mercredi 28 août 2013

Une petite merveille : " Le chevalier et la forêt " d'Anaïs Vaugelade






" Le petit chevalier commence à comprendre qu'il n'y a pas de bête dans la forêt. La forêt est la bête, et bientôt elle l'aura mâché." Anaïs Vaugelade.

Un pistolet à feu, une route de béton, une barrière qui parle et de puissants lance-flammes à la place des bras ... Qui a dit que les contes nous venaient des temps anciens ? Dans son dernier album, avec le ton libre et concis qui la caractérise, Anaïs Vaugelade nous raconte le parcours initiatique d'un petit chevalier bleu à travers une forêt, lieu par excellence de tous les dangers...














Tout commence le jour de l'anniversaire du petit héros : celui-ci reçoit par la poste un cadeau de la part de sa sœur... Il le déballe ... C'est  un pistolet rouge ! Fou de joie et reconnaissant de ne pas avoir été oublié, il décide alors de se rendre en ville pour remercier en personne celle qui a fait son bonheur. Mais le chemin pour y arriver est long ;  comme le lui a souvent recommandé sa soeur,  il faut prendre la route qui contourne la forêt. " C'est plus sûr ", lui a-t-elle souvent dit. Pourtant, quel danger craint à présent le petit chevalier alors qu'il tient à la main son pistolet tout neuf ? " Je passe par la forêt, ça ira plus vite ", se dit-il. Et le voilà qui se dirige en direction des arbres. Cela ne vous rappelle rien ? Si ! La couleur du pistolet n'est pas sans nous évoquer un certain petit chaperon, et la personne habitant de l'autre côté de la forêt réveille en nous l'image d'une grand-mère malade. A quoi ressemblera la grande méchante bête que le petit chevalier va devoir affronter ? 

" Le chevalier et la forêt" a tout d'un conte moderne. Tous les archétypes sont ré-explorés avec un joli sens du décalage : du départ du héros franchissant la symbolique barrière de l'interdit, ( le petit chevalier bleu va en effet voir se dresser devant lui une barrière sur laquelle il va tirer un premier coup de pistolet" ), en passant par les pouvoirs magiques conférés par une petite coccinelle amie, ( une marraine la fée ? ), jusqu'au dénouement final, ici  plutôt heureux, cet album, comme le font tous les contes, nous apprend avec humour et simplicité que le plus beau voyage est souvent celui qui nous faisons à travers l'inconnu !

Un très beau livre bientôt disponible, ( ainsi que de nombreux autres ! ), dans votre bibliothèque.

jeudi 22 août 2013

Cuisiner pour voyager

"Le riz est toujours le même, mais il y a bien des manières de l’accommoder." Proverbe Swahili

Les Bruxellois ont la chance de vivre dans une ville cosmopolite.
Plusieurs cultures s'y côtoient et pour les gourmands et les gourmets cela signifie aussi, plusieurs cuisines!
Si les cuisines indiennes, asiatiques ou maghrébines nous sont familières, on connait moins celles de l’Afrique.
Mafé Kandja, Ndolé, saka-saka ça vous chante quelque chose?
Pour ceux que ça tente, petit voyage autour de la cuisine africaine en quelques ingrédients et recettes.

Des ingrédients emblématiques : 

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L'ARACHIDE
En Afrique on trouve plusieurs variétés d'arachide, cette légumineuse s'adapte à beaucoup de climats et se développe différemment selon chacun. Grillée, pressée, pilée, l'arachide connait tous les sorts et se retrouve dans bien des plats, notamment dans le célèbre mafé. Le mafé est un ragoût de viande ou de poisson dans une sauce à la cacahuète, il se cuisine de mille façons.


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LE MANIOC
Le manioc est un arbrisseau à tiges noueuses à racines tubéreuses, de la famille des Euphorbiacées. On mange la tubercule et les feuilles de cet arbrisseau.  Il existe du manioc doux et du manioc amer ( dont la racine est un poison quand elle est crue).  Ses feuilles pilées deviennent du saka-saka, la farine de manioc sert à préparer une pâte épaisse que l'on nomme le fufu,  mélangée à l'huile de palme la racine de manioc devient le nintumba, fermentée et séchée on en fait une semoule appelée attiéké.
En beignets, en galettes, braisé, rôti, en chips ou bouilli,  le manioc se prête à toutes les fantaisies.


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LE NDOLÉ
Le ndolé est une plante cultivée au Cameroun dont les feuilles à la saveur très amère sont consommées vertes ou séchées.
La sauce que l'on prépare avec ses feuilles se nommes aussi ndolé. Elle est délicieuse mais longue à préparer, puisqu'il est nécessaire de blanchir plusieurs fois les feuilles afin qu'elles perdent leurs amertumes.


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LE MACABO
Le macabo ou Xanthosoma sagittifolium est une plante tropicale à tubercule originaire de l’Amazonie. On cuisine le tubercule de cette plante en purée, frit ou bouilli.
Un des plats le plus célèbre dans le centre de l'Afrique est le mpélè macado, une purée de macabo au poisson fumé ou à la viande séchée.

