mardi 20 décembre 2011

Chers lecteurs,

La grève de ce jeudi 22 décembre 2011 étant confirmée,le personnel ne pourra assurer la permanence à la bibliothèque.

LA BIBLIOTHEQUE SERA DONC EXCEPTIONNELLEMENT
FERMEE CE 22 DECEMBRE.

Veuillez nous excuser,


Les bibliothécaires

mercredi 7 décembre 2011

Monsieur Hubert Nyssen nous a quittés


Qui ne connaît pas aujourd’hui les fameux livres oblongs aux couvertures illustrées de la prestigieuse maison d’édition Actes Sud ? Son fondateur, monsieur Hubert Nyssen, nous a quittés récemment, le 12 novembre 2011. Il était chez lui, entourés des siens et de ses livres. Il avait 86 ans. Retour sur la vie d’un homme remarquable…

Hubert Nyssen naît le 11 avril 1925, à Bruxelles. Dès les premières années de sa vie, il se passionne pour l’art du récit, grâce à un instituteur du nom de monsieur Clerck, qui s’est déjà fait une réputation d’écrivain sous le nom d’Albert Ayguesparse. L’instituteur entretient ses jeunes élèves de ses lectures et surtout de celles qu’il leur recommande, selon leurs âges et leurs goûts. Le jeune Hubert, dont la grand-mère est une inlassable conteuse, boit alors les paroles de son instituteur. A cette époque, les conditions semblent déjà réunies pour faire du jeune élève un homme de lettres. Pourtant, ce n’est qu’à plus de 40 ans qu’Hubert Nyssen publiera son premier roman.

Après avoir terminé ses études à l’ULB, le jeune homme décide de se lancer dans la publicité. La guerre est alors terminée, et à cette époque, la publicité est un filon de premier ordre. Au cours de cette guerre, le jeune homme aura perdu une amie très chère : une enseignante dont il était épris, et qui, résistante, fut tuée dans un camp nazi. Ce thème-là sera récurent dans de nombreux livres de l’écrivain. En 1957, il fonde le petit théâtre de Plans, révélant déjà le fabuleux mécène qu’il est : ce n’est autre que la chanteuse Barbara qui y fera ses débuts.

Malgré le succès de ces deux entreprises et une vie déjà bien accomplie, Hubert Nyssen décide, en 1968, de s’en bâtir une autre. Il part s’installer dans le midi, près d’Arles. Là-bas, il ouvre une maison d’éditions cartographiques et se consacre corps et âme à sa passion : l’écriture. En 1973, il sort son premier roman, Le nom de l’arbre, publié chez Grasset. Cet ouvrage est le premier d’une longue série d’autres, qui constitueront une œuvre très riche. C’est pour éditer la quantité de ses autres textes qu’il décide de fonder sa propre maison d’édition Actes Sud. Celle-ci fera remarquablement concurrence au monopole centraliste parisien : comme les écrivains français répugnent à ce moment à paraître en province, Nyssen, à l’instar de son professeur d’école primaire, deviendra un inlassable chercheur de têtes de littérature universelle.

C’est ainsi qu’il décèlera de nombreux talents étrangers qui lui seront reconnaissants. Citons par exemple Paul Auster qu’il aura encouragé à édifier sa propre œuvre. L’auteur lui sera tellement reconnaissant qu’en France, il ne voudra plus être édité ailleurs que chez Actes Sud. Le cas de Nina Berberova est aussi particulièrement exemplaire. Cet auteur rentre en 1985 dans le catalogue avec son roman « l’accompagnatrice ». A cette époque, Nina Berberova a 84 ans et aucun éditeur français ne veut d’elle. Elle devient, grâce à Hubert Nyssen, la coqueluche des lecteurs, à tel point que la ville d’Arles rebaptise Place Nina Berborova, le lieu où s’affaire toujours une grande partie de l’équipe Acte Sud. Yoko Ogawa, Russel Banks, Cess Nooteboomn, Imré Kertesz, autant d’autres noms que le fabuleux découvreur de talents aura découvert.

Le fond épousant la forme, Hubert Nyssen, aura également révélé avoir un goût très sûr en ce qui concerne la présentation de ces livres : un papier de qualité, des couvertures illustrées, et ce format particulier qu’on connaît aux livres d’Acte Sud (10 cm sur 19m). A ce propos, Hubert Nyssen aimait expliquer qu’il avait voulu fabriquer des livres qui tiennent bien dans la main, d’où cet étirement et ce rétrécissement simultanés. Il disait néanmoins moins souvent que, de cette manière, il faisait des économies de papier !

Toujours est-il, qu’Acte Sud est devenu l’un des trois ou quatre éditeurs les plus importants de France. La collection de poche Babel se crée en 1989. Acte Sud junior, en 1995. En 2004, Hubert Nyssen regarde Laurent Ga. Nina Berberova, Yoko Ogawa, Russel Banks, Cess Nooteboomn, Imré Kertesz, autant de noms que le fabuleux découvreur de talents aura découvert Gaudé recevoir le Goncourt pour Le soleil de Scorta, alors qu’il se retire tout doucement de la maison, y laissant quand-même un pied.

