mercredi 19 décembre 2012



“Bien sûr que je suis un loup. Mais pas n’importe quel loup !
Moi j’ai touché les nuages !” dans  Le loup qui voulait être un pouton

LE MONDE DE LA LITTERATURE JEUNESSE EST A L’ENVERS…

Le grand auteur Belge, Mario Ramos est mort ce mardi 18 décembre à l’âge de 54 ans.

C’est après des études dans l’atelier de communication graphique de La Cambre et un début de carrière dans la publicité qu’il décide de consacrer son talent à la réalisation de livres jeunesse. 

Du premier Le monde à l’envers en passant par  C’est moi le plus beau, C’est moi le plus fort, Loup, loup! Y es-tu? ou son dernier Le ballon, il nous a réjouit de près d’une trentaine d’albums où les animaux, en particulier les loups et les cochons, sont les protagonistes privilégiés d’histoires écrites et illustrées avec humour et délicatesse.

Les bibliothécaires de la bibliothèque Brand Whitlock, ont eu la chance de l’écouter raconter ses secrets d’illustrateurs devant une ribambelle d’enfants de l’école de Dachsbeck.
Pour Mario Ramos « Un bon livre c’est d’abord une bonne histoire. Le texte et les dessins sont intimement liés, les deux racontent l’histoire. Sans oublier l’humour, qui est la politesse du désespoir. Je recherche la simplicité (qui demande parfois beaucoup de travail). L’album pour enfants parle aussi aux adultes, d’où l’importance des différents niveaux de lecture. De toute façon, un enfant comprend toujours beaucoup plus que ce qu’on croit. »

Ce fût un moment magique, où l’auteur a particulièrement tenu à rappeler aux enfants (et aux adultes) que grâce à une feuille de papier et quelques crayons, on pouvait inventer l’ininventable, imaginer l’invraisemblable et dessiner un monde plus beau, plus juste, plus drôle pour son plaisir et celui des autres.

Espérons que ses quelques conseils restent aussi durablement dans nos esprits que ces livres !



Pour en savoir plus sur l’œuvre de cet auteur, l’on peut visiter son site :

http://www.marioramos.be/


Et pour dévorer ses livres on peut se rendre à la bibliothèque Brand-Withlock !





mercredi 21 novembre 2012

Sir Arthur Conan Doyle



«  Lorsque vous avez éliminé l’impossible, ce qui reste, si improbable soit-il, est nécessairement la vérité ».


Sir Arthur Conan Doyle, écrivain surtout connu pour l’invention de son personnage Sherlock Holmes, est né le 22 mai 1859 à Edimbourg, en Ecosse. Si ses romans mettant en scène le célèbre détective furent considérés dès leur parution comme une œuvre d’innovation majeure pour le roman policier, cet écrivain prolifique a aussi été l’auteur de livres de science-fiction, de romans historiques, de pièces de théâtre, de poésies et d’œuvres historiques. Son éducation fut catholique, mais en 1875 il rejeta le christianisme pour devenir agnostique. De 1876 à 1881, il étudie la médecine à l’Université d’Edimbourg, et c’est pendant ses études qu’il écrit ses premières nouvelles. De même, c’est dans son cabinet médical, en attendant des patients qui ne viennent pas,  qu’il rédigera son premier travail d’importance : une étude en rouge, dans lequel apparaît pour la première fois Sherlock Holmes, personnage inspiré d’un de ses professeurs d’université. Le détective aussi rationnel qu’intuitif aura beaucoup de succès, pourtant, en 1890, Conan Doyle songe à le tuer. Il écrit à sa mère : je réfléchis à tuer Holmes ;…et le liquider corps et âme. Il me détourne l’esprit de meilleures choses. » En 1893, dans son roman : « le dernier problème », il fait donc disparaître son héros dans les chutes du Reichenbach. L’écrivain peut alors se consacrer à de tout autres travaux d’écriture. C’est sous la contrainte financière doublée de la pression de ses lecteurs, qu’il publie en 1903 « La maison vide », où il fait, en quelques sortes, « ressusciter » son héro. Après une vie remplie d’engagements politiques (pamphlet contre la guerre en Afrique du Sud), d’engagements contre des injustices notoires, et de beaucoup d’amour, il s’éteint le 7 juillet 1930. Ses derniers mots seront pour sa femme « : tu es merveilleuse. »

mercredi 14 novembre 2012


Sherlock Holmes

«  Un fait hors de l’ordinaire  est plutôt un indice qu’un embarras »

Sherlock Holmes, le détective le plus célèbre au monde, n’est qu’un personnage de fiction. Pourtant il s’agit d’un caractère si fascinant, si « british », si « typé », qu’il en est devenu un personnage de légende, et que, du statut de « héros de papier » il est passé à celui de « figure historique » ! Aujourd’hui encore, de nombreuses lettres de « fans » lui sont adressées à la mythique adresse du 221 B Baker Street, où d’ailleurs, une maison censée être la sienne a été construite et peut être visitée. Tout comme un personnage historique, Sherlock Holmes a droit à des biographes spécialisés, à des musées consacrés à sa « vie », et est à l’origine d’une nouvelle «  science », nommée Holmésologie. Il s’agit d’un canular littéraire qui dure depuis plus d’un siècle, et où les passionnés  décrivent leur héros préféré. En outre, ils expliquent les raisons des contradictions rencontrées au fil d’une œuvre dont la cohérence fut compliquée à mettre en place, puisqu’elle s’étala sur près de 40 ans. Sherlock Holmes y est dépeint comme un personnage excentrique, plutôt misogyne, drogué pendant son temps libre, détestant l’oisiveté mais aussi la police officielle. En effet, Sherlock Holmes n’hésite pas à bafouer la loi quand il estime qu’elle est en contradiction avec la « véritable » justice. Le détective est aussi doté d’une mémoire remarquable et d’un esprit de déduction hors du commun, contrebalancés par  une piètre culture, sinon quelques bonnes notions d’anatomie. Aidé de son grand sens de déduction, Sherlock Holmes résout les mystères en trois étapes : l’observation des indices, l’induction et la synthèse logique. S’il a commencé son activité professionnelle en 1878, c’est en 1881 qu’il rencontre son acolyte et ami intime, le docteur Watson. C’est ce dernier qui relate leurs aventures. Grand, mince, élégant mais négligeant, Sherlock Holmes est un fumeur. C’est également un mélomane averti qui joue du violon. .Pour la petite histoire, la célèbre phrase « élémentaire mon cher Watson », qui lui est associée au XXe siècle, n’apparaît nulle part dans les histoires écrites par Arthur Conan Doyle. C’est dans le premier film parlant sur le personnage «  le retour de Sherlock Holmes », sorti en 1929 qu’on peut l’entendre. Cette phrase est tirée d’un recueil de nouvelles, écrites par son fils, Adrian Conan Doyle : «  Les exploits de Sherlock Holmes ».

