vendredi 29 mai 2015

Le Concours Reine Élisabeth : un mois de musique classique de prestige.


Depuis plus de 75 ans, le concours musical international Reine Élisabeth fait vibrer les archets des plus grands espoirs violonistes du monde entier. Créée par la Reine Élisabeth de Belgique et le violoniste et compositeur Eugène Ysaÿe, cette compétition a vu le jour en 1937. Interrompu pendant la guerre, le concours renaît de ses cendres en 1951 et connaît depuis un succès jamais démenti auprès du grand public.

Cette année, deux Belges étaient en course pour le titre parmi 69 autres violonistes internationaux des plus talentueux. C’est au Studio 4 de Flagey qu’ont eu lieu les premières épreuves publiques du concours. Le Palais des Beaux-Arts de Bruxelles accueille actuellement quant à lui toutes les finales dans sa grande salle de concert. Elles auront lieu jusqu’au 30 mai, puis des récitals assurés par les finalistes se tiendront un peu partout en Belgique jusqu’au jeudi 11 juin. A cette date, les musiciens rangeront violons et archets dans leurs étuis, signant la fin de cette édition 2015.


Le concours a encore de beaux jours devant lui et les cordes n’ont pas fini de vibrer puisque les organisateurs ont d’ores et déjà annoncé qu’ une session consacrée au violoncelle verra le jour en 2017.

Catherine Deneuve et le cinéma

 " Les films appartiennent plus aux acteurs qu'on ne le croit "Catherine Deneuve

À l'occasion de l'ouverture du festival de Cannes, elle nous est revenue avec un film : La tête haute, dans lequel elle campe le rôle difficile d'un juge pour enfants. En attendant de voir apparaître ce film prometteur dans nos salles de cinéma, déroulons le tapis rouge pour une actrice qui a su traverser le temps sans (presque) y laisser de plumes, et qui a su faire confiance aux plus grands comme aux plus jeunes réalisateurs.

Catherine Deneuve "à  l'ombre d'elle-même"

À l'ombre de moi-même ne ressemble à aucune confession de célébrités pour la simple raison que les six carnets de tournage que vous découvrirez n'étaient au départ pas destinés à la publication. De Tristana à Dancer in the dark, vous découvrirez une femme au travail, passionnée, humble et solitaire. Afin de mettre en perspective ces six carnets, un entretien avec le cinéaste et scénariste Pascal Bonitzer clôt ce livre qui, décidément, ne ressemble à aucun autre ! Dans ce livre, ni ragots, ni commérages, mais seulement de magnifiques photos de jeunesse et une voix, lancinante, qui nous raconte le cinéma.

À l'ombre de moi-même : carnets de tournage et entretien avec Pascal Bonitzer / Catherine Deneuve. - Paris : Stock, 2004.

mardi 19 mai 2015

Do you speak Spanish ?

" Apprends une langue, tu éviteras une guerre " Proverbe arabe

Passeport pour la vie et pour les voyages, l'apprentissage d'une langue est toujours une plongée dans un monde inconnu, avec sa logique, ses repères, et les petites bizarreries qui font son charme... Cet apprentissage ne se fait certes pas sans difficulté, mais il s'agit toujours d'un beau défi parce que pratiquer une langue qui n'est pas la nôtre, c'est nous décentrer un peu de nous-mêmes et donc comprendre un peu mieux celles et ceux qui nous sont étrangers...

Il paraîtrait que nous ne devenons de véritables multilingues qu'à partir du moment où nous rêverions dans plusieurs langues... En attendant, pourquoi ne pas commencer par le B.A.ba ? Bruxelles est une ville cosmopolite et les vacances d'été ne sont pas si loin... Et à la bibliothèque nous avons tout ce qu'il vous faut puisque nous venons de faire l'acquisition de quelques ouvrages d'apprentissage qui pourraient vous convenir :

La méthode Michel Thomas est une méthode 100 % audio, et les premiers résultats ne se font pas attendre : au bout d'une heure d'écoute, vous êtes déjà capables de construire des phrases simples. De plus, l'intégralité se fait entièrement à l'oral et, point non négligeable, le rythme d'apprentissage est flexible. Au programme de votre cursus : Allemand, Espagnol, Italien, Russe et Anglais.

Vous êtes prêts ? Alors Let's go !

vendredi 8 mai 2015

Histoires cochonnes...

 " Les chiens vous regardent avec vénération, les chats vous toisent tous avec dédain. Il n'y a que les cochons qui vous considèrent comme leurs égaux. " ( Winston Churchill)

Saviez-vous que les cochons étaient capables d'effectuer des additions et des soustractions ? Qu'ils étaient plus intelligents que les chiens ? Que certaines personnes nouaient avec eux des liens dignes de ce ceux qu'on noue avec " le plus fidèle ami de l'homme " ? Dans son ouvrage iconoclaste : " Histoires de cochons ", c'est un véritable éloge qui est fait de ce petit animal dont on connaît mal l'histoire et qu'on a méprisé trop souvent. Ainsi, Abdelkader Djemaï nous propose un voyage dans le temps pour apprendre à mieux la connaître. Dans une série de 23 courts chapitres, l'auteur, présentant une belle érudition, nous livre une suite d'anecdotes tout autant historiques qu'humoristiques, et finit par nous convaincre que, décidément, tout est bon dans le cochon, surtout l'âme...