Parallèlement à cela, l’écrivain aura construit et nourrit patiemment son œuvre, une des plus cohérentes des lettres françaises contemporaines. Il nous laisse un très bel héritage.

mercredi 30 novembre 2011

" Sur le chemin des contes brésiliens" : notre exposition du 5 au 16 dcémbre 2011

Lancé à Bruxelles en 1969, Europalia est un festival international qui présente tous les deux ans le patrimoine culturel d’un pays. Cette année, Europalia nous entraîne au Brésil. Ce pays en mouvement, qui a toujours su puiser dans ses origines et dans la mosaïque des peuples qui le compose, nous offre une culture très riche et pour le moins fascinante. A elle seule, elle nous montre à quel point les différences sont un enrichissement pour chacun d’entre nous. C’est dans le cadre d’Europalia Brésil donc, que notre bibliothèque organise son exposition, dont le thème est le conte brésilien. Non contente de participer à sa manière à Europalia Brésil, et d’être ancrée dans l’actualité de sa ville, notre bibliothèque, par cette exposition, remplit les objectifs du nouveau décret relatif aux bibliothèques publiques. En effet, l’exposition ne se suffit pas à elle-même : d’une part, elle a été l’occasion pour les participants de se livrer à des activités créatrices, dont les résultats font l’objet de l’exposition, et d’autre part, l’exposition compte parmi ses objectifs de créer une ambiance agréable, et propice à des « Heures du conte brésiliens. »

Les contes brésiliens

Les contes brésiliens sont le miroir, le reflet de la culture Brésilienne. A son instar, les contes brésiliens se métissent, une légende en enrichissant une autre. Les contes brésiliens sont majoritairement d’origine indienne et africaine. Ils sont un mélange de légendes et de faits réels. Ces légendes expliquent à leurs manières les nombreux mystères du monde que sont la nuit et le jour, la vie, la mort ou la beauté. Ainsi, dans « Rêve noir d’un lapin blanc », un petit lapin blanc s’interroge sur la beauté noire d’une petite fille africaine. Que faudrait-il qu’il fasse pour avoir une belle peau comme elle ? Les contes brésiliens racontent aussi d’une manière originale les origines du monde : dans « Comment la nuit vint au monde et autres contes brésiliens », nous apprenons que selon la légende, il y a d’abord eu le jour, et non la nuit. Mais il s’agit aussi souvent d’amour et de sagesse.

L’exposition

Comme dit plus haut, les participants de l’exposition se sont livrés à des activités créatrices, dont les résultats sont les objets de l’exposition. Certains contes ont fait l’objet d’atelier d’écriture. Un concours a notamment été lancé auprès de deux classes d’élèves du lycée car du Lycée Daschbeck.. L’objet de ce concours était de créer un conte à partir du livre « le petit marchand des rues », qui n’est fait que d’illustrations. C’est à vous de voter pour le conte qui vous plaît le plus. D’autres élèves ont raconté les contes appris en classe par les moyens d’expression que sont le dessin, la peinture, ou encore d’autres formes d’art plastique. Un théâtre d’ombre a été réalisé. Le tout sera exposé dans notre bibliothèque, où vous êtes attendus nombreux ce 5 décembre 2011 à 15 h30, pour le vernissage. Des petits verres de cachaça vous attendent, ainsi que des recettes typiquement brésiliennes, que vous pourrez préparer à la maison.

Les participants

De nombreux élèves ont participé à l’exposition :

• Les élèves de l’école préparatoire Dachsbeck lyscée Daschbecq : 3 classes de première, 4 classes de deuxième, 2 classes de troisième et deux classes de sixième année.

• Les élèves de l’école préparatoire Robert Catteau : 3 classes de sixième année

• Les élèves du Lycée Dachsbeck : 1 classe de première et une classe de deuxième année

• Les élèves de l’Institut Charles Gheude : 1 classe de première année.

• Les résidants du home Le Chantoir.

Tous ont apporté leur part de créativité, et ont déposé l’empreinte de leurs pas, sur le chemin des contes brésiliens. Nous espérons que vous aussi vous saurez le trouver, et nous vous attendons nombreux ce lundi. A tout bientôt.

jeudi 24 novembre 2011

« J’aime pas lire ! »… Quelques idées pour encourager les enfants à aimer la lecture

« Quels pédagogues nous étions lorsque nous n’avions pas le soucis de la pédagogie » (Daniel Pennac)

Face au désintérêt souvent affiché des enfants et des adolescents pour la lecture, nous pourrions nous demander s’il est bien utile d’insister à vouloir leur en donner le goût… Pourquoi, forcément, tout le monde devrait aimer lire ? Tous les goûts ne sont-ils pas dans la nature et pourquoi ne pas respecter ceux de chacun ? Si lire est une liberté, pourquoi serait-ce une obligation ?

Un plaisir et une nécessité

Bien-sûr, nous ne sommes pas tous égaux devant la lecture. Il y aura toujours des personnes qui adoreront lire et d’autres qui aimeront moins cela, sans que cela ne soit un drame. Pourtant, outre le plaisir qu’elle peut représenter, et qui est certes relatif, la lecture n’en reste pas moins un moyen privilégié de s’ouvrir au monde, de se cultiver, d’élargir ses domaines de connaissances. Le monde étant en perpétuel changement, il est souvent utile de savoir comment on se situe par rapport à lui. Il est donc nécessaire d’en connaître l’histoire, et d’avoir accès aux divers domaines de la connaissance, aux différentes façons de penser le monde. Pour cela, lire est le béaba.

