosaures. Dieu crée l'homme, l'homme détruit Dieu. L'homme crée les dinosaures." (Jurassic park)


En 1990, Michael Crichton sort un livre au titre avant coureur : " Jurassic park ". Tout le monde aujourd'hui connait l'histoire : du sang de dinosaure parvient jusqu'au 20ème siècle grâce à la conservation d'un moustique momifié dans sa résine. C'est alors que l'Homme s'en empare et que, grâce aux progrès scientifiques, celui-ci fait resurgir un être disparu il y a plusieurs millions d'années en plein milieu de son époque ! Steven Spielberg sent le vent tourner et adapte le livre au cinéma. C'est un succès planétaire. Ensuite, le film fait des bébés : " Le monde perdu ", " Jurassic park 3"... Jusqu'à tout récemment :" Jurassic world ". Si, dans les premiers temps, la perspective de pouvoir regarder des dinosaures "effet nature "sur les grands écrans pouvait expliquer le succès, on est en droit, aujourd'hui que les effets spéciaux sont devenus sommes toutes banals, de se poser la question : pourquoi les dinosaures nous fascinent-ils tant ?

De grands monstres pour de grands enfants

La vérité est que les dinosaures nous fascinent depuis l'enfance... Car ces vieux monstres sont pour les enfants aussi terrifiants qu'ils sont rassurants. S'ils sont gigantesques et semblent pour le moins agressifs, ils ont aussi disparu ! Ils ne peuvent apparaître, comme nous le content les films, dans notre quotidien pour nous dévorer. Cela nous permet donc de mettre nos peurs à distances, et de jouer un peu avec elles.

Une part de mythe

C'est un peu comme pour Elvis Presley ou Jim Morrison... Les dinosaures n'appartiennent  plus désormais au  domaine de la seule science, mais font partie de notre imaginaire collectif, ils sont de véritables stars ! Nous n'avons qu'une certitude : ils ont existé. À quoi ressemblaient-ils ? Comment cela se passait-il dans leurs têtes ? Comment sont-ils morts ? Si la science fournit chaque jour de nouvelles théories, nul ne saura jamais vraiment. Il nous prend alors de rêver à ces géants aux pieds d'argile, disparus dans le gouffre du temps.

Une planète lointaine

Enfin, la plupart d'entre nous a " fait connaissance " avec les dinosaures aux alentours de l'âge de six ans... C'est-à-dire l'âge où on prend conscience de notre propre mortalité... Les dinosaures nous apprennent donc mieux à faire le deuil de notre vie et à apprivoiser cette grande bête qui, à l'image du tyrannosaure rex, peut être si terrifiante !





mardi 23 juin 2015

En attendant la saison 6 de Game of Thrones: découvrir l'oeuvre de George R.R. Martin






A l’heure où la toile s’enflamme après la diffusion dimanche du dernier épisode de la saison 5 de la série Game of Thrones (Le trône de fer), pourquoi ne pas découvrir d’autres facettes de l’œuvre de son auteur George R. R. Martin ?

La fleur de verre est un recueil qui regroupe sept nouvelles écrites par l’écrivain pour la plupart dans les années 80. 
Si le premier texte traîne un peu en longueur est n’est pas le plus réussi, il y a quelques nouvelles finement menées comme « Les hommes aux aiguilles ». Un texte terrifiant dans lequel l'auteur s'inspire d'une légende urbaine américaine selon laquelle des hommes mystérieux se promenaient la nuit dans les quartiers pauvres de la ville  pour s'emparer des malheureux croisés au hasard et revendre leurs cadavres aux étudiants en médecine afin qu'ils s'exercent à la pratique de la dissection...  On est plongé dans le même genre d'ambiance oppressante avec « Cette bonne vieille Mélodie », nouvelle dans laquelle un jeune avocat voit revenir dans sa vie une ancienne petite amie de la fac à l'esprit dérangé qui va s'avérer extrêmement envahissante, voire même franchement inquiétante... De la science-fiction au fantastique en passant par l’horreur il y en a pour tous les goûts dans ce recueil et l’auteur démontre qu’il dispose d’un talent  pour les longues sagas de Fantasy aussi bien que pour les textes plus courts.

