vendredi 25 mai 2012

Madame Harpman...

Nous avons été attristés d'apprendre le décès d'un de nos plus grands auteurs belges : Madame Jacqueline Harpman. Décédée ce 24 mai 2012 à l'âge de 82 ans, la psychanalyste et l'écrivain de talent nous laissera d'excellents souvenirs de lectures... Détentrice de nombreux prix littéraires dont les prestigieux Prix Rossel (pour "Brève Arcadie" en 1959) et Prix Médicis (pour "Orlanda" en 1996), cette femme d'exception nous avait fait l'honneur de sa présence lors de l'exposition CoBrA, inaugurée à la bibliothèque en 1998.


Nous nous souviendrons d'elle pour son grand talent littéraire, notamment découvert avec la publication de son roman La plage d'Ostende, une histoire d'amour aussi touchante que bouleversante :  "Dès que je le vis, je sus que Léopold Wiesbek m'appartiendrait. J'avais onze ans, il en avait vingt-cinq... Je lus ma vie sur son visage et d'un instant à l'autre, je devins une femme à l'expérience millénaire."

  

Au revoir Madame Harpman...

mardi 22 mai 2012

Un musée de Martine à Mouscron en 2014...

Bonne nouvelle ! Martine aura son musée à Mouscron!
Mouscron est la ville d’origine de l’un des deux papas – dessinateur de Martine, Marcel Marlier.
Voilà pourquoi c'est là que s'ouvrira en 2014 le " Centre d'interprétation Marcel Marlier et de l'univers de Martine". Il prendra forme dans les dépendances du Château des Comtes. Plus qu'un musée, le centre offrira une série d'activités ludiques et participatives. Il sera interactif et ouvert à tous. Enfants mais également parents pourront y découvrir l'univers de Martine mais également l'oeuvre de son créateur.

Car si Martine a marqué le carrière de Marcel Marlier, elle n'a pas été la seule à faire partie de sa vie. Par exemple, en 1969, Jean-Lou et Sophie feront également leur apparition. A travers eux, une nouvelle manière d'explorer la nature et les merveilles qu'elle contient.

Marcel Marlier, c'est un artiste qui n'a cessé d'évoluer avec son temps et avec les nouvelles techniques mises à sa disposition pour illustrer, chaque jour un peu plus, les sensations offertes par toutes les choses qui nous entourent.

Il sera mis à l'honneur dès septembre 2012 pour une exposition temporaire à Mouscron.

Notre article sur le décès de Marcel Marlier ici 




jeudi 10 mai 2012

l'origine des mots...

Voici une liste alphabétique de mots dont nous vous donnerons l’étymologie.

Pourquoi l’étymologie ?

Rechercher l’origine des mots c’est retracer l’histoire de ces mots depuis leur racine embryonnaire jusqu’à leurs définitions les plus complexes. Ainsi nous pouvons « redonner un visage » aux mots de telle sorte qu’ils nous apparaissent non plus comme des signes algébriques sans âmes mais comme les témoins successifs de civilisation. Cela nous permet de connaître notre langue à travers le prisme du temps.

• Adolescent . Vient du mot latin adolescens , le participe présent du verbe adolescere , qui signifie grandir. Quant au mot « adulte », il vient du mot adulte, adultus , qui n’est autre que le participe passé de « adolescere ».

• Adorer . Vient du verbe latin adorare , qui signifie « prier. »

• angoisse . Vient du mot latin « angustia » lui-même dérivé de « angustus », signifiant « étroit », « resserrement » (et nous pouvons constater que lorsque nous sommes angoissés, nous avons la gorge « serrée »)

• Arriver. Vient du verbe latin arripare , qui signifie « toucher à la rive ».

• Assumer. Vient du verbe latin assumere qui signigie « prendre sur soi ».

• Bouquin .Signifiait « vieux livre » en 1565. Vient du mot néerlandais « boekijn », qui signifiait « petit livre ». L’imprimerie fleurissait en effet à cette époque dans la région flamande.

