mercredi 31 octobre 2012

Autour d'un classique anglais: les Hauts de Hurlevents

Roman classique anglais par excellence, Les hauts de Hurlevent ( dont le titre original est Wuthering Heighs) a fait l'objet d'au moins 12 adaptations cinématographiques. Il a aussi fait l'objet d'un ballet, d'un opéra, et de deux bandes dessinées....

Le moins que l'on puisse dire à propos des Hauts de Hurlevent ( d'autres traductions française du titre existent: Haute plaine, Hurlevent, Les Hauteurs tourmentées....), c'est qu'il aura fait vaciller la représentation que l'on pouvait se faire de l'univers imaginaire des femmes au XIXe siècle. Choquant certains lecteurs d'alors par son non respect des conventions morales, son auteur Emilie Brontë arriva à déstabiliser la critique de l'époque, qui, si elle apprécia le roman, n'en n'en fut pas moins décontenancée par la violence de certaines scènes. Car s'il est une première chose que l'on peut apprendre en lisant ce chef-d'oeuvre, c'est qu'une femme du XIXe siècle vivant dans une quasi réclusion a pu raisonner comme les penseurs les plus géniaux et les plus radicaux de son temps. 

Les Hauts de Hurlevent sont des terres situées au sommet d'une colline et balayées par les vents du nord. La famille Earnshaw y vivait, heureuse, jusqu'à ce qu'en 1771, M. Earnshaw adopte un jeune bohémien de 6 ans, Heathcliff. Ce dernier va attirer le malheur de la famille. Dès le début, Hindley, le fils de Earnshaw, éprouve une profonde haine pour cet intrus. A la mort de son bienfaiteur, Heathcliff doit subir la rancoeur de Hindley... devenu maître du domaine. Humilié par sa condition de subalterne, Heatcliff, qui pourtant aime Catherine la soeur de Hindley, jure de se venger. Mais sa fureur va se décuplée lorsque Catherine, au tempérament aussi passionné que le sien et dont il est amoureux fou, épouse le riche Edgar Linton, Heatcliff se jure de détruire les deux familles qui l'ont fait souffrir... Il y arrivera grâce à une rage intérieure et aux prix de violences physiques... ou morales!

Un livre à lire ou à relire dans le cadre de nos activités consacrées à l'Angleterre.


mercredi 24 octobre 2012

Halloween et ses superstitions


"Le vent souffle sur le 31 octobre 

des enfers jusqu'à la terre 
des sorcières jusqu'aux enfants 
cela fait un changement 
La pleine lune réveille les morts 
Mais la lune ce n'est pas de l'or ? 
Pourquoi se réveillent-t-ils alors ? 
Peut être pour faire peur aux enfants  
Cela n'est pas juste 
Mais attendez ce n'est pas la peine  

car nous aussi l'on peut vous faire peur le jour d'HALLOWEEN."




Une chauve souris qui entre dans votre maison, un chat noir qui traverse votre chemin, de nombreux mythes sont impliqués dans les fêtes d'Halloween. Beaucoup d'entre eux viennent de la racine celtique d'Halloween, d'autres sont plus récents...

Les chauve-souris

Ces petits mammifères ailés ont inspiré beaucoup de superstitions au moment de Halloween. L'une d'elle est qu'une chauve-souris qui entre dans la maison est le signe qu'un fantôme vivant dans la maison a laissé entrer la chauve souris. Une autre dit que voir une chauve souris la nuit de Halloween, est considéré comme un mauvais présage. Si la chauve souris vole trois fois autour de votre maison, c'est un présage de mort!

Les bougies

L'allumage des bougies est de tradition à cette époque de l'année. D'une part, les jours raccourcissent, et d'autre part de nombreuses personnes les utilisent pour une veillée familiale. Des superstitions impliquant les bougies ont donc vu le jour au cour des siècles. Un mythe dit que si une flamme de bougies se transforme soudain en bleu, c'est qu'un fantôme est à proximité. Une flamme de bougie qui s'éteint soudainement est aussi considéré comme un signe de fantôme ou d'esprit à proximité.

Et encore...


  • On dit qu'un enfant qui naît le soir d'Halloween a le don de voir et de communiquer avec les défunts.
  • On dit qu'il ne faut pas balayer l'entrée de sa porte la nuit d'Halloween et de jeter les balayures sous peine de jeter et de balayer du même coup le bonheur de sa maison!
  • On dit que manger une pomme à minuit devant son miroir fera apparaître le visage de son futur bien-aimé.
  • On dit que si vous voyez une araignée le soir d'Halloween, cela pourrait être l'esprit d'un être cher qui vous regarde.
  • On dit que si vous mettez vos vêtements à l'envers et que vous marchez à reculons le soir de Halloween, vous pourrez rencontrer une sorcière.
  • On dit que si vous êtes à pied le soir et entendez quelqu'un marcher derrière vous, ne vous retournez pas, vous pourriez entendre les pas de la mort, si vous vous retournez pour regarder vous allez les rejoindre. Tant que vous y êtes, ne regardez pas votre ombre au clair de lune le soir d'Halloween, on dit que ça pourrait accélérer votre décès.
  • Offrez ce soir-là un couteau à un ami, et vous couperez l'amitié.
  • Renversez la salière sur la salière sur la table ce soir-là et une dispute dans le ménage éclatera avant la fin de la journée