Lire, c’est aussi, souvent, entretenir son sens de la curiosité : on en apprend toujours un peu plus sur les différentes civilisations, sur la culture et la spiritualité de chacun.

D’autre part, la maîtrise de la lecture entraîne également l’autonomie au quotidien, et dans ce sens elle est vraiment indispensable.

Quelques pistes pour encourager les enfants à lire

Voici quelques pistes extraites du livre J’aime pas lire/ Delphine de Maupeou ; illustré par Brunos, Editions du temps, 2006 ISBN 2-84274-361-1


• Donner l’exemple

L’enfant qui voit ses parents lire s’identifiera à eux et aura plus facilement envie de s’y mettre, lui aussi. C’est une bonne idée de manifester qu’on lit à son enfant (par exemple lorsqu’on consulte le journal, dire : « tiens, qu’est-ce qu’il y a à la télévision aujourd’hui… ? »)

• Leur lire des histoires

Lire des histoires aux enfants leur permet de se familiariser avec l’objet qu’est le livre. Mais aussi de rentrer dans la magie du récit… Sans cela, lorsque l’enfant ouvrira un livre, il se retrouvera devant une série de mots fastidieux à déchiffrer.


• Continuer de leur lire des histoires lorsqu’ils apprennent à lire à l’école

Continuer de lire des histoires aux enfants lorsqu’ils apprennent à lire est important, cela signifie ne pas les abandonner en cours de route : alors qu’ils étaient baignés dans un monde magique, les voilà seuls devant leur livre à devoir le déchiffrer. Si nous arrêtons de leur lire des histoires, ils oublieront bien vite le plaisir que cela leur apporte, et ce ne sera pour eux plus qu’un devoir.


• Ne pas focaliser sur la performance de l’enfant

Chaque enfant progresse à son rythme.


Ne pas forcément obliger les enfants à lire de grands auteurs


Bien-sûr, c’est intéressant de transmettre aux enfants et adolescents le plaisir des livres que nous avons aimés, et qui sont écrits par de grands auteurs. Mais la littérature jeunesse regorge de livres et est foisonnante de nouveautés. Les enfants se dirigeront un jour vers les classiques, si nous leur en donnons la curiosité.

• Ne pas choisir à la place de l’enfant

Choisir un livre est quelque chose d’extrêmement personnel, alors pourquoi choisir à la place de l’enfant ? Il est mieux d’encourager l’enfant à découvrir ce qu’il aime, lui.

• Accepter que l’enfant ne termine pas toujours son livre

Quand un enfant ne finit pas un livre, ce n’est pas forcément une preuve d’inconstance, ce n’est pas forcément non plus un geste de paresse… C’est peut-être tout simplement parce que le livre ne lui plaît pas, et qu’il a changé d’avis !

• Faire en sorte que l’enfant puisse lire dans le calme
Ne pas déranger l’enfant pendant qu’il lit, et aménager un espace où il puisse le faire dans le calme.

• Faire en sorte que l’enfant ait le temps de lire
Ne pas surcharger ses horaires d’activités extrascolaires

• Tâcher de comprendre ce qui éloigne l’enfant du livre
Dans le cas où toutes ces stratégies ne fonctionnent pas, on peut bien-sûr discuter avec l’enfant. Qu’est-ce qui ne lui plaît pas dans le livre ? Les caractères sont-ils trop petits ? Est-ce le type d’histoires qu’il aime, qui l’intéressent ?

• Aller à la rencontre des livres
Bien-sûr, venir à la bibliothèque

• Partager avec l’enfant ses impressions à propos d’un livre
A Propos d’un livre qu’on lui a lu, ou qu’on a lu chacun de part et d’autre.


Sur ce, notre équipe vous souhaite bonne lecture et bonne chance !

mercredi 16 novembre 2011

"U" : un conte poétique sur le passage de l'enfance à l'adolescence




Connaissez-vous la petite licorne U ? U est une licorne aux longs cheveux blonds, aux grandes oreilles et au corps d’enfant. Une longue queue de cheval lui pousse au bas du dos. L’unique corne qu’elle porte sur son front symbolise l’unicité de la relation qu’elle entretient avec Mona. Car il est impossible de parler de U sans parler de Mona. Si U est là, c’est pour Mona !

Mona est une princesse. Une princesse qu’aucune petite fille au monde n’envierait : depuis que ses parents ont disparu, Mona vit seule avec deux terreurs ; Goomi et son fils Monseigneur. Mona est très malheureuse ; ses deux terreurs passent leur temps à lui donner des ordres. Elle vivra dans la solitude jusqu’au jour où U fera apparition dans sa vie pour l’accompagner : « Je serai là… aussi longtemps que tu auras besoin de moi… », lui dira U

Vous l’aurez compris, U symbolise la personne qui manque tant à la personne préadolescente, mal avec elle-même, se sentant abandonnée mais aussi, souvent, dans le rejet de l’autre. U sait y faire avec Mona. Aussi, lorsque Mona devient une jeune fille, c’est-à-dire « insupportable », U supporte néanmoins avec patience tous les caprices de Mona. Elle est sa compagne, sa petite et sa grande sœur à la fois, elle est sa confidente et sa meilleure amie. U, avec son innocence, sa douceur et sa candeur, symbolise aussi bien le monde de l’enfance qu’elle symbolise celui de la féminité (par exemple celui de « la femme enfant »)

Mais « U », ne s’arrête pas à une histoire d’amitié, il s’agit aussi une histoire d’amour … et de séparation.