• Brouhaha. Dans une farce de 1548, un curé habillé en diable crie « brou, hou, hou, ha, ha, brou, ha, ha. ». Il s’agit d’une déformation onomatopéique de la formule hébraïque baruk habba qui signifie « bénit soit celui qui vient », « baruccaba », qui signifie « confession », « désordre ».

• Condoléance . Est un dérivé de l’ancien verbe condouloir, qui lui-même vient de condolere, signifiant « avoir de la douleur ».

• Demain . Vient du latin de mane, signifie « à partir du matin ».

• Désirer . Vient du lat. desiderare, qui signifie « regretter l’absence de quelque chose ».

• Enfant . Vient du latin infantem, accusatif. de infans ,qui signifiait « qui ne parle pas ». Désignait l’enfant en bas âge.

• Envahir. Vient du latin invadere et signifie, pénétrer dans.

• Morphine.Dérivé de « Morphée », le dieu du sommeil. Dit ainsi en raison des propriétés anesthésiantes de la morphine.

• Mosquée.Vient de l’arabe Masdjid qui signifie « endroit où on adore. »
• Nostalgie. Emprunt du latin médical nostalgia, créé en 1678 par le médecin suisse Hofer avec les mots grecs nostos signifiant « retour », et algos signifiant « souffrance. »

• Personne. Vient du latin personna. (mot d’origine étrusque signifiant « masque de théâtre »)

• Sadisme. Tiré de Sade, nom de l’auteur : le marquis de sade, dont les romans contiennent un érotisme particulier.

• Servir. Vient du latin servire « être esclave » (vient de servus, « le serf »). D’où la signification « être assujetti à, obéir à, avoir égard à » etc.

• Somnanbule. Combinaison du mot latin somnus « sommeil », ambulare « se promener, marcher » .

• Timide . Vient du latin timidus, qui vient du verbe timere « craindre ».

• Tohu bohu .Transcription de la locution hébraïque « thou bohou » employé dans la genèse pour désigner le chaos avant la création du monde.

mercredi 9 mai 2012

Décès de Maurice Sendak


L’auteur et illustrateur du célèbre ouvrage « Max et les maximonstres » s’est éteint à l’âge de 83 ans. Cet album, « Where the Wild Things are » est l’un des plus grands classiques de la littérature pour enfants. Celui-ci décrit les aventures d’un enfant nommé Max et qui est puni par sa mère,celle-ci l’envoyant se coucher sans dîner. Max, déguisé en loup, est furieux et part alors dans un voyage imaginaire qui va faire de lui le « roi » des maximonstres, monstres drôles et cruels avec lesquels il va faire une fête « épouvantable ». A sa sortie, cet ouvrage avait été mal accueilli, car jugé trop sombre et transgressif pour des enfants. La psychanalyste Françoise Dolto l’avait même déconseillé. Certaines personnes ont  vu dans cet album l’illustration de l’avènement de l’enfant roi.

L’ouvrage a fait l’objet de nombreuses adaptations, dont un opéra pour enfant, deux dessins animés, et un film de Spike Jonze, en 2009. Mais il ne s’agit pas du seul livre de Maurice Sendak. L’auteur a également publié une cinquantaine d’ouvrages parmi lesquels « Cuisine de nuit » (In the Nignt Kitchen), paru en 1970 et parfois censuré parce qu’il montre un petit garçon nu.


L’écrivain était né le 10 juin 1928 à Brooklyn de parents juifs polonais. Il aurait décidé de devenir illustrateur de livres pour enfants après avoir vu, « Fantasia », à l’âge de 12 ans. Son enfance fut très marquée par la shoah, dans laquelle une partie de sa famille est morte. Selon le New York Times, il restera comme l'auteur ayant "dégagé les livres illustrés du monde aseptisé et rassurant de la garderie d'enfants, pour les plonger dans les recoins sombres, effrayants et magnifiques de la psyché humaine »