vendredi 28 octobre 2011

Attention

La bibliothèque sera fermée du 30 octobre au 2 novembre inclus.

mercredi 26 octobre 2011

Une légende d'halloween : Jack à la lanterne



Il était une fois, il y a très longtemps, un maréchal ferrant qui vivait aux confins de l’Irlande. Ce Maréchal ferrant était méchant, ivrogne et égocentrique. Mais surtout il était terriblement avare. Il était tellement avare qu’on l’appelait « Jack l’avare ». Il était tellement avare, qu’il aurait vendu son âme au diable en personne pour ne rien avoir à payer. Et c’est d’ailleurs ce qu’il fit…

Une nuit qu’il était à la taverne, devinez qui Jack l’avare bouscula ? Il bouscula le diable lui-même ! Ce dernier, comme il était le diable, tenta de convaincre Jack de lui donner son âme en échange d’une faveur. Jack, sur le point de succomber, demanda au Diable de se changer en pièce de monnaie pour pouvoir se payer une dernière bière avant de se décider. Et c’est ce que le diable fit…

Jack se saisit de la pièce… puis il la mit dans sa poche ! Celle-ci contenait une petite croix en argent. Le diable ne pouvait donc plus s’échapper de la poche de Jack l’avare.

- Si tu veux sortir de ma poche, dit Jack, promets-moi que tu ne me réclameras pas mon âme pendant un an ! Et le diable promit…

Un an plus tard, Jack croisa le diable sur une route de campagne.

- Tu te rappelles de moi ? dit le diable. Un an s’est écoulé, je peux maintenant te demander ton âme.
- D’accord, dit Jack, mais avant cela, peux-tu me cueillir cette pomme sur cet arbre, afin que je la mange ?
Et c’est ce que le diable fit….

Ni une ni deux, Jack sortit son couteau de sa poche, et sculpta vite une croix dans le tronc du pommier. Le diable se retrouva coincé à nouveau !

- Si tu veux te décoller de cet arbre, dit Jack, tu dois me promettre de ne plus jamais me réclamer mon âme ! Et, une deuxième fois, le diable dut promettre.

Quelques années plus tard, Jack mourut. Mais, arrivé aux portes du paradis, il s’en vit refuser l’entrée.
- Toute ta vie tu fus un avare et un ivrogne, lui dit Dieu. Va-t-en au Diable !

Jack arriva aux portes de l’enfer. Mais le Diable ne pouvait plus rien pour lui :

- Rappelle-toi, dit le diable. Je t’ai promis de ne plus jamais réclamer ton âme. Je ne peux pas me dédire.
- Mais où vais-je aller ? dit Jack.
- Va t’en d’où tu viens, lui dit le Diable.

Or, il faisait nuit, il faisait froid, et le vent soufflait fort.
- Ne peux-tu pas me donner quelque chose pour éclairer ma route ? demanda Jack
Dans un geste de bonté, le diable lui donna un morceau de braise, car des braises, il se trouve qu’il y en a beaucoup en enfer ! Jack mit la braise dans le navet qu’il était en train de manger, pour la protéger du vent glacé. Et depuis, Jack erra, comme une âme en peine, au milieu des ténèbres.

Cette histoire fut racontée aux enfants irlandais, et tous les ans, la veille de la Toussaint, les enfants irlandais creusèrent leurs navets, et y déposèrent des braises en souvenir de Jack à la lanterne. Lors du XIXe siècle, les irlandais émigrèrent massivement vers les Etats-Unis d’Amérique, à cause de la famine. C’est aussi à cause de la famine que la citrouille fut préférée aux navets, car on en trouvait plus facilement.

C’est pourquoi, la nuit d’halloween, nous pouvons voir des têtes de citrouilles éclairer les fenêtres des maisons au Etats-Unis. C’est Pour guider les pauvres âmes, qui, tel Jack à la citrouille, n’ont nulle part où aller.

mercredi 19 octobre 2011

Notre rencontre avec monsieur Dominique Maes


Le 12 octobre dernier, notre bibliothèque fut le lieu de rencontre entre monsieur Dominique Maes et les élèves de quatrième année du lycée Dachsbeck. Dans le cadre de la Fureur de Lire, nous avons pu accueillir cet auteur et illustrateur belge, qui a partagé avec nous sa passion et sa vie :

Dominique Maes est né à Bruxelles, en 1957. Très tôt, il est passionné par le dessin et le plaisir de raconter. Il passe des années plutôt tristes à l’athénée Robert Catteau ; il confie sur son site : « je ressens aujourd'hui encore un dégoût face à la discipline de cet univers exclusivement masculin, raciste, prétentieux, sadique parfois et formateur des élites qui firent les universitaires puis les dirigeants politiques ou les ingénieurs déshumanisés qui conduisent les multinationales d'aujourd'hui." Il étudie ensuite à l’académie des Beaux-arts de Bruxelles puis à l’institut Saint-Luc, où il enseignera plus tard l’illustration. Ces années-là sont plus joyeuses car il peut d’adonner à son art.