Laissons parler Grégoire Solotareff, l’auteur et l’illustrateur de ce livre, (qui au départ était un film d’animation) : « C’est une inspiration qui me vient de l’enfance. En 1960, quand je suis arrivé en France, j’avais visité avec mes parents le musée de Cluny où j’avais admiré la tapisserie de la dame à la Licorne. Plus tard, en lisant des choses sur la Licorne, symbole de la protection de la jeune fille vierge, j’ai eu envie de raconter, à travers elle, une histoire de séparation au moment de la rencontre de l’amour. »

En effet, U va faire la rencontre du chat Kulka. Kulka fait partie du groupe des wéwés. Les Wéwés sont d’étranges petites bêtes sympathiques et avenantes qui voyagent beaucoup. Au début, Kulka ne s’intéressera pas tellement à Mona, mais bien vite les deux êtres vont se rapprocher, et vont finir par s’aimer. C’est ainsi que U va rétrécir, rétrécir et encore rétrécir, jusqu’à en devenir minuscule. Mona, en tombant amoureuse, n’aura plus besoin d’elle. Grâce à la nouvelle autonomie de sa protégée, U, devenue assez petite, va pouvoir s’envoler légère, vers d’autres cieux, où probablement, une autre Mona l’attend.

Lorsque U aura complètement disparue, Kulka racontera à son amoureuse le secret que celle-ci lui avait confié un soir : « Un jour, lorsque leur protégée grandit, les licornes deviennent petites, toutes petites, infiniment petites, et s’en veut, comme ça, poussées par le vent, mais elles ne meurent jamais. Elles réapparaissent ailleurs, lorsque quelqu’un sait les appeler. »

« U » est une histoire semblable à celle de la vie. Elle est belle, et aussi joyeuse qu’elle peut être triste. U est disponible dans notre bibliothèque.

jeudi 10 novembre 2011

Chers lecteurs,
la bibliothèque sera fermée du 11 au 13 novembre inclus.
De plus suite à des travaux techniques de maintenance, nous ne pourrons pas vous prêter de livres du 14 au 20 novembre 2011.
Nous en sommes vraiment désolées.

mercredi 9 novembre 2011

Et te voici permise à tout homme



Anna, religieuse juive orthodoxe, a fait la rencontre de Sacha dans la librairie qu’elle tenait. Sacha, juif non religieux et non pratiquant, était avide d’en savoir plus sur la religion de son peuple. Anna l’a donc aidé à découvrir les grands auteurs de la pensée juive. Petit à petit, les deux êtres se sont apprivoisés et sont tombés amoureux l’un de l’autre.

Rien n’aurait dû s’opposer à leur amour, si ce n’est qu’Anna est unie religieusement à un homme qui ne veut pas la délivrer de son statut de femme mariée.

Trois ans auparavant, Anna a divorcé civilement de cet homme car celui-ci la méprisait, et ne la regardait ni avec amour ni avec désir. Mais au regard de la loi juive, c’est le mari qui doit délivrer le guet à sa femme, autrement dit la répudier, et ainsi lui permettre de refaire sa vie. Toute femme s’unissant charnellement à un homme sans avoir reçu le guet, est considéré comme infidèle. Tout enfant naissant d’une telle union est donc considéré comme Mamzer : Bâtard.

Anna, pourtant très amoureuse de Sacha, ne peut renoncer à ses croyances, qui font partie de son identité, et se retrouve ainsi déchirée entre son amour et sa religion. De son côté, Sacha, ne peut comprendre comment on peut rester enchaîné à des traditions séculaires et sexistes.

En effet, le mari d’Anna l’enchaîne à son passé en exerçant sur elle un odieux chantage au guet. Anna doit sacrifier, pour être libre, tous ses biens matériels… Ainsi, il se venge de ce qu’elle a voulu prendre sa liberté.

« Et te voici permise à tout homme », sous ses accents de mélodrames, est un roman très actuel. Il raconte le dilemme de la femme au cœur d’une société dont les mœurs sont libérées, (le roman se passe en France), mais aux prises avec le poids des traditions. Comment rester fidèle à ses croyances tout en aimant comme les femmes peuvent aujourd’hui aimer, c’est toute la question d’Anna, et de bien d’autres femmes…

« Et te voici permise à tout homme », ainsi que les autres romans d’Eliette Abécassis sont disponibles à la bibliothèque.