Histoires de cochons / Abdelkader Djemaï, Paris : Michalon Editeur, 2015.

mardi 5 mai 2015

Les légumes oubliés

http://www.topito.com/top-legumes-oublies


En temps de guerre, ou plus vraisemblablement en temps de crise, il est bon de faire preuve d'ingéniosité, et de lorgner du côté du potager sauvage qui pousse effrontément si, parmi toutes ces mauvaises herbes, ne se cacherait pas un trésor légumineux. Voici donc le top 10 des légumes à redécouvrir en cas de coup dur.
1.    Le Scorsonère : le scorsonère est un genre de salsifis noirs dont on mange les racines. Ce sinistre légume présente de troublantes similitudes avec le pissenlit: on dira alors plaisamment à propos des amateurs de scorsonères qu'ils bouffent les pissenlits par la racine.
2.    La Vitelotte :la Vitelotte, pomme de terre intégralement bleue, voire violacée pour les plus hardies d'entre elles, peut être considérée comme une patate en robe de soirée. Son aspect "couleur de cerne et de lilas" comme disait Apollinaire, n'inspire que moyennement confiance. En effet, même les chips de vitelotte ont l'air malade
3.    Le Topinambour :aussi appelé "artichaut de Jérusalem", ou encore "poire de terre"(sic), le topinambour est un tubercule fruste, vivace, et exceptionnellement résistant au froid. Bref, en temps de paix, une saloperie utilisée par les limaces comme toboggan. Le topinambour manque cruellement de délicatesse et peut se faire rapidement envahissant. En revanche, en temps de guerre, il devient l'aliment de base des transactions clandestines de légumes, voire la monnaie courante des contrées rurales les plus reculées où le taux du topinambour est (encore de nos jours)plus élevé que celui de l'euro.
4.    Le Rutabaga : hybride douteux du chou frisé et du navet, ce légume médiocre dont la rugosité n'appelle pas à la sympathie est en bonne place derrière le topinambour au classement des légumes dont la seule évocation fait claquer du dentier les rescapés de la Seconde Guerre Mondiale. Le rutabaga, il faut bien le dire, n'a aucune prestance.
5.    Le Chinedérape : ce brocoli calabrais d'une rare laideur pourrait faire passer le rutabaga pour un légume distingué. Il n'y a guère qu'en temps de guerre qu'on peut décemment envisager de bouloter ce légume aussi infâme que le jeu de mots précédent. Le chinedérape ressemble à un oignon verruqueux, d'où sa très faible
représentation dans la peinture baroque du XVIe siècle.
6.    Les orties :plante herbacée urticante, la grande ortie est également utilisée à des fins alimentaires et dans l'expression consacrée: "faut pas pousser mémé dans les orties", ce qui tend à démontrer que même accompagnées de légumes, les personnes âgées ne sont définitivement pas comestibles.
7.    Le Pâtisson :à l'instar du courgeron, ce cucurbitacée au physique accidenté ne bénéficie pas d'un patronyme porteur de rêve et d'évasion. Il est vrai que le pâtisson n'est rien d'autre qu'une courge
atteinte d'éléphantiasis. Étrangement, personne n'a encore eu l'idée de l'exposer dans des foires.
8.    La Coloquinte :la coloquinte est une plante rampante herbacée, signes d'un caractère sournois.Ce légume, entre autres vices, est un laxatif violent:quand le poireau poireaute, le radis radine et la carotte carotte, la coloquinte fait chier. Comment dans ces conditions apprécier ce cucurbitacée, c'est une question qui mérite d'être posée.
9.    Le panais : le panais, sorte de grosse carotte blanche moyenâgeuse de la famille des Apiacées (et non des opiacées), renâcle à se laisser capturer, et tente de se préserver du prédateur grâce à de piteux subterfuges: ainsi le panais sauvage arbore-t-il des feuilles poilues et une sous-variété urticante afin de conserver cette liberté à laquelle il prétend depuis le Moyen-Age, période durant laquelle il a été cruellement persécuté.
10.  La Courge Butternut :la courge Butternut, aussi appelée "courge musquée", peut faire office de potiron du pauvre. La courge Butternut gagne en platitude ce qu'elle perd en élégance. Considérée comme une arme de catégorie 6 par la maréchaussée, on dénombre pourtant extrêmement peu de cas de violences aggravées avec une courge Butternut.

Pour égayer les longues soirées d'hiver aux côtés de ces riants végétaux, n'oublions pas la salicorne, l'oseille ou les pissenlits. Bon appétit.