jeudi 8 novembre 2012

Robin des Bois, figure emblématique du folklore anglo-saxon

Robin des Bois est un héros archétypal du Moyen Âge anglais. Son nom en anglais: Robin Hood signifie littéralement " Robin à la capuche". Selon la légende telle que répandue aujourd'hui, Robin des Bois était un Brigand au grand coeur qui vivait caché dans la forêt de Sherwood et de Barnsdale, avec ses compagnons, dont le célèbre Petit Jean. Habile Braconnier, mais aussi défenseur des pauvres et des opprimés, il détroussait les riches nobles et fonctionnaires au profit des pauvres ou, selon les idéaux des narrateurs, rendait au peuple l'argent des impôts prélevés.Dans les différentes versions de son histoire, ses ennemis sont notamment le Shérif de Notthingham, qui l'aurait dépossédé de ses terres et déclaré hors-la-loi, un chasseur de primes du nom de Guy de Gisbourne et de riches abbés. Sa légende a inspiré un grand nombres d'oeuvres, dont un dessin animé de Walt disney en 1973. 

Origines et évolutions de la légende de Robin des Bois


Le personnage de Robin des Bois est mentionné pour la première fois dans un récit datant de 1337 intitulé Pierre Le laborieux ( Piers Plowman). Les premières ballades et pièces qui lui sont consacrées et sont parvenues jusqu'à nous sont datées d'environ 1450. Vers 1495, l'imprimeur Wynken de Worde publie "A Gest of Robyn Hode", une chanson de geste composées à partir de plusieurs ballades anciennes.

Dans les ballades du début du XVIème siècle, Robin est qualifié de "Gentleman", un terme qui à l'époque désigne un commerçant ou un fermier indépendant. A la fin du dit siècle, il acquiert un titre de noblesse et est alors désigné par le nom de Robin de Loxley ou de Robert Fitz Ooth, comte de huntington. C'est aussi durant cette période que les auteurs commencent à situer l'histoire de Robin des Bois dans les années 1190 lorsque le roi Richard Coeur de Lion part pour la troisième croisade. C'est aussi à cette époque tardive qu'apparaît le personnage de Marianne ( ou Marion), la fiancée de Robin.

Oeuvres littéraires reprenant cette légende

  • En 1641, Robin des Bois apparaît dans The Sad Sherherd ( Le Triste Berger) de Ben Jonson.
  • En 1795, Joseph Ritson réalise la première compilation importantes de ballades anciennes: sous le titre Robin Hood: A Collection of all the Ancient Poems, Songs and Ballads, now extant, relative to that celebrated Outlaw.
  • En 1819, Robin devient l'un des héros du roman historique de Walter Scott: Ivanhoe. Il est présenté comme un rebelle saxon combattant les seigneurs normands.
  • En 1838, ce personnage inspire un grand feuilleton journalistique qu'Alexandre Dumas utilisera pour écrire deux romans: Le Prince des voleurs ( 1872) et Robin Hood le Proscrit (1873).
  • C'est en 1883 que Robin des Bois devient un héros de la littérature enfantine, dans The Merry Adventures of Robin Hood of Great Renown in Nottingshmshire d'Howard Pyle.

Robin des Bois version Disney, sous les traits d'un malin Renard














mercredi 31 octobre 2012

Autour d'un classique anglais: les Hauts de Hurlevents

Roman classique anglais par excellence, Les hauts de Hurlevent ( dont le titre original est Wuthering Heighs) a fait l'objet d'au moins 12 adaptations cinématographiques. Il a aussi fait l'objet d'un ballet, d'un opéra, et de deux bandes dessinées....

Le moins que l'on puisse dire à propos des Hauts de Hurlevent ( d'autres traductions française du titre existent: Haute plaine, Hurlevent, Les Hauteurs tourmentées....), c'est qu'il aura fait vaciller la représentation que l'on pouvait se faire de l'univers imaginaire des femmes au XIXe siècle. Choquant certains lecteurs d'alors par son non respect des conventions morales, son auteur Emilie Brontë arriva à déstabiliser la critique de l'époque, qui, si elle apprécia le roman, n'en n'en fut pas moins décontenancée par la violence de certaines scènes. Car s'il est une première chose que l'on peut apprendre en lisant ce chef-d'oeuvre, c'est qu'une femme du XIXe siècle vivant dans une quasi réclusion a pu raisonner comme les penseurs les plus géniaux et les plus radicaux de son temps. 

Les Hauts de Hurlevent sont des terres situées au sommet d'une colline et balayées par les vents du nord. La famille Earnshaw y vivait, heureuse, jusqu'à ce qu'en 1771, M. Earnshaw adopte un jeune bohémien de 6 ans, Heathcliff. Ce dernier va attirer le malheur de la famille. Dès le début, Hindley, le fils de Earnshaw, éprouve une profonde haine pour cet intrus. A la mort de son bienfaiteur, Heathcliff doit subir la rancoeur de Hindley... devenu maître du domaine. Humilié par sa condition de subalterne, Heatcliff, qui pourtant aime Catherine la soeur de Hindley, jure de se venger. Mais sa fureur va se décuplée lorsque Catherine, au tempérament aussi passionné que le sien et dont il est amoureux fou, épouse le riche Edgar Linton, Heatcliff se jure de détruire les deux familles qui l'ont fait souffrir... Il y arrivera grâce à une rage intérieure et aux prix de violences physiques... ou morales!

Un livre à lire ou à relire dans le cadre de nos activités consacrées à l'Angleterre.


mercredi 24 octobre 2012

Halloween et ses superstitions


"Le vent souffle sur le 31 octobre 

des enfers jusqu'à la terre 
des sorcières jusqu'aux enfants 
cela fait un changement 
La pleine lune réveille les morts 
Mais la lune ce n'est pas de l'or ? 
Pourquoi se réveillent-t-ils alors ? 
Peut être pour faire peur aux enfants  
Cela n'est pas juste 
Mais attendez ce n'est pas la peine  

car nous aussi l'on peut vous faire peur le jour d'HALLOWEEN."