Et te voici permise à tout homme/ Eliette Abécassis, Paris : Albin Michel, 2011.

vendredi 28 octobre 2011

Attention

La bibliothèque sera fermée du 30 octobre au 2 novembre inclus.

mercredi 26 octobre 2011

Une légende d'halloween : Jack à la lanterne



Il était une fois, il y a très longtemps, un maréchal ferrant qui vivait aux confins de l’Irlande. Ce Maréchal ferrant était méchant, ivrogne et égocentrique. Mais surtout il était terriblement avare. Il était tellement avare qu’on l’appelait « Jack l’avare ». Il était tellement avare, qu’il aurait vendu son âme au diable en personne pour ne rien avoir à payer. Et c’est d’ailleurs ce qu’il fit…

Une nuit qu’il était à la taverne, devinez qui Jack l’avare bouscula ? Il bouscula le diable lui-même ! Ce dernier, comme il était le diable, tenta de convaincre Jack de lui donner son âme en échange d’une faveur. Jack, sur le point de succomber, demanda au Diable de se changer en pièce de monnaie pour pouvoir se payer une dernière bière avant de se décider. Et c’est ce que le diable fit…

Jack se saisit de la pièce… puis il la mit dans sa poche ! Celle-ci contenait une petite croix en argent. Le diable ne pouvait donc plus s’échapper de la poche de Jack l’avare.

- Si tu veux sortir de ma poche, dit Jack, promets-moi que tu ne me réclameras pas mon âme pendant un an ! Et le diable promit…

Un an plus tard, Jack croisa le diable sur une route de campagne.

- Tu te rappelles de moi ? dit le diable. Un an s’est écoulé, je peux maintenant te demander ton âme.
- D’accord, dit Jack, mais avant cela, peux-tu me cueillir cette pomme sur cet arbre, afin que je la mange ?
Et c’est ce que le diable fit….

Ni une ni deux, Jack sortit son couteau de sa poche, et sculpta vite une croix dans le tronc du pommier. Le diable se retrouva coincé à nouveau !

- Si tu veux te décoller de cet arbre, dit Jack, tu dois me promettre de ne plus jamais me réclamer mon âme ! Et, une deuxième fois, le diable dut promettre.

Quelques années plus tard, Jack mourut. Mais, arrivé aux portes du paradis, il s’en vit refuser l’entrée.
- Toute ta vie tu fus un avare et un ivrogne, lui dit Dieu. Va-t-en au Diable !

Jack arriva aux portes de l’enfer. Mais le Diable ne pouvait plus rien pour lui :

- Rappelle-toi, dit le diable. Je t’ai promis de ne plus jamais réclamer ton âme. Je ne peux pas me dédire.
- Mais où vais-je aller ? dit Jack.
- Va t’en d’où tu viens, lui dit le Diable.

Or, il faisait nuit, il faisait froid, et le vent soufflait fort.
- Ne peux-tu pas me donner quelque chose pour éclairer ma route ? demanda Jack
Dans un geste de bonté, le diable lui donna un morceau de braise, car des braises, il se trouve qu’il y en a beaucoup en enfer ! Jack mit la braise dans le navet qu’il était en train de manger, pour la protéger du vent glacé. Et depuis, Jack erra, comme une âme en peine, au milieu des ténèbres.

Cette histoire fut racontée aux enfants irlandais, et tous les ans, la veille de la Toussaint, les enfants irlandais creusèrent leurs navets, et y déposèrent des braises en souvenir de Jack à la lanterne. Lors du XIXe siècle, les irlandais émigrèrent massivement vers les Etats-Unis d’Amérique, à cause de la famine. C’est aussi à cause de la famine que la citrouille fut préférée aux navets, car on en trouvait plus facilement.

C’est pourquoi, la nuit d’halloween, nous pouvons voir des têtes de citrouilles éclairer les fenêtres des maisons au Etats-Unis. C’est Pour guider les pauvres âmes, qui, tel Jack à la citrouille, n’ont nulle part où aller.

mercredi 19 octobre 2011

Notre rencontre avec monsieur Dominique Maes


Le 12 octobre dernier, notre bibliothèque fut le lieu de rencontre entre monsieur Dominique Maes et les élèves de quatrième année du lycée Dachsbeck. Dans le cadre de la Fureur de Lire, nous avons pu accueillir cet auteur et illustrateur belge, qui a partagé avec nous sa passion et sa vie :

Dominique Maes est né à Bruxelles, en 1957. Très tôt, il est passionné par le dessin et le plaisir de raconter. Il passe des années plutôt tristes à l’athénée Robert Catteau ; il confie sur son site : « je ressens aujourd'hui encore un dégoût face à la discipline de cet univers exclusivement masculin, raciste, prétentieux, sadique parfois et formateur des élites qui firent les universitaires puis les dirigeants politiques ou les ingénieurs déshumanisés qui conduisent les multinationales d'aujourd'hui." Il étudie ensuite à l’académie des Beaux-arts de Bruxelles puis à l’institut Saint-Luc, où il enseignera plus tard l’illustration. Ces années-là sont plus joyeuses car il peut d’adonner à son art.

C’est en 1982 qu’il publie son premier album pour la jeunesse, aux éditions Casterman. Là aussi, il trouve sa voie, après avoir travaillé dans des endroits qu’il n’aimait pas, (dans des agences de pub et à la Communauté Européenne.) Il publie en tant qu’illustrateur, en tant qu’auteur, ou les deux ! Aujourd’hui, Dominique Maes voyage beaucoup mais il a toujours le temps de passer dans une bibliothèque, ou de faire des ateliers de dessin ! Il a publié plus de quantre-vingt livres dont quelques-uns sont disponibles à la bibliothèque.