Skin Trade est un roman policier qui a reçu le World Fantasy Award en 1989.
Willie Flambeaux fait une bien macabre découverte ce matin à la une de son journal : sa bonne amie Joanie vient d’être retrouvée morte à l’aube dans un parc de la ville, son corps atrocement mutilé. Willie avait rendez-vous avec elle la veille au soir et il est sans doute le dernier à l’avoir vu. C’est d’autant plus embêtant quand on sait que ce dernier a la fâcheuse habitude de se couvrir de poils à la nuit tombée et de hurler à la mort en découvrant une gueule pleine de dents… de loup garou ! Bien décidé à punir le crime dont a été victime son amie tout en préservant son secret, Willie va, avec l’aide de sa meilleure amie, plonger au cœur d’une affaire de meurtres et de corruptions plus complexe qu’elle n’y paraît.
Un savant mélange de thriller et de fantastique dans une ambiance sombre avec une fin glaçante...







La littérature Cross- Age : un pont entre les générations.

" La nouvelle génération est épouvantable !
J'aimerais tellement en faire partie ! " Oscar Wilde.


Entre les jeunes et les moins jeunes, il ne peut pas y avoir que des fossés ! Et lorsqu'on travaille dans les métiers du livre, c'est une conviction forte : la littérature peut réconcilier les générations entre elles au moins pour quelques instants, car elle est un fil rouge qui va de la petite enfance jusqu'à tard dans la vie. Ainsi, le bibliothécaire, lorsqu'il anime l'heure du conte, transmet-il aux plus jeunes des histoires héritées d'un monde beaucoup plus vieux qu'eux...

Mais, arrivé à l’adolescence, il arrive qu'on remette ce monde en question ou qu'on n'en veuille plus du tout ! Cela, une foule d'auteurs l'ont compris, et ont eu à cœur d'écrire des histoires auxquelles les jeunes d'aujourd'hui peuvent s'identifier. Songeons simplement à " Nos étoiles contraires " de John Green, dont la trame était si bonne qu'elle fut adaptée au cinéma. Cette littérature appelée " Cross-age " est une excellente passerelle vers la littérature traditionnelle.  Plus " commercialement " parlant : les 15-30 ans constituent aujourd'hui un créneau qui explose, et lire redevient " in ". Hé oui, malgré ce qu'on en pense, les adolescents ont envie de lire !

Une frontière floue 

Mais il n'y a pas que les adolescents qui profitent du phénomène ! En effet, nombreux sont celles et ceux d'entre vous qui adorent la littérature " cross -age ". La raison est simple : le niveau est bon et il y en a pour tous les goûts : romans historiques, fantastiques, de fantasy, ... l'offre est vraiment diversifiée. Ainsi, à plus de trente ans, on peut aimer la littérature cross-age. À la bibliothèque, nous l'avons bien compris ! C'est pourquoi certains livres ont fait le voyage de la section jeunesse à la section adulte. Si vous les cherchez, il s'agit des livres équipés d'un logo bleu pâle. Nous vous souhaitons donc une bonne lecture et ce, quelque soit votre âge !




mardi 9 juin 2015

Exposition : les 15 ans de la maison d'édition L’employé du moi

L'employé du moi est une maison d'édition indépendante belge de bande dessinée.
Elle a vu le jour en 1999 sous la forme d'un fanzine intitulé "Spon".
Elle a depuis évolué en maison d'édition à part entière, mettant sur pied différentes collections mais aussi des projets collectifs. En 2007, la maison a créé le site www.grandpapier.org, une plate-forme collaborative qui héberge des bandes dessinées inédites.
L'exposition des 15 ans de L'employé du moi a été inaugurée lors du 43ème festival de la Bande Dessinée d'Angoulême et a débarqué le 7 mai à Bruxelles. Elle se clôturera le samedi 13 juin de 20h à 23h lors d'un finissage agrémenté de concerts gratuits.
On y trouve une galerie de portraits des employés qui retrace la chronologie de la maison d'édition, des planches originales de ses auteurs, ainsi que des installations vidéos et bien d'autres choses encore. Le point central de l'exposition est une sculpture imposante du building symbole de la maison d'édition construite par Bulu. A l'intérieur, on peut admirer le détail des activités fantasmées des auteurs de l'Employé du moi.

Où ?            PointCulture Bruxelles, Rue Royale, 145 1000 Bruxelles
Quand ?      Du mardi au samedi de 11h à 18h30.
                    Finissage samedi 13 juin de 20h à 23h.
Combien?   C'est gratuit !