jeudi 28 juin 2012

Histoire de Blanche Neige



Que ce soit par le film de Tarsem Singh ou celui de Rupert Sanders, les grosses productions semblent s’intéresser ces derniers temps à  Blanche Neige et à sa belle-mère jalouse. Pourtant ce n’est pas la première fois que l’industrie cinématographique joue à revisiter le célèbre conte… Lorsque nous nous figurons Blanche Neige, la plupart d’entre nous ont à l’esprit les traits que Walt Disney a bien voulu lui donner.

Retour sur les origines d’un conte universel

La version la plus connue de Blanche Neige a été mise en forme par les frères Grimm. Celle-ci est inspirée d’un mythe germanique (Schneewittchen). Cependant plusieurs mythes européens peuvent correspondre à ce personnage.

Tout au long de l’histoire, le conte a été décrypté de diverses et de différentes façons :

Un conte saisonnier 

On peut trouver assez de références au temps pour qu’on puisse voir dans Blanche Neige un conte saisonnier. En effet, Blanche Neige a été conçues en hiver, et peine à survivre jusqu’à la prochaine saison. La méchante reine peut être vue comme le symbole de l’hiver inhibant le développement d’une jeune fleur printanière en la figure de Blanche Neige.

Un conte moral 

Blanche neige montre que l’humilité et la patience sont toujours récompensées alors que la jalousie et la vanité peuvent nous mener tout droit à la chute. Il s’agit aussi d’un conte d’avertissement aux jeunes filles ou aux enfants naïfs, que l’on essaie de tenter avec un objet séduisant. Enfin, Blanche Neige nous dit qu’il ne faut pas s’attacher à des choses éphémères telles que la jeunesse ou la beauté…


Un conte «  anti-féministe »

Le conte des frères Grimm peut être aussi analysé comme un conte d’un navrant machisme… Il serait le tracé initiatique d’une jeune fille se préparant à son rôle de bonne ménagère et d’épouse passive, qui attend bêtement l’l’arrivée de son prince charmant sans rien faire pour prendre les choses en main. Son prince se l’approprie dans lui demander son avis ( elle dort…), et ne se fie qu’à son apparence physique sans chercher à la connaître vraiment.

Un conte enchanteur

Il existe encore de nombreux décryptages du conte de Blanche Neige comprise «  à toutes les sauces ». Mais en définitive, ne s’agit-il pas d’un conte enchanteur, comme tous les autres, où les passions s’exaltent, et où se mêlent la terreur et le sentiment du merveilleux ? Chacun peut donc comprendre Blanche Neige à sa manière

mercredi 6 juin 2012

A table !

Grâce à son talent, l’auteure-illustratrice britannique Rebecca Cobb nous plonge dans le l’univers onirique d’une petite fille au fort tempérament.

Celle-ci est interrompue dans son énergie créatrice, alors qu’elle est occupée à dessiner. Sa maman l’appelle pour venir manger : « A table ! ». Mais l’enfant répond qu’elle est trop occupée. Sa mère alors se fâche et exhorte l’enfant à se mettre à table, table sur laquelle l’attendent un bol de soupe, une tartine et une pomme. Tout-à-coup, le crocodile imaginaire du dessin interpelle la petite : « vas-tu terminer ton assiette ? ». C’est alors que commence une conversation entre la petite fille, le crocodile mais aussi un ours et un loup. C’est ainsi que l’enfant boudera son assiette et qu’elle refilera tout à ses animaux imaginaires…

Rebecca Cobb aborde ici un thème universel : celui de l’enfant « qui n’a pas faim ». Elle montre comment, grâce à son imaginaire, un enfant peut s’adapter aux impératifs des parents où aux exigences sociales. Les parents et les enfants trouvent dans ce livre un point de rencontre et de convergence ; tout le monde y trouve son compte, puisque l’enfant ne ratera pas une miette de son repas du soir.

En outre, les dessins sont fort charmants et ne sont pas sans rappeler l’esthétique des dessins des années 70.

Nous vous souhaitons donc une bonne lecture !

ici le blog de Rebbeca Cobb