Notre rencontre avec lui fut aussi agréable qu’elle fut instructive. Dominique Maes a le contact facile avec les enfants, et possède une approche originale de son œuvre. Tout en faisant parler les élèves de ce qu’ils aimaient, il leur a fait découvrir son univers, ses dessins, ses textes, et son matériel. Ainsi, les enfants ont voyagé sans jamais s’ennuyer. Au fond, Dominique Maes n’a pas peut-être pas voulu oublier ce que c’est que d’être un enfant qui s’ennuie comme il s’est ennuyé sur les bancs de l’école. Que peut-on attendre de plus d’un auteur et illustrateur pour la jeunesse ? Rien sinon qu’il nous enchante toujours autant !

mercredi 12 octobre 2011

Il était une fois... le conte!

La rentrée scolaire étant maintenant bien entamée, notre équipe a déjà eu plus d’une fois l’occasion d’animer L’heure du conte. Il s’agit pour nous d’une heure particulière car elle nous permet de faire découvrir aux enfants les histoires que nous avons aimées, et que nous voulons leur transmettre.

Transmettre, parce que conter est avant tout un acte de transmission. Si le conte fait l’objet de réécriture depuis la renaissance, celui-ci n’atteint pleinement son accomplissement, que lorsque les humains, sont réunis pour et par lui.

Les particularités du conte

Le conte est un récit de fiction généralement assez bref qui relate au passé les épreuves vécues par un personnage (ou un groupe de personnages). Ce qui le distingue des autres genres c’est son caractère fictif clairement avoué. :

• L’histoire se déroule toujours dans un ancien temps, assez flou, (d’où le célèbre : « il était une fois »). L’univers et les lieux sont évoqués de manière assez floue également, de sorte que le conte semble se situer en dehors du monde actuel.

• Tout est possible dans le conte, toutes les invraisemblances. Les personnages peuvent dormir cent ans, les objets peuvent être doués de pouvoir.

• Les personnages n’ont pas beaucoup de profondeur, ils font plutôt office de figures.

• La construction du conte est très simple et d’une grande lisibilité


Malgré ce caractère fictif clairement avoué ; le conte est marqué par les valeurs et les codes qui les caractérisent. Il est issu de la tradition populaire, et plusieurs de ses éléments appartiennent à la mémoire collective. C’est ce qui explique que le conte comporte souvent un aspect moral, didactique : le conte s’adresse aux membres de la communauté pour les élever.

Cependant, la fonction didactique du conte n’entame jamais sa fonction ludique : le conte est surtout raconté pour divertir, émerveiller, amuser.

Les fonctions du conte

Nous l’avons vu, le conte sert à élever et à divertir. Mais il peut également être utilisé pour le développement personnel. Selon certains psychanalystes et psychologues, les contes s’adressent à notre part inconsciente, à nos structures psychiques fondamentales. Sous formes d’images symboliques, le conte traduit les problèmes auxquels nous sommes confrontés dès l’enfance, et qui touchent à la fois aux relations dans la famille, et aux problèmes personnels. En réalité le conte joue un rôle important dans la construction de la personnalité, et est utilisé de plus en plus en psychothérapie.



C’est sans doute pourquoi le psychologue français Jacques Salomé, a rédigé son recueil Contes à guérir contes à grandir. (Que nous possédons à la bibliothèque). C’est aussi pourquoi de vieilles histoires comme celles du petit chaperon rouge ou de Cendrillon, sont encore racontés aujourd’hui aux enfants.

Mais nous n’en restons pas là ! Car nombre d’albums jeunesse d’aujourd’hui se font un plaisir d’explorer et de ré-explorer les contes les plus connus.

N’hésitez pas à venir jeter un coup d’œil sur nos ouvrages !

mercredi 28 septembre 2011

Lire tout le temps par tous les temps

La fin de ce mois de septembre nous a offert de belles journées ensoleillées. Ce fut l’occasion pour tout un chacun de profiter de la belle lumière, mais aussi, pourquoi pas, de lire dans un parc ou à la terrasse d’un café. Car si lire est un acte de détente, c’est aussi un acte de liberté. Il s’agit d’une activité qui peut se pratiquer quasi partout, par tous les temps.

Lorsque vient l’hiver, qu’il est agréable de lire à la lueur de sa lampe de chevet, avec une bonne tasse de chocolat chaud ! Il peut être doux aussi de lire allongé dans son lit, avant de s’endormir. Bien-sûr, cela dépend des goûts et des modes de relaxation de chacun.

En été, combien de personnes n’aiment pas lire sur la plage, au bord d’une piscine, ou à l’ombre d’un arbre ? Peu importe le type de lecture ; que ce soit une revue, un roman ou une bande dessinée, la lecture réussit à nous emmener, elle nous permet de nous évader ou de réfléchir, selon nos besoins du moment.

La lecture peut aussi nous aider à franchir certains caps de notre vie. Il existe très souvent un livre quelque part, qui nous parle de ce que nous sommes en train de traverser, un livre qui nous informe, nous accompagne, ou nous console…

Et que dire de ces longs voyages en train, ou de ces longs moments en salle d’attente, où la lecture réussit simplement à nous faire passer le temps ?

