jeudi 25 avril 2013

Nouvelles acquisitions d'avril 2013

Chers lecteurs, chères lectrices,

Voici la liste des acquisitions d'avril.

En vous souhaitant de bons moments de lecture,

Votre bibliothèque.

mercredi 24 avril 2013

L'écriture manuelle serait-elle en train de disparaître ?


« L’écriture est un exercice spirituel, elle aide à devenir libre »



L’écriture cursive est-elle en train de disparaître, et avec elle, l’écriture manuelle ? Faisons le point.

Aux Etats-Unis, dans une quarantaine d’Etats, pour certains cours (math et anglais), les programmes privilégieront désormais l’écriture informatique. Des experts américains disent douter de l’intérêt de l’apprentissage des deux écritures : l’écriture cursive (lettres liées et rondes), et l’écriture script ( lettres détachées et droites). La cursive (du latin cursere : courrir), est l’écriture spontanée, rapide. Elle est l’écriture d’usage, celle du quotidien. L’écriture script, elle, ressemble aux lettres d’imprimerie, celle qui s’affiche sur nos écrans. Et c’est pourquoi cette écriture sera désormais la seule enseignée dans ces états.

Pour Steve Graham, professeur de pédagogie dans une Université Américaine (Arizona State), la compétence la plus importante aujourd’hui c’est de taper à l’ordinateur.  En effet, il est vrai que dans les universités, qu’elles soient américaines ou belges, nous assistons à une invasion progressive des auditoires par les portables. L’Homme d’aujourd’hui est bien plus souvent à son clavier qu’un stylo à la main. Mais, pour certains, ce n’est rien de moins que l’enseignement de l’écriture manuelle que cette nouvelle approche de l’enseignement  remet en cause. La question se pose : de la même manière que la calligraphie a disparu de nos classes d’écoles, l’écriture manuelle va-t-elle, elle aussi, finir par n’être plus qu’un lointain souvenir ?  Est-ce parce qu’il faut former les enfants à Word qu’il faut pour autant renoncer à l’écriture cursive, et par extension, à l’écriture manuscrite ? Pas pour Catherine Vangeel, maître-assistante en  langue française et en didactique du français à la Haute Ecole de la Communauté française en Hainaut. : « L’écriture manuelle est une forme d’expression qui rejoint le dessin. L’écriture est une expression de soi. »

Par ailleurs, des études récentes tentent à prouver qu’écrire au stylo est bon pour le cerveau. Le fait de dessiner les lettres faciliterait la mémorisation des celles-ci. Ecrire à la main permettrait aux petits comme aux grands de garder un cerveau en bonne santé. En outre, cela  faciliterait le structuration de ses idées. L’écriture manuelle n’est donc peut-être pas morte, et l’avenir nous dira lequel, de Steve Graham ou de Catherine Vangeel aura eu raison.


mercredi 17 avril 2013

De la lenteur...




C'est une bien mauvaise nouvelle que vient d'apprendre la bibliothèque.
Chers lecteurs, chères lectrices, préparez vos mouchoirs, car le conseil communal en a décidé ainsi....
le budget 2013 de la bibliothèque ne nous sera pas versé avant la mi-juin.
Donc,  pas de nouveaux livres avant cette date.
Voilà, c'est dit, c'est pénible,  mais vous comme nous, sommes impuissants devant cette injustice.

Mais à tout problème sa solution...Connaissez vous le slow-reading?
Dans la lignée du slow food, ce nouveau concept prône une lecture lente, très lente.

Et ceci pour plusieurs raisons.

Lire lentement c'est bon pour la santé, en effet cela permet de faire une pause dans nos vies citadines souvent survoltées.

Lire lentement rend plus intelligent!
John Miedema dans son livre "Slow Reading", dénonce une habitude très ancrée dans les mœurs contemporaines: le fait de lire trop vite, qui est selon lui le moyen le plus sûr de mal comprendre et de ne rien mémoriser. Contrairement à l’idée reçue qui associe le fait de lire lentement à une intelligence limitée, John Miedema explique que la lenteur permet au lecteur de développer sa mémoire et ses capacités intellectuelles.1

Déjà, en 1912, Émile Faguet incitait ses contemporains à cette pratique "Pour apprendre à lire, il faut d'abord lire très lentement et ensuite il faut lire très lentement et, toujours, jusqu'au dernier livre qui aura l'honneur d'être lu par vous, il faudra lire très lentement. Il faut lire aussi lentement un livre pour en jouir que pour s'instruire par lui ou le critiquer. Flaubert disait : « Ah ! ces hommes du XVIIe siècle ! Comme ils savaient le latin ! Comme ils lisaient lentement ! » "2


Pas de nouveauté avant la mi-juin? C'est presque une chance, profitons-en pour lire lentement, très lentement...




1 http://vivelalenteur.typepad.fr/vivelalenteur/2010/07/slow-reading-lire-en-prenant-son-temps.html
2 FAGUET, Émile . L'art de lire . 1912 .