Une chauve souris qui entre dans votre maison, un chat noir qui traverse votre chemin, de nombreux mythes sont impliqués dans les fêtes d'Halloween. Beaucoup d'entre eux viennent de la racine celtique d'Halloween, d'autres sont plus récents...

Les chauve-souris

Ces petits mammifères ailés ont inspiré beaucoup de superstitions au moment de Halloween. L'une d'elle est qu'une chauve-souris qui entre dans la maison est le signe qu'un fantôme vivant dans la maison a laissé entrer la chauve souris. Une autre dit que voir une chauve souris la nuit de Halloween, est considéré comme un mauvais présage. Si la chauve souris vole trois fois autour de votre maison, c'est un présage de mort!

Les bougies

L'allumage des bougies est de tradition à cette époque de l'année. D'une part, les jours raccourcissent, et d'autre part de nombreuses personnes les utilisent pour une veillée familiale. Des superstitions impliquant les bougies ont donc vu le jour au cour des siècles. Un mythe dit que si une flamme de bougies se transforme soudain en bleu, c'est qu'un fantôme est à proximité. Une flamme de bougie qui s'éteint soudainement est aussi considéré comme un signe de fantôme ou d'esprit à proximité.

Et encore...


  • On dit qu'un enfant qui naît le soir d'Halloween a le don de voir et de communiquer avec les défunts.
  • On dit qu'il ne faut pas balayer l'entrée de sa porte la nuit d'Halloween et de jeter les balayures sous peine de jeter et de balayer du même coup le bonheur de sa maison!
  • On dit que manger une pomme à minuit devant son miroir fera apparaître le visage de son futur bien-aimé.
  • On dit que si vous voyez une araignée le soir d'Halloween, cela pourrait être l'esprit d'un être cher qui vous regarde.
  • On dit que si vous mettez vos vêtements à l'envers et que vous marchez à reculons le soir de Halloween, vous pourrez rencontrer une sorcière.
  • On dit que si vous êtes à pied le soir et entendez quelqu'un marcher derrière vous, ne vous retournez pas, vous pourriez entendre les pas de la mort, si vous vous retournez pour regarder vous allez les rejoindre. Tant que vous y êtes, ne regardez pas votre ombre au clair de lune le soir d'Halloween, on dit que ça pourrait accélérer votre décès.
  • Offrez ce soir-là un couteau à un ami, et vous couperez l'amitié.
  • Renversez la salière sur la salière sur la table ce soir-là et une dispute dans le ménage éclatera avant la fin de la journée



                                                                                                             

jeudi 18 octobre 2012

Salon du livre de jeunesse Namur 2012



Le Salon du livre de Jeunesse est l'unique salon du genre en Belgique. Il est destiné aux enfants de 0 à 16 ans mais également à leurs parents, leurs grands- parents et tous les professionnels du livre et de l'enfance.  Il accueille dès lors aussi un grand nombre d'enseignants.Cette année, le thème s'articule autour des métamorphoses du Livre. Un parcours permet  aux visiteurs de découvrir ce que chaque éditeur fait en la matière. A noter que Marie-Aude Murail, avec ses 25 ans de carrière et pas moins de 70 livres publiés, est mise à l'honneur.

Depuis 20 ans, le livre jeunesse a explosé en terme de créativité. Les éditeurs se sont multipliés et les auteurs ont pris du plaisir à innover. Le salon du livre de jeunesse est donc l'occasion de découvrir tous ces créateurs qui font le paris de livres différents, hors-format. Le directeur du salon explique: " On trouve des livres Pop-Up, des livres en Braille, des tablettes...Et on a proposé aux visiteurs un parcours, qui permettra de découvrir ce que chaque éditeur fait de particulier. (...) Donc, sur chaque stand, un livre est épinglé pour ses particularités. Il y par exemple des livres dans un format particulier, ou des livres qui ne ressemblent pas à des livres. On trouve aussi des livres créés par des artistes, et qui ne sont pas des professionnels du livre. (...)

Dans le panel, on trouve aussi des livres réalisés par des auteurs qui se dédient d'habitude à la littérature pour adulte, et qui se sont laissé tenter par l'exercice. Mais ils ne sont pas les seuls à s'être laissé tenter, c'est le cas également des publicitaires qui ont décidé de consacrer leur temps à la littérature de jeunesse ou qui sont devenus écrivains, comme Mario Ramos, qui est l'exemple le plus connu.

Parmi les auteurs invités notons, Jean Ashbé, françoise Boucher, Xavier Deutsch, Eva Kavian, David Merveille et bien-sûr, " Marie-Aude Murail". Alors n'hésitez pas à y faire un petit tour.

mercredi 17 octobre 2012

Petite histoire de l'heure du thé Britannique

" On n'a encore rien découvert que l'Anglais accepterait de substituer à sa tasse de thé  " Florence
Nightingale, 1869

L'histoire du  rituel du thé de l'après-midi commence doucement au milieu du XVIIe siècle. De  petites quantités de thés sont importées du Japon et de la Chine par quelques riches marchands dès 1650. Mais c'est seulement à partir de 1662, date qui correspond au mariage de  Charles II et de la portugaise  Catherine  de Bragance, que l'habitude de prendre le thé devient populaire auprès des bourgeois. Catherine transporte avec elle un coffre plein de thé, issu de sa dot. Elle le fait goûter à ses amis.

Cependant, c'est à Anna de Bedford, épouse du septième duc de Bedford, que l'on doit le rituel du Tea O'clock. Dans l'Angleterre de cette époque, le souper est servi vers vingt-une heure. Anna prend alors l'habitude de combler le petit creux de 16 h par du thé accompagné de petites douceurs.  La bonne société lui emboîte le pas. Il faut savoir qu'à l'époque, les taxes sur le thé sont exorbitantes et que seuls les riches peuvent s'offrir cette boisson unique. Les " pauvres" se contentent de Gin et de bière. Il faudra attendre 1784 et la chute des taxes pour que le thé devienne accessible.

En 1884, la gérante d'une succursale offrant des produits de boulangerie et qui sert le thé à ses meilleurs clients convainc ses employeurs d'ouvrir un salon de thé. De fil en aiguille, l'heure du thé devient une tradition quotidienne qui entre dans les moeurs anglaises. Tout le monde prend le thé, des jeunes enfants jusqu'aux têtes couronnées.