La lecture peut aussi être l’occasion de partager, de transmettre : lire une histoire à un enfant est toujours un moment très riche.

Moralité : il faut toujours avoir un « petit » livre sur soi ! N’hésitez pas à venir en louer à la bibliothèque pour passer de bons moments.

mercredi 21 septembre 2011

Voici venir l'automne

Bientôt le 23 septembre… L’automne arrive à grands pas! Mais que nous évoque cette saison, sinon qu’elle nous «  prépare » à la venue de l’hiver ?

L’automne est l’une des quatre saisons des zones tempérées. Chez nous,  les températures baissent, le temps se fait pluvieux, venteux. Le soleil, comme à son habitude, reste taquin : il vient quand il en a envie. Les arbres perdent petit à petit leurs feuilles, qui ont attrapé de belles couleurs chatoyantes. La nature semble nous offrir toute sa beauté et sa chaleur, avant de s’endormir dans l’hiver.

Ainsi, l’automne est une saison qui peut autant nous émerveiller, qu’elle peut nous rendre nostalgiques, voir mélancoliques. Il nous suffit, pour nous en convaincre, d’écouter la chanson d’automne de Verlaine :
« Les sanglots longs
Des violons
De l'automne
Blessent mon cœur
D'une langueur
Monotone.

Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l'heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure

Et je m'en vais
Au vent mauvais
Qui m'emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte. 
»


Victor-Lévy Beaulieu, lui,  nous dit : «  Ce qu’il y a parfois de beau avec l’automne, c’est lorsque le matin se lève après une semaine de pluie, de vent et brouillard et que tout l’espace brutalement, semble se gorger de soleil. » George Sand : «  L’automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l’hiver »  Et Toulouse Lautrec : «  L’automne est le printemps de l’hiver » 

Et vous, comment vous rend   l’automne ? Quoiqu’il en soit, nous vous souhaitons de belles lectures durant cette prochaine saison, et nous l’espérons, beaucoup de légèreté.

Bibliographie automnale

Section adulte

  • Automne : cuisine pratique du marché, Paris : Edition Atlas, 1995
  • Melchior en automne / Alain Demouzon, Paris : Calmann-Levy, 2003
  • Orages d’automne / Dorothe Benton Frank ; trad. de l’anglais par Danièle Darneau, Paris : Presses de la Cité, 2001
  •    Les plaisirs de l’automne / Olivier Calon, Paris : Editions Du May, 1995
  •    Poèmes saturniens Fêtes galantes / Paul Verlaine ; préf. De Léo Ferré ; notes et commentaires de Claude Cuénot, Paris : Librairie Générale Française, 1979.
  •      Les tambours de l’automne / Diana Gabladon ; trad. par Philippe Safavi, Paris : Presse de la Cité, 1998

Section jeunesse

  • ·        L’automne de Chiaki / Kazumi Yomoto ; trad. du japonnais par Ryôi Nakamura et René de Ceccalty, Paris : Seuil, 2004
  • ·        Automne-hiver / testes de Gilberte Laroche-clerc ; dessins de Nicole Théodore-Le Mauff, Paris : Bordas, 1970
  • ·        Contes d’automne / Grégoire Solotareff, Paris : l’Ecole des loisirs, 2000
  • ·        En Automne / Colin McNaughton, Paris : Albin Michel Jeunesse, 1983
  • ·        Images d’automne / Michel de La Cruz, Mouans-Sartoux : Penf, 2003
  • ·        Le livre de l’automne / Laurence Ottenheimer-Maquet ; ill. de Henri Henri Gateron, Paris : Gallimard, 1985
  • ·        Pas Monotone, L’automne / Fanny Joly ; ill. de Catel Muller, Paris : Bayard, 2002
  • ·        Simon et le vent d’automne / Gilles Tibo, Toulouse : Milan, 1992

Tous ces livres sont disponibles à la bibliothèque.

mercredi 14 septembre 2011

Notre dépouillement du journal Le soir

Le décès d’Oussama Ben Laden, le printemps arabe, le tsunami et le tremblement de terre qui eurent lieu au Japon… La question du nucléaire qui se pose de façon récurrente. Une crise mondiale et la faillite de la Grèce… La cote de popularité de Marine Lepen qui grimpe dans les sondages français, et plus généralement, l’extrême droite qui monte un peu partout dans les pays d’Europe. Chez nous, des hommes politiques qui ne parviennent pas à former un gouvernement et un roi qui peine à cacher sa colère.


Autant d’évènements ou de non évènements qui ont marqué l’année scolaire 2010-2011, et qui se retrouvent « consignés » dans notre bibliothèque, grâce à notre dépouillement du journal Le soir.

La rentrée scolaire est l’occasion pour nous de vous en parler un peu.


Petit Rappel : qu’est-ce qu’un dépouillement et en quoi cela consiste ?


Le dépouillement d’un journal consiste en la sélection de plusieurs articles dans le but de constituer un, ou plusieurs dossiers de presse. Un dossier de presse s’articule autour d’un sujet précis. Le choix du journal que l’on a dépouillé a été fait en fonction du public qui fréquente la bibliothèque, et selon les besoins que les lecteurs sont susceptibles de rencontrer.