Les fleurs de Bach: se soigner avec des fleurs




« L’âme évaporée et souffrante
L’âme douce l’âme odorante
Des lis divins que j’ai cueillis
Dans le jardin de ta pensée
Où donc les vents l’ont-ils chassée
Cette âme adorable des Lis ? » Paul Bourguet





Depuis maintenant plusieurs années, les remèdes mis au point par le Dr Bach connaissent un succès remarquable parce qu’ils sont destinés à rééquilibrer les émotions à l’origine de nombreux troubles physiques ou psychiques.



Les élixirs floraux, qu’est-ce que c’est ?

Les élixirs floraux sont de très fortes dilutions dans l’alcool d’infusions de plantes. Le docteur Edward Bach a créé cette méthode de soin avec 39 remèdes, pour la plupart issus de fleurs, d’où l’expression « fleurs de Bach ». Ce n’est pas un médicament au sens traditionnel du terme et bien-sûr, aucun scientifique ne reconnaîtra une quelconque valeur thérapeutique à un verre d’eau additionné à deux gouttes d’alcool. Les troubles soignés (peur, doute, tensions, états négatifs…), ne sont d’ailleurs pas répertoriés non plus par la médecine classique.



Qui était Edward Bach ?

Né le 24 septembre 1886, Edward Bach fit des études de médecine et se spécialisa avec succès en chirurgie et immunologie. En 1919, entrant rapidement à l’école homéopathique de Londres, il fut rapidement convaincu par l’efficacité de l’homéopathie, médecine alors en pleine essor. Après de nombreuses recherches, il décida de choisir les plantes selon leur langage ou leur signature, c’est-à-dire leur correspondance à un état émotionnel ou pathologique.



Voici une liste non exhaustive de ceux-ci :


• Pour l’agressivité : Cheery Plum, Banana, Holly

• Pour la colère : Acrimony, Beech, Camomille

• Pour un deuil : Angélique

• Pour l’hyperémotivité : Jasmine, Lavande

• Pour la mélancolie : Aspen-Zinnia

• Pour la timidité : Aspen, Mauve

• Pour la tristesse Lavande, Mustard.

jeudi 4 avril 2013

Horaire des accès à Internet


Chers lecteurs,

À toutes fins utiles, nous vous rappelons l'horaire des accès à Internet. Internet est accessible tous les jours de la semaine, à partir de 13 h, et ce  jusqu'à 17 h. Vous pouvez également nous téléphoner pour réserver une place.  Le dimanche, internet n'est pas accessible.
Bien à vous,

votre équipe.

mercredi 3 avril 2013

Nuances d'un genre: la littérature érotique


 "L'érotisme est dans l'approbation de la vie jusqu'à la mort" Georges Bataille

Ces derniers temps, les romans « 50 nuances de Grey », « 50 nuances plus claires » et "50 nuances plus sombres"  (tous trois disponibles à la bibliothèque), ont fait beaucoup parler d’eux. Rien de nouveau sous le soleil pourtant, ni de vraiment subversif, puisque la littérature érotique n’en n’est pas à son premier coup d’essai, loin de là ! À vrai dire, celle-ci est sans doute aussi vieille que la littérature elle-même.

En effet, sans tout de suite parler de « roman de genre », le sexe et l’érotisme accompagnent la naissance de la littérature. Du cantique des cantiques au Kâma-Sûtra, du banquet de Platon aux chants de Sappho, de l’art d’aimer d’Ovide au Satyrion de Pétrone, des écrits libertins et diffamatoires du marquis de Sade à la philosophie transgressive de Georges Bataille, ces thèmes traversent les civilisations.

Toutefois, il est difficile de définir ce qu’est à proprement parler « la littérature érotique », puisque la sexualité et ses manifestations directes ou indirectes font partie intégrante de la littérature en général et ne restent pas confinées à un genre. Il existe plusieurs critères pour se faire une idée mais la subjectivité d’un tel classement est importante. Par exemple, l’émoi que peut susciter tel ou tel ouvrage est variable d’une personne à l’autre. S’il faut, à l’opposé, s’en référer aux intentions de l’auteur, il faut alors se méfier des détournements de sens par le lecteur : le récit de vie d’un martyre peut être tout-à-fait lu comme un récit sadomasochiste ! Enfin, n’oublions pas que Madame Bovary de Flaubert, a été condamné pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs", et que le Thérèse Raquin de Zola, a été qualifié de « pornographe » à sa parution.

Quelques points de repères :
  • Au XIIe siècle, apparaît l’amour courtois. Alors que l’Europe est brimée par les interdits et tabous dûs au christianisme, les chevaliers, troubadours et autres poètes font l’éloge de la femme avec une pudeur extrême. Les fabliaux érotiques s’amusent à se moquer de tous.
  • Sous la renaissance, la littérature érotique est considérée comme immorale, subversive, et représente une transgression. Diderot écrit « les bijoux indiscrets » (1748) et s’oppose à l’Eglise en réconciliant l’âme et le corps.
  • Au XIXe siècle, la sexualité oscille entre fascination et répulsion avant d’être libérée, au XXe siècle, avec l’apparition de la psychanalyse.
On s’aperçoit ainsi que la littérature érotique a toujours connu un va-et-vient permanent entre la libération et l’oppression et que « 50 nuances de Grey » n’est que la énième expression d’un genre qui existe malgré tout depuis des siècles.