Une petite citation qui résume bien, en quelques phrases, tout l'attachement que portent les anglais au thé:

" En Grande-Bretagne, le thé est beaucoup plus qu'une simple boisson. C'est un réconfort, un mystique, un art, un style de vie, presque une religion. Il est plus profondément ancré dans la tradition que le rôti de boeuf de la vieille Angleterre... Cette décoction de couleur kaki, obtenue grâce à l'infusion accidentelle d'une plante exotique qui pousse à des milliers de miles du brouillard, du jeu de criquet et de la conduite à gauche, est devenue indispensable"
Cécil Porter, Gemini News Service

lundi 15 octobre 2012

Semaine britannique

Cette semaine (du 15 au 19 octobre 2012), la bibliothèque se met aux couleurs britanniques ! A cette occasion on vous propose trois choses :
* La mise en valeur des collections d'écrivains britanniques pour les adultes et pour les enfants
* La mise à la disposition, gratuitement, de bibliographies "coups de coeur des bibliothécaires bruxellois"
* Un "Tea for two and two for tea" pour les adultes tous les jours de 15h30 à 17h avec dégustation de thé et de gâteaux



On vous y attend nombreux !!!



mercredi 26 septembre 2012

" So british"


Comme vous avez pu récemment le lire sur notre blog, notre bibliothèque va tout bientôt se mettre à l'heure anglaise, et va, d'octobre à décembre, vous proposer des animations auxquelles nous espérons vous voir nombreux.:

  • " A la découverte des contes anglais"
D'octobre à décembre des contes anglais seront proposés aux élèves de 5 à 15 ans.


  • "Semaine britannique"
Durant cette semaine ( du 15 au 19 octobre), nos collections d'écrivains britanniques seront  mises en valeur tant  pour les adultes que pour les enfants. Des bibliographies " coups de coeur " seront mises à votre disposition. 

N'oubliez pas, cette semaine-là, de venir prendre votre thé entre 15 h30 et 17 h, et de venir déguster de petits gâteaux british.

  • " Sherlock Homes : enquête à la bibliothèque"
Les adultes seront invités à résoudre des énigmes sur Sherlock Holmes" ( les heureux gagnants auront droit à des livres et à des abonnements gratuits)

Les adolescents seront invités à s'exprimer artistiquement, que ce soit par les arts plastiques ou par l'écriture. Notre thème sera " Et voici pourquoi un grand scandale menaçait le Royaume et comment les plans de Monsieur sherlock Holmes furent déjoués par une femme". ( Extrait de " Un scandale en Bohème".) Un prix récompensera les meilleurs par catégories ( 12-15 et 16-18 ans)


  • " Sky my Husband"
Du 10 au 14 décembre, les expressions anglaises envahiront notre bibliothèque.

" It's raining cats and dog's"

Alors, les rendez-vous sont donc pris!

                                                                                                                      




vendredi 21 septembre 2012

99 ans...

L'un de nos plus grands auteurs vient de décéder à l'âge de 99 ans... Henry Bauchau, né à Malines le 22 janvier 1913, a d'abord étudié le droit à Louvain. Il écrit alors dans divers journaux catholiques avant d'être enrôlé comme officier de réserve dans l'armée belge en 1939. Après la guerre, il est plongé dans un profond désarroi et décide d'entamer une psychanalyse en 1947 avec Blanche Reverchon. Cette psychanalyse va lui révéler sa voie : celle d'écrire !
C'est en 1958 qu'il publie son premier recueil, Géologie, qui reçoit d'emblée le prix Max Jacob (qui récompense chaque année une oeuvre poétique). 
En 1951, il part s'installer en Suisse où il devient professeur de littérature et d'histoire de l'art. Mais en 1973, l'institut pour lequel il travaille doit fermer et il part à Paris où il devient thérapeute au Centre psychopédagogique de la Grange-Batelière (il y suit des adolescents en difficulté).
C'est seulement en 1991 qu'il rentre à l’Académie royale de Langue et de Littérature françaises de Belgique. Il va alors multiplier les prix pour ses oeuvres désormais célèbres telles que "Oedipe sur la route", "Antigone" ou, plus récemment, "Le boulevard périphérique".
C'est un grand homme de lettres qui nous quitte...

Pour plus de détails, nous vous proposons de consulter le site suivant : http://bauchau.fltr.ucl.ac.be/

Royaume-Uni...

Dans le cadre des manifestations communes à toutes les bibliothèques de la Région Bruxelles-Capitale, notre bibliothèque se met aux couleurs de l'union Jack !


Nous commencerons à lancer nos activités avec notre "Semaine britannique" qui aura lieu du 15 au 19 octobre 2012.
Cette semaine-là, outre la mise en valeur des collections d'écrivains britanniques (pour adultes et pour la jeunesse) et la mise à disposition de bibliographies "coups de coeur" de ces écrivains, nous proposerons aux adultes qui le souhaitent un "Tea for two and two for tea" ! "What's that?", nous direz-vous... De 15h30 à 17h, on vous offre une dégustation de thé et de gâteaux anglais !


On vous attend ! Alors, à vos agendas et n'oubliez pas de bloquer la date : du 15 au 19 octobre !

Nouveautés !

Il y a des nouveautés dans l'air ! Pour découvrir la liste des acquisitions des mois d'août et de septembre, cliquez ICI !
Pour les amateurs du genre, une nouvelle commande de mangas devrait être effectuée mardi prochain... Si vous avez des suggestions d'achats, c'est le moment! N'hésitez plus, envoyez-les par mail à brand.whitlock@brunette.brucity.be !


jeudi 20 septembre 2012

L'ours de la bibliothèque


Et si les personnages qui peuplent les livres des enfants pouvaient s'échapper de leurs histoires pour évoluer dans la nôtre? C'est ce qui arrive à Otto, un petit ours qui habite dans un beau livre bleu dont il est le héros. En général, Otto est confortablement installé dans les étagères du salon, mais le moment qu'il savoure entre tous est bien-sûr celui où les enfants lisent son livre! Cependant, Otto a un secret : lorsque personne n'est là pour le voir, il s'échappe discrètement de son livre et, sans faire de bruit, il se balade dans la maison. Il peut ainsi vaquer à ses occupations préférées, c'est-à-dire lire tranquillement des histoires ou même en écrire quelques-unes. 