C’est en 1982 qu’il publie son premier album pour la jeunesse, aux éditions Casterman. Là aussi, il trouve sa voie, après avoir travaillé dans des endroits qu’il n’aimait pas, (dans des agences de pub et à la Communauté Européenne.) Il publie en tant qu’illustrateur, en tant qu’auteur, ou les deux ! Aujourd’hui, Dominique Maes voyage beaucoup mais il a toujours le temps de passer dans une bibliothèque, ou de faire des ateliers de dessin ! Il a publié plus de quantre-vingt livres dont quelques-uns sont disponibles à la bibliothèque.




Notre rencontre avec lui fut aussi agréable qu’elle fut instructive. Dominique Maes a le contact facile avec les enfants, et possède une approche originale de son œuvre. Tout en faisant parler les élèves de ce qu’ils aimaient, il leur a fait découvrir son univers, ses dessins, ses textes, et son matériel. Ainsi, les enfants ont voyagé sans jamais s’ennuyer. Au fond, Dominique Maes n’a pas peut-être pas voulu oublier ce que c’est que d’être un enfant qui s’ennuie comme il s’est ennuyé sur les bancs de l’école. Que peut-on attendre de plus d’un auteur et illustrateur pour la jeunesse ? Rien sinon qu’il nous enchante toujours autant !

mercredi 12 octobre 2011

Il était une fois... le conte!

La rentrée scolaire étant maintenant bien entamée, notre équipe a déjà eu plus d’une fois l’occasion d’animer L’heure du conte. Il s’agit pour nous d’une heure particulière car elle nous permet de faire découvrir aux enfants les histoires que nous avons aimées, et que nous voulons leur transmettre.

Transmettre, parce que conter est avant tout un acte de transmission. Si le conte fait l’objet de réécriture depuis la renaissance, celui-ci n’atteint pleinement son accomplissement, que lorsque les humains, sont réunis pour et par lui.

Les particularités du conte

Le conte est un récit de fiction généralement assez bref qui relate au passé les épreuves vécues par un personnage (ou un groupe de personnages). Ce qui le distingue des autres genres c’est son caractère fictif clairement avoué. :

• L’histoire se déroule toujours dans un ancien temps, assez flou, (d’où le célèbre : « il était une fois »). L’univers et les lieux sont évoqués de manière assez floue également, de sorte que le conte semble se situer en dehors du monde actuel.

• Tout est possible dans le conte, toutes les invraisemblances. Les personnages peuvent dormir cent ans, les objets peuvent être doués de pouvoir.

• Les personnages n’ont pas beaucoup de profondeur, ils font plutôt office de figures.

• La construction du conte est très simple et d’une grande lisibilité


Malgré ce caractère fictif clairement avoué ; le conte est marqué par les valeurs et les codes qui les caractérisent. Il est issu de la tradition populaire, et plusieurs de ses éléments appartiennent à la mémoire collective. C’est ce qui explique que le conte comporte souvent un aspect moral, didactique : le conte s’adresse aux membres de la communauté pour les élever.

Cependant, la fonction didactique du conte n’entame jamais sa fonction ludique : le conte est surtout raconté pour divertir, émerveiller, amuser.

Les fonctions du conte

Nous l’avons vu, le conte sert à élever et à divertir. Mais il peut également être utilisé pour le développement personnel. Selon certains psychanalystes et psychologues, les contes s’adressent à notre part inconsciente, à nos structures psychiques fondamentales. Sous formes d’images symboliques, le conte traduit les problèmes auxquels nous sommes confrontés dès l’enfance, et qui touchent à la fois aux relations dans la famille, et aux problèmes personnels. En réalité le conte joue un rôle important dans la construction de la personnalité, et est utilisé de plus en plus en psychothérapie.



C’est sans doute pourquoi le psychologue français Jacques Salomé, a rédigé son recueil Contes à guérir contes à grandir. (Que nous possédons à la bibliothèque). C’est aussi pourquoi de vieilles histoires comme celles du petit chaperon rouge ou de Cendrillon, sont encore racontés aujourd’hui aux enfants.

Mais nous n’en restons pas là ! Car nombre d’albums jeunesse d’aujourd’hui se font un plaisir d’explorer et de ré-explorer les contes les plus connus.

N’hésitez pas à venir jeter un coup d’œil sur nos ouvrages !