                                                                                                             

jeudi 18 octobre 2012

Salon du livre de jeunesse Namur 2012



Le Salon du livre de Jeunesse est l'unique salon du genre en Belgique. Il est destiné aux enfants de 0 à 16 ans mais également à leurs parents, leurs grands- parents et tous les professionnels du livre et de l'enfance.  Il accueille dès lors aussi un grand nombre d'enseignants.Cette année, le thème s'articule autour des métamorphoses du Livre. Un parcours permet  aux visiteurs de découvrir ce que chaque éditeur fait en la matière. A noter que Marie-Aude Murail, avec ses 25 ans de carrière et pas moins de 70 livres publiés, est mise à l'honneur.

Depuis 20 ans, le livre jeunesse a explosé en terme de créativité. Les éditeurs se sont multipliés et les auteurs ont pris du plaisir à innover. Le salon du livre de jeunesse est donc l'occasion de découvrir tous ces créateurs qui font le paris de livres différents, hors-format. Le directeur du salon explique: " On trouve des livres Pop-Up, des livres en Braille, des tablettes...Et on a proposé aux visiteurs un parcours, qui permettra de découvrir ce que chaque éditeur fait de particulier. (...) Donc, sur chaque stand, un livre est épinglé pour ses particularités. Il y par exemple des livres dans un format particulier, ou des livres qui ne ressemblent pas à des livres. On trouve aussi des livres créés par des artistes, et qui ne sont pas des professionnels du livre. (...)

Dans le panel, on trouve aussi des livres réalisés par des auteurs qui se dédient d'habitude à la littérature pour adulte, et qui se sont laissé tenter par l'exercice. Mais ils ne sont pas les seuls à s'être laissé tenter, c'est le cas également des publicitaires qui ont décidé de consacrer leur temps à la littérature de jeunesse ou qui sont devenus écrivains, comme Mario Ramos, qui est l'exemple le plus connu.

Parmi les auteurs invités notons, Jean Ashbé, françoise Boucher, Xavier Deutsch, Eva Kavian, David Merveille et bien-sûr, " Marie-Aude Murail". Alors n'hésitez pas à y faire un petit tour.

mercredi 17 octobre 2012

Petite histoire de l'heure du thé Britannique

" On n'a encore rien découvert que l'Anglais accepterait de substituer à sa tasse de thé  " Florence
Nightingale, 1869

L'histoire du  rituel du thé de l'après-midi commence doucement au milieu du XVIIe siècle. De  petites quantités de thés sont importées du Japon et de la Chine par quelques riches marchands dès 1650. Mais c'est seulement à partir de 1662, date qui correspond au mariage de  Charles II et de la portugaise  Catherine  de Bragance, que l'habitude de prendre le thé devient populaire auprès des bourgeois. Catherine transporte avec elle un coffre plein de thé, issu de sa dot. Elle le fait goûter à ses amis.

Cependant, c'est à Anna de Bedford, épouse du septième duc de Bedford, que l'on doit le rituel du Tea O'clock. Dans l'Angleterre de cette époque, le souper est servi vers vingt-une heure. Anna prend alors l'habitude de combler le petit creux de 16 h par du thé accompagné de petites douceurs.  La bonne société lui emboîte le pas. Il faut savoir qu'à l'époque, les taxes sur le thé sont exorbitantes et que seuls les riches peuvent s'offrir cette boisson unique. Les " pauvres" se contentent de Gin et de bière. Il faudra attendre 1784 et la chute des taxes pour que le thé devienne accessible.

En 1884, la gérante d'une succursale offrant des produits de boulangerie et qui sert le thé à ses meilleurs clients convainc ses employeurs d'ouvrir un salon de thé. De fil en aiguille, l'heure du thé devient une tradition quotidienne qui entre dans les moeurs anglaises. Tout le monde prend le thé, des jeunes enfants jusqu'aux têtes couronnées.

Une petite citation qui résume bien, en quelques phrases, tout l'attachement que portent les anglais au thé:

" En Grande-Bretagne, le thé est beaucoup plus qu'une simple boisson. C'est un réconfort, un mystique, un art, un style de vie, presque une religion. Il est plus profondément ancré dans la tradition que le rôti de boeuf de la vieille Angleterre... Cette décoction de couleur kaki, obtenue grâce à l'infusion accidentelle d'une plante exotique qui pousse à des milliers de miles du brouillard, du jeu de criquet et de la conduite à gauche, est devenue indispensable"
Cécil Porter, Gemini News Service

lundi 15 octobre 2012

Semaine britannique

Cette semaine (du 15 au 19 octobre 2012), la bibliothèque se met aux couleurs britanniques ! A cette occasion on vous propose trois choses :
* La mise en valeur des collections d'écrivains britanniques pour les adultes et pour les enfants
* La mise à la disposition, gratuitement, de bibliographies "coups de coeur des bibliothécaires bruxellois"
* Un "Tea for two and two for tea" pour les adultes tous les jours de 15h30 à 17h avec dégustation de thé et de gâteaux



On vous y attend nombreux !!!