Malheureusement, la famille déménage et le livre d'Otto est oublié dans les cartons du déménagement. Otto décide alors de partir à l'aventure. Il prépare ses affaires et plie bagages. Mais l'aventure est rude et, dehors, Otto se sent minuscule ; personne ne fait attention à lui.

Après avoir parcouru la ville entière, Otto va finir par trouver son bonheur et sa place... au sein d'une bibliothèque, parmi une foule de personnages qui, comme lui, aiment sortir de leur livre pour vaquer à leurs occupations préférées!

Au fil de la lecture, on est touché et on s'amuse de voir un petit ours, si grand dans son livre, et si minuscule dans le réel. Un conte sur le petit enfant qui doit partir dans le monde des "grands".

un conte sur le petit enfant qui doit partir dans le  monde des " grands"






jeudi 13 septembre 2012

" The Human Library": une bibliothèque humaine

Selon un proverbe africain : "un vieillard qui meurt, c'est une bibliothèque qui brûle". Dès lors, nous pouvons penser que chaque personne a en elle son histoire, une histoire à transmettre. Qu'elle est un livre de chair, de sang, et de parole.

C'est selon ce concept que " The Human Library" organise depuis 2000 des évènements où chaque visiteur peut rencontrer des personnes de tout âge, sexe, origine et religion souhaitant transmettre leur histoire, leur vécu personnel. Il ne s'agit de rien d'autre que d'une méthode pour faire tomber les préjugés et permettre la  possibilité d'une vraie rencontre entre êtres humains. Le but est aussi de permettre un dialogue entre des personnes qui se croient différentes.

En mars 2012, c'était à Copenhague que la bibliothèque s'était installée. Les deux personnes ayant retenu l'attention d'Adrienne Nizet,  journaliste au "Soir", sont la femme voilée et le parent célibataire. Un cliché tombe lorsque Batoul, la femme voilée, raconte qu'elle est sexologue. Elle porte le voile parce que c'est "une partie de sa culture, de son identité". "La sexualité a une grande importance pour l'Islam" dit-elle aussi. Quant au parent célibataire "emprunté", il était ce soir de mars incarné par Sasha, grande femme blonde : "Je ne sais pas comment c'est en Belgique", précise cette maman d'une petite fille de cinq ans, "mais ici, les parents célibataires ont la réputation d'être paresseux". Au contraire, elle a terminé ses études après la naissance de sa fille et est aujourd'hui infirmière.

Ainsi The Human Library sillonne le monde, pour contribuer à nous enrichir de " lectures" passionnantes!



mercredi 5 septembre 2012

Qu'est-ce qu'un livre? Ou le concept du livre-objet

" Le livre-objet est une transfiguration de la lecture. Les mots se métamorphosent, devenus visibles, ils se matérialisent : en rythmes, en jeux graphiques, en images, en objets réels et établissent une nouvelle émotion au "lecteur". Cet objet est à la limite du livre et de la sculpture"

Valérie  Loiseau  ( plasticienne)

Il arrive parfois que le contenant se substitue au contenu et le dévore! Ainsi, pour Andy Warhol, c'est la boîte de conserve qui  intéresse au détriment de son contenu, la soupe elle-même, qui est mis en exergue par la publicité. Il en est un peu  ainsi pour le livre objet.

Le livre-objet est une sorte de livre d'artiste dans lequel la structure traditionnelle du livre et le texte sont mis de côté pour créer un objet dont le contenu, l'image et la forme reflètent l'expression de l'artiste. Le livre-objet est habituellement conçu et produit entièrement par l'artiste. Celui-ci crée une oeuvre qui garde parfois l'apparence matérielle du livre, mais en dépasse généralement la forme traditionnelle.  Selon ses intentions, il part d'un livre véritable comme matière première, ou invente ses propres formes. La structure traditionnelle du livre et le texte sont mis de côté pour créer un objet qui reflète l'expression de l'artiste. Sa démarche créatrice consiste souvent à détourner, contester ou détruire le livre afin d'en réinterpréter son rôle.

Le concept du livre-objet fait son apparition et gagne en reconnaissance artistique au début des années 1970. Rompant avec la conception traditionnelle destinée aux bibliophiles ou du livre illustré, des artistes ont utilisé le livre à leurs propres fins. Le livre n'est donc plus seulement un contenant, banal ou précieux, indifférent au contenu ; il est partie prenante de l'expression et de la signification de l'oeuvre réalisée par le livre, plutôt qu'en lui-même. Il est par lui-même une oeuvre d'art, et non plus un moyen de diffusion d'une oeuvre. Le livre-objet met en évidence sa dimension d'objet aux dépens de celle du livre. Contrairement à la boîte de conserve de Warhol, le livre est à la fois son contenant et son contenu !

Le livre-objet recouvre une production très hétérogène qui se partage en deux tendances :

- Les surréalistes concrétisent les premières idées (reliures originales, collages, photomontages, sculpture)
- Le Pop Art, avec ses collages, les Nouveaux Réalistes avec les accumulations et les décollages d'affiches, l'Arte Povera avec le détournement et la récupération des matériaux, écrivent les premiers pas du livre-objet.

S'il peut être considéré faisant partie de la catégorie, le livre-objet n'est pas à confondre avec le livre d'artiste : le livre d'artiste est traditionnellement un livre illustré avec des estampes originales et imprimé à la main en petit nombre sur un papier de qualité. Dans un livre d'artiste, l'accent est mis sur l'illustration, tandis que dans les livres de presses particulières, l'accent est plutôt mis sur la qualité de l'impression. En fait, les livres-objets peuvent être considérés comme des livres d'artistes, mais la réciproque n'est pas toujours vraie. La question se pose lorsque l'édition du livre est effectuée à un grand nombre d'exemplaires, selon des techniques classiques d'impression, sans numérotation et parfois sans signature de l'artiste. Même si l'invention, la conception voire l'impression, sont imaginées et effectuées par l'artiste, l'objet obtenu reste malgré tout un objet-livre.



mercredi 29 août 2012

Relire Hermann Hesse...


" Tu ne sais rien de la sagesse tant que tu n'as pas fait l'expérience des ténèbres qui retranchent d'un chacun, sans recours et sans bruit."