Des recettes atypiques : 

Mafé de boeuf
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Temps de préparation : 20 minutes
Temps de cuisson : 80 minutes
Ingrédients (pour 6 personnes) :

- 800 g de paleron ou de gîte de boeuf
- 300 g de carottes
- 2 oignons
- 300 g de riz blanc 
- 1/2 chou vert 
- 3 tomates
- 1 gousse d'ail hachée
- 125 g de pâte d'arachide
- 1 boîte de concentré de tomate
- 1 bouillon cube 
- huile d'arachide
- bouquet garni
- piment rouge selon le goût
- laurier

Couper la viande en morceaux. Faites-les bouillir dans 1,5 litre d'eau pendant 20 min après l’ébullition.
Réservez la viande et le bouillon.
Peler et couper en rondelles les carottes et les oignons. Couper les tomates en dés et le chou en gros morceaux.
Délayer la pâte d'arachide dans 1/4 de litre d'eau tiède.
Dans une cocotte, faire revenir les oignons dans l'huile d'arachide. Assaisonner. Ajouter les tomates, le concentré, le piment et  l'ail.
Ajouter la viande de boeuf avec 1/2 litre de bouillon, le bouillon cube et le bouquet garni. Porter à ébullition pendant 10 minutes.
Ajouter la pâte d'arachide délayée, 1/2 litres de bouillon de viande, le chou et les carotte, saler, poivrer et ajouter le bouquet garni.
Laisser mijoter sur feu doux pendant 50 minute. Retirer le bouquet garni et servir avec du riz ou du fufu.
Fufu (pâte de manioc)
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Temps de préparation : 10 minutes
Temps de cuisson : 5 minutes
Ingrédients (pour 6 personnes) :

- 1 litre d'eau
- 500 gr de farine de manioc

Porter l'eau à ébullition. Dès qu'elle bout, retirez-en un tiers et réservez-là. Verser la farine sur les 2/3 d'eau restant sur le feu. Tourner énergétiquement avec une spatule en bois en raclant les bords de la marmite jusqu'à obtention d'une pâte consistante. Verser le tiers d'eau restante par petite quantité jusqu'à obtenir une pâte ayant la consistance d'une pâte à pain sans grumeaux.

Envie d'en savoir plus, de tester d'autres recettes?
Le best-seller de la cuisine africaine " Cuisine actuelle de l'Afrique noire" vous attend à la
bibliothèque!



À bientôt!




 

Nouveautés

Après 7 mois d'attente, nos nouveautés sont ENFIN arrivées! Nous vous proposons de découvrir la liste des premiers livres mis en rayon pour vous à la bibliothèque en cliquant sur l'image ci-dessous.



Bonne lecture et à très bientôt!

jeudi 8 août 2013

Fermeture

Chers lecteurs,

la bibliothèque Brand Whitlock sera fermée du 12 au 18 août 2013 inclus !

Merci pour votre compréhension et nous vous donnons d'ores et déjà rendez-vous le 19 août !

Votre équipe.

Barbie contre Monster High : quand la littérature influence le choix des jouets de nos enfants


Depuis quelques temps, une star qui semblait indétrônable semble tout-à-coup basculer de son piédestal. Qui est-elle ? Celle qui a tant plu aux petites filles et qui a tant été décriée par les féministes semble accuser le coup de ses 54 ans ! En effet, si sa peau est de plastique, il n'empêche que Barbie, la belle blonde à la silhouette improbable éprouve quelques difficultés à bien vieillir. Sa concurrente est une étudiante gothique aux yeux surdimensionnés, du nom de Monster High. Celle- ci a été lancée par Mattel en 2010 et est tirée d'une série de livres du mêmes nom. Adressée à une cible d'au moins six ans, Monster High est positionnée par l'entreprise en complément de l'offre Barbie. Mais cette complémentarité s'avère être un exercice dangereux pour la cinquantenaire...

Naissance d'une Star

De son vrai nom Barbara Caylah Millicent Roberts, Barbie est née en 1959. Sa créatrice est Ruth Handler, une femme d'affaires américaine.  Elle s'inspira, pour sa création, de la poupée Lidi, première poupée mannequin apparue en Allemagne en 1952. Le premier modèle de Barbie portait un pudique petit maillot rayé de blanc et de noir, et le regard de la petite poupée était dirigé en bas à droite, ce qui était un signe de soumission. Aussi, Barbie avait le teint très pâle, et  les traits typiquement européens. Il faudra attendre quelques années pour que Barbie s'émancipe et lève les yeux, quelques années aussi pour qu'elle bronze, et encore un peu de temps pour que toutes les ethnies soient représentées sous ses traits. Du temps, en revanche, il n'en fallut pas beaucoup au plus petit mannequin du monde pour trouver  la gloire. Le succès de Barbie fut à la mesure des critiques acerbes de ses détracteurs : trop futile, superficielle mais surtout beaucoup trop mince pour être " honnête", Barbie n'en demeura pas moins le choix numéro 1 de toutes les petits filles.

Place aux jeunes

Aujourd'hui, la mode est au romantisme gothique. Est-ce parce que le monde semble effrayant ? Toujours est-il que, surfant sur la mode Twigliht, les poupées d'aujourd'hui sont inspirées de créatures monstrueuses issues de la littérature fantastique. Ainsi, Franke Stein, Draculaura et leurs copines se distinguent par des traits physiques monstrueux qui suggèrent un second degré. Canines proéminentes, griffes et cicatrices sont autant de caractéristiques qui différencient les petites poupées de leur grande sœur, peut-être un peu trop lisse.

Barbie va-t-elle rejoindre les armoires des collectionneurs ou autres nostalgiques ? Ou va-t-elle rester encore dans la course quelques temps? Seul l'avenir nous le dira.