Enfant, Hermann Hesse était  turbulent. Son premier succès  "Peter Camenzina" raconte la révolte d'un enfant contre sa propre famille. Tout au long de son oeuvre, Hermann Hesse n'a fait  rien d'autre que nous raconter ce que peut traverser un homme pour trouver son individualité, sa nuance et sa vérité, sans jamais  faire l'impasse sur la part d'ombre, d'angoisse et de violence que tout un chacun rencontre dans sa vie.  Ainsi, Hermann Hesse n'a jamais fait tabou du pire mais n'a pas non plus oublié d'écrire  l'amour, la joie, et les relations humaines.


Par ailleurs, il  a toujours posé un regard sévère et inquiet sur la naissance de la société industrielle. Lors de la première guerre mondiale, il a opté pour une position pacifiste. Les 50 ans de la mort d'Hermann Hesse sont peut-être pour nous l'occasion de nous  (re)plonger dans l'oeuvre de cet écrivain unique, couronné par le prix Nobel de littérature en 1946, et qui, dès l'âge de 12 ans, disait de lui-même qu'il voulait être poète et " rien d'autre".




jeudi 23 août 2012

Sous le soleil...

Malgré un mois de juillet au temps... disons approximatif, notre petite Belgique a bénéficié du soleil pendant quasi tout le mois d'Août. Ainsi, nous avons pu sortir nos sandales, nos lunettes de soleil, et pour les filles, nos petites robes d'été. Certains d'entre nous ont profité des beaux week-end pour se prélasser sur le sable de la côte. Nous avons pu aussi, sinon ça manquerait de charme,  nous plaindre des températures estivales, voir caniculaires.

La fin du mois d'Août approche à grand pas et avec elle son petit parfum de  rentrée. Bientôt il sera temps de ramasser les petits marrons en bas des arbres. Rentrée scolaire, rentrée littéraire, bref, de bonnes nouvelles  pour les bibliothécaires! 

Nous espérons que vous aurez tous passé de bonnes vacances!

mercredi 8 août 2012

Aux origines des superstitions...


Pour venir jusqu’à nous, vous avez fait une longue route… En chemin vous avez croisé un chat noir, c’est ensuite les doigts que vous avez croisés pour qu’il ne vous arrive rien ! Quelques rues plus loin, vous avez évité soigneusement de passer sous une échelle. Si jamais vous n’avez rien fait de tout cela, ne vous croyez pas sorti d’affaire : Francis Bacon lui-même écrivait : « Il y a de la superstition à éviter la superstition ». Mais d’où nous viennent ces croyances anciennes? Voici quelques explications pour certaines d'entre elles...

Le chat noir 
Pourtant déifié en Egypte, le chat  est depuis le Moyen-âge un animal à la réputation diabolique. Lorsqu’il est noir, il est carrément considéré comme le suppôt du démon. Ceci en raison de sa couleur, mais surtout de sa vie nocturne.

L’échelle sous laquelle il ne faut pas passer 
L’échelle a toujours été considérée comme le symbole de la verticalité entre le ciel et la terre ; elle représente les échanges entre le monde divin et le monde terrestre. La conséquence est qu’elle est également le signe d’ascension et de progression vers la perfection. On considère que l’échelle forme avec le mur contre lequel elle est posée un triangle réservé à Dieu, ce implique qu’il est interdit de pénétrer dans cet espace en passant dessous.

Les doigts que l'on croise
Ce signe remonte au temps des premiers chrétiens persécutés qui croisaient les doigts en guise de signe de croix et de reconnaissance mutuelle. Ce signe est maintenant associé à un vœu.

Le trèfle à quatre feuilles
La légende raconte qu’Eve, chassée du jardin D’Eden, tenait dans sa main un trèfle à quatre feuilles, souvenir du paradis perdu. Pour les druides, le quadifolium conférerait à son heureux propriétaire le don de percevoir la présence des démons. A chacun des lobes de ce trèfle très rare (un trèfle à quatre feuille pour dix mille à trois feuilles) est associé un élément favorable : richesse, santé, bonheur et amour.

Le fer à cheval
Cet objet a toujours été considéré comme doté de pouvoirs bénéfiques. Tout d’abord, il est en contact avec la plus belle conquête de l’homme, le cheval. Ensuite, il est en fer, métal qui a la réputation d’écarter les démons et les mauvais esprits. Enfin sa forme rappelle la lune, symbole de fertilité, ou bien la lettre C, initiale du mot Christ. C’est pourquoi depuis son apparition au IXe siècle, le fait d’en trouver un est de bon augure.

Le pain que l'on  ne peut pas poser à l’envers
Beaucoup de boulangers d’autrefois, comme ceux d’aujourd’hui, ne faisaient qu’une fournée quotidienne de pains, et les clients venaient les acheter de bonne heure. Pas le bourreau, tenu par ses horaires de travail. Les exécutions ayant souvent lieu à midi, il arrivait après tout le monde.  le boulanger réservait donc pour lui un  pain qu'il mettait de côté, à l’envers, pour éviter toute confusion. Ainsi, personne ne réclamerait ce morceau-là. C'est pourquoi, poser son pain à l’envers sur la table, c’est comme «  inviter le bourreau chez sois ».

mercredi 1 août 2012

Quelques citations à propos de la littérature...















- « La vie est la source de la littérature et la littérature doit être fidèle à la vie. »

 Gao Xingian


- « La littérature ne change ni l'homme ni la société. Pour autant l'absence de littérature rendrait l'homme encore plus infréquentable »

Tahar Ben Jelloun


- « La littérature est l'essentiel ou  n’est rien »

 Georges Bataille

- « La littérature c'est la vie intérieure qui devient de la vie. »
Pierre  Baillargeon

- « En littérature  le plus sûr moyen d'avoir raison, c'est d'être mort »Victor Hugo

- « Et tout le reste est littérature »Paul Verlaine

- « La littérature est la preuve que la vie ne suffit pas. » Fernando Pessoa

- « La littérature je l'ai, lentement, voulu montrer, c'est  l’enfance enfin retrouvée » Georges Bataille

- « La littérature c'est la pensée accédant à la beauté dans la lumière. »

 Charles Du Bos


- « Il n'y a pas de littérature sans péché »

Graham Greene


- « La littérature n’est absolument pas une démocratie et heureusement ! »

 Amélie Nothomb


- « La littérature doit  être  facile à comprendre et difficile à écrire »

Wang Chung 


- « Le difficile en littérature, c'est de savoir quoi ne pas dire. »

Gustave Flaubert


- « La littérature: un coup de hache dans la mer gelée qui est en nous. »

 Frank Kafka


- « C'est avec les beaux sentiments qu'on fait de la mauvaise littérature »

 André Gide


- « Au théâtre ou dans la littérature plus les gens attendent des choses plus il faut leur donner le contraire. »

Christine Angot.

- « La littérature est, profondément, un art  conceptuel; c'est même, à proprement parler, le seul. »

 Michel Houellebecq



mercredi 18 juillet 2012

Dimanche 22 juillet

Attention
La bibliothèque est fermée le dimanche 22 juillet.

jeudi 12 juillet 2012

Voici la liste des acquisitions 2012


Voici notre liste des acquisitions. Pour la voir cliquez ICI.
Bonne lecture.

jeudi 5 juillet 2012

Lire dans les parcs 2012


Vos enfants ou vos petits enfants s’ennuient pendant les vacances ? Il fait beau et vous aimeriez les emmener dehors sans dépenser trop d’argent ? Alors l’activité « Lire dans les parcs » est faite pour vous !

Lire dans les parcs, c’est quoi ?

Il s’agit de proposer, le temps des vacances d’été, un service gratuit qui consiste à déplacer des livres d’une bibliothèque vers divers lieux publics. Le but de cette opération est d’offrir, pendant les vacances, des moments de plaisir aux enfants en découvrant des livres variés. A des dates et des lieux précis, des animateurs se rendront vers un endroit déterminé du parc et/ou lieu public où habituellement des enfants jouent (par exemple le bac à sable) et, munis d’une caisse ou d’un sac de livres, ils proposeront aux enfants de leur lire des livres de leur choix. Chaque lieu est parrainé par une bibliothèque publique afin d’inviter les enfants à les fréquenter en dehors des séances d’animations dans les parcs et, par temps de pluie, les animateurs les attendront dans la bibliothèque partenaire.

En ce qui concerne notre bibliothèque, elle est partenaire des activités du Parc d’Egmont (rue aux Laines/av. de la Toison d’or), tous les jeudis de 15h30 à 17h30 (sauf le 16 août). S’il pleut, c’est donc chez nous que vous devrez vous rendre avec vos bambins.



Pour plus d’informations, vous pouvez consulter le site du centre de littérature jeunesse (à l’adresse suivante http://www.cljbxl.be/. ) qui coordonne l’opération à Bruxelles. La Wallonie, quant à elle, est coordonnée par la section belge francophone de l’IBBY , (à l’adresse suivante : http://www.ibbyfrancophone.be/FR/ACTIVIT/LDP/2012/LDP2012_ibby.html.)

A bientôt donc, dans les parcs ou dans vos bibliothèques préférées !


jeudi 28 juin 2012

Histoire de Blanche Neige



Que ce soit par le film de Tarsem Singh ou celui de Rupert Sanders, les grosses productions semblent s’intéresser ces derniers temps à  Blanche Neige et à sa belle-mère jalouse. Pourtant ce n’est pas la première fois que l’industrie cinématographique joue à revisiter le célèbre conte… Lorsque nous nous figurons Blanche Neige, la plupart d’entre nous ont à l’esprit les traits que Walt Disney a bien voulu lui donner.

Retour sur les origines d’un conte universel

La version la plus connue de Blanche Neige a été mise en forme par les frères Grimm. Celle-ci est inspirée d’un mythe germanique (Schneewittchen). Cependant plusieurs mythes européens peuvent correspondre à ce personnage.

Tout au long de l’histoire, le conte a été décrypté de diverses et de différentes façons :

Un conte saisonnier 

On peut trouver assez de références au temps pour qu’on puisse voir dans Blanche Neige un conte saisonnier. En effet, Blanche Neige a été conçues en hiver, et peine à survivre jusqu’à la prochaine saison. La méchante reine peut être vue comme le symbole de l’hiver inhibant le développement d’une jeune fleur printanière en la figure de Blanche Neige.

Un conte moral 

Blanche neige montre que l’humilité et la patience sont toujours récompensées alors que la jalousie et la vanité peuvent nous mener tout droit à la chute. Il s’agit aussi d’un conte d’avertissement aux jeunes filles ou aux enfants naïfs, que l’on essaie de tenter avec un objet séduisant. Enfin, Blanche Neige nous dit qu’il ne faut pas s’attacher à des choses éphémères telles que la jeunesse ou la beauté…


Un conte «  anti-féministe »

Le conte des frères Grimm peut être aussi analysé comme un conte d’un navrant machisme… Il serait le tracé initiatique d’une jeune fille se préparant à son rôle de bonne ménagère et d’épouse passive, qui attend bêtement l’l’arrivée de son prince charmant sans rien faire pour prendre les choses en main. Son prince se l’approprie dans lui demander son avis ( elle dort…), et ne se fie qu’à son apparence physique sans chercher à la connaître vraiment.

Un conte enchanteur

Il existe encore de nombreux décryptages du conte de Blanche Neige comprise «  à toutes les sauces ». Mais en définitive, ne s’agit-il pas d’un conte enchanteur, comme tous les autres, où les passions s’exaltent, et où se mêlent la terreur et le sentiment du merveilleux ? Chacun peut donc comprendre Blanche Neige à sa manière

mercredi 6 juin 2012

A table !

Grâce à son talent, l’auteure-illustratrice britannique Rebecca Cobb nous plonge dans le l’univers onirique d’une petite fille au fort tempérament.

Celle-ci est interrompue dans son énergie créatrice, alors qu’elle est occupée à dessiner. Sa maman l’appelle pour venir manger : « A table ! ». Mais l’enfant répond qu’elle est trop occupée. Sa mère alors se fâche et exhorte l’enfant à se mettre à table, table sur laquelle l’attendent un bol de soupe, une tartine et une pomme. Tout-à-coup, le crocodile imaginaire du dessin interpelle la petite : « vas-tu terminer ton assiette ? ». C’est alors que commence une conversation entre la petite fille, le crocodile mais aussi un ours et un loup. C’est ainsi que l’enfant boudera son assiette et qu’elle refilera tout à ses animaux imaginaires…

Rebecca Cobb aborde ici un thème universel : celui de l’enfant « qui n’a pas faim ». Elle montre comment, grâce à son imaginaire, un enfant peut s’adapter aux impératifs des parents où aux exigences sociales. Les parents et les enfants trouvent dans ce livre un point de rencontre et de convergence ; tout le monde y trouve son compte, puisque l’enfant ne ratera pas une miette de son repas du soir.

En outre, les dessins sont fort charmants et ne sont pas sans rappeler l’esthétique des dessins des années 70.

Nous vous souhaitons donc une bonne lecture !

ici le blog de Rebbeca Cobb

vendredi 25 mai 2012

Madame Harpman...

Nous avons été attristés d'apprendre le décès d'un de nos plus grands auteurs belges : Madame Jacqueline Harpman. Décédée ce 24 mai 2012 à l'âge de 82 ans, la psychanalyste et l'écrivain de talent nous laissera d'excellents souvenirs de lectures... Détentrice de nombreux prix littéraires dont les prestigieux Prix Rossel (pour "Brève Arcadie" en 1959) et Prix Médicis (pour "Orlanda" en 1996), cette femme d'exception nous avait fait l'honneur de sa présence lors de l'exposition CoBrA, inaugurée à la bibliothèque en 1998.


Nous nous souviendrons d'elle pour son grand talent littéraire, notamment découvert avec la publication de son roman La plage d'Ostende, une histoire d'amour aussi touchante que bouleversante :  "Dès que je le vis, je sus que Léopold Wiesbek m'appartiendrait. J'avais onze ans, il en avait vingt-cinq... Je lus ma vie sur son visage et d'un instant à l'autre, je devins une femme à l'expérience millénaire."

  

Au revoir Madame Harpman...

mardi 22 mai 2012

Un musée de Martine à Mouscron en 2014...

Bonne nouvelle ! Martine aura son musée à Mouscron!
Mouscron est la ville d’origine de l’un des deux papas – dessinateur de Martine, Marcel Marlier.
Voilà pourquoi c'est là que s'ouvrira en 2014 le " Centre d'interprétation Marcel Marlier et de l'univers de Martine". Il prendra forme dans les dépendances du Château des Comtes. Plus qu'un musée, le centre offrira une série d'activités ludiques et participatives. Il sera interactif et ouvert à tous. Enfants mais également parents pourront y découvrir l'univers de Martine mais également l'oeuvre de son créateur.

Car si Martine a marqué le carrière de Marcel Marlier, elle n'a pas été la seule à faire partie de sa vie. Par exemple, en 1969, Jean-Lou et Sophie feront également leur apparition. A travers eux, une nouvelle manière d'explorer la nature et les merveilles qu'elle contient.

Marcel Marlier, c'est un artiste qui n'a cessé d'évoluer avec son temps et avec les nouvelles techniques mises à sa disposition pour illustrer, chaque jour un peu plus, les sensations offertes par toutes les choses qui nous entourent.

Il sera mis à l'honneur dès septembre 2012 pour une exposition temporaire à Mouscron.

Notre article sur le décès de Marcel Marlier ici 




jeudi 10 mai 2012

l'origine des mots...

Voici une liste alphabétique de mots dont nous vous donnerons l’étymologie.

Pourquoi l’étymologie ?

Rechercher l’origine des mots c’est retracer l’histoire de ces mots depuis leur racine embryonnaire jusqu’à leurs définitions les plus complexes. Ainsi nous pouvons « redonner un visage » aux mots de telle sorte qu’ils nous apparaissent non plus comme des signes algébriques sans âmes mais comme les témoins successifs de civilisation. Cela nous permet de connaître notre langue à travers le prisme du temps.

• Adolescent . Vient du mot latin adolescens , le participe présent du verbe adolescere , qui signifie grandir. Quant au mot « adulte », il vient du mot adulte, adultus , qui n’est autre que le participe passé de « adolescere ».

• Adorer . Vient du verbe latin adorare , qui signifie « prier. »

• angoisse . Vient du mot latin « angustia » lui-même dérivé de « angustus », signifiant « étroit », « resserrement » (et nous pouvons constater que lorsque nous sommes angoissés, nous avons la gorge « serrée »)

• Arriver. Vient du verbe latin arripare , qui signifie « toucher à la rive ».

• Assumer. Vient du verbe latin assumere qui signigie « prendre sur soi ».

• Bouquin .Signifiait « vieux livre » en 1565. Vient du mot néerlandais « boekijn », qui signifiait « petit livre ». L’imprimerie fleurissait en effet à cette époque dans la région flamande.

• Brouhaha. Dans une farce de 1548, un curé habillé en diable crie « brou, hou, hou, ha, ha, brou, ha, ha. ». Il s’agit d’une déformation onomatopéique de la formule hébraïque baruk habba qui signifie « bénit soit celui qui vient », « baruccaba », qui signifie « confession », « désordre ».

• Condoléance . Est un dérivé de l’ancien verbe condouloir, qui lui-même vient de condolere, signifiant « avoir de la douleur ».

• Demain . Vient du latin de mane, signifie « à partir du matin ».

• Désirer . Vient du lat. desiderare, qui signifie « regretter l’absence de quelque chose ».

• Enfant . Vient du latin infantem, accusatif. de infans ,qui signifiait « qui ne parle pas ». Désignait l’enfant en bas âge.

• Envahir. Vient du latin invadere et signifie, pénétrer dans.

• Morphine.Dérivé de « Morphée », le dieu du sommeil. Dit ainsi en raison des propriétés anesthésiantes de la morphine.

• Mosquée.Vient de l’arabe Masdjid qui signifie « endroit où on adore. »
• Nostalgie. Emprunt du latin médical nostalgia, créé en 1678 par le médecin suisse Hofer avec les mots grecs nostos signifiant « retour », et algos signifiant « souffrance. »

• Personne. Vient du latin personna. (mot d’origine étrusque signifiant « masque de théâtre »)

• Sadisme. Tiré de Sade, nom de l’auteur : le marquis de sade, dont les romans contiennent un érotisme particulier.

• Servir. Vient du latin servire « être esclave » (vient de servus, « le serf »). D’où la signification « être assujetti à, obéir à, avoir égard à » etc.

• Somnanbule. Combinaison du mot latin somnus « sommeil », ambulare « se promener, marcher » .

• Timide . Vient du latin timidus, qui vient du verbe timere « craindre ».

• Tohu bohu .Transcription de la locution hébraïque « thou bohou » employé dans la genèse pour désigner le chaos avant la création du monde.