Un dossier est constitué afin de faciliter les recherches du lecteur. A plus long terme, il peut être garant de la mémoire collective. (En quelques sortes, les articles sont archivés). Ici, le journal belge Le Soir, auquel nous sommes abonnés, est un excellent matériau qui permet aux adolescents et aux adultes d’avoir accès aux sujets généraux.

Dans notre bibliothèque, le dépouillement du journal Le Soir fait l’objet d’une constitution de plusieurs dossiers. Tous les articles autour d’un même sujet sont sélectionnés, datés et rassemblés. Outre le fait d’avoir accès à la documentation, nos usagers peuvent analyser la manière dont une situation a évolué au cours du temps, et analyser également la manière dont l’information a été traitée par le journal. C’est intéressant car c’est un autre rapport au temps, une autre façon d’étudier l’histoire.

Les sujets sont nombreux. Cela peut aller de l’enseignement, aux découvertes scientifiques, en passant par la vie politique belge et internationale. Quelquefois, l’évolution d’un fait d’actualité, peut nous inciter à créer un nouveau sujet.


Quels sont les tendances qui se sont dégagées pour l’année scolaire 2010-2011 ?


En Belgique, de nombreux articles sont consacrés aux problèmes de pédophilie que rencontre L’Eglise catholique en son sein.

Le soir consacre beaucoup d’articles à la jeunesse et à l’enseignement. Il ressort du dépouillement que les jeunes font partie des plus exposés face à la crise mondiale : peu de budget consacré aux écoles et beaucoup de problèmes de discipline dans celles-ci. Les kots étudiants sont hors de prix. Une fois sortis de l’école, c’est le chômage qui guette. Il est souvent question aussi de l’accès à l’éducation ou au travail pour les jeunes femmes musulmanes qui ont choisi de porter le voile intégral. Plus généralement, l’égalité des droits hommes/femmes fait l’objet elle aussi, de nombreux articles. De nombreux sujets sont consacrés au discrimination par le racisme.

Le Soir se pose également la question du numérique dans notre société, et du rapport entre les membres d’une famille, maintenant que l’ordinateur est la maison. En parlant de numérique, les articles font souvent plus qu’allusion à la crainte d’une société à la « Big Brother », il y est souvent question des réseaux sociaux, tel Facebook.


Quant à la crise belge, elle nous a incités à créer un nouveau sujet pour le dossier concernant la Belgique. Ce sujet s’intitule Identités belges, et contient de nombreux articles qui concernent la pluralité de nos identités et histoires.


Du point de vue international, on ne peut évidemment pas passer à côté du soulèvement des peuples arabes contres leurs dictateurs, on ne peut pas ne pas voir le monde changer. C’est pourquoi malgré la peur de cet euro qui va, semble-t-il, s’effondrer, malgré de nombreuses catastrophes naturelles qui emportent toujours les plus pauvres avec elles, malgré notre peur du réchauffement climatique et toutes les mauvaises nouvelles qui bousculent le monde, il se dégage pour cette année scolaire 2010-2011, quand-même un peu d’espoir.


Nous n’oublions pas non plus, les belles avancées qui ont été faite dans le domaine de la recherche contre le Cancer.


N’hésitez pas à venir consulter nos dossiers. Pour rappel, la salle de lecture est ouverte tous les jours de semaine de 13 h. à 17 h.


mercredi 17 août 2011

La vie en couleurs


Telles de beaux mannequins, les couleurs nous ont accompagnés depuis notre enfance. Quelquefois, elles ont su nous rassurer ou exprimer une émotion que nous avions ressentie. Les couleurs ont mis en lumière le prisme de notre vie.

Selon notre tempérament, notre histoire, nos goûts, ou la période que nous sommes en train de traverser, une même couleur peut avoir une signification différente pour chacun de nous. Pourtant, il existe des standards, des conventions, et plusieurs symboliques pour chaque couleur. Explorons cinq de ces couleurs.


Le blanc


Tour à tour considérée comme une non-couleur puis comme la somme de toutes, le blanc symbolise aujourd’hui la pureté, l’innocence, la candeur. Le blanc est dans nos consciences souvent à l’image de Blanche-Neige. Plongée dans une profonde léthargie dont seul un baiser d’amour la sortira, le nom de blanche-neige évoque autant pour nous l’enfance que la mort. En effet, le blanc est la couleur du deuil dans de nombreux pays.

Un bouquet de roses blanches est considéré comme un signe d’amitié.


Le rouge


Les roses rouges, quant à elles, évoquent la passion. Le rouge est par excellence la couleur du danger, de la sexualité, de l’interdit. Mais s’il évoque le danger, le rouge peut signifier aussi son contraire : la transgression. Ainsi, c’est parce que le petit chaperon rouge n’obéit pas qu’il se retrouve en si mauvaise posture devant le loup.

Le rouge est la couleur du sang, des émotions humaines les plus intenses et les plus vives. Ne dit-on pas que nous sommes rouges de colères ou rouges de hontes ?


Le jaune


C’est la couleur la plus facilement repérable pour l’œil humain. Mais c’est aussi, sans doute, la couleur qui a le plus mauvaise presse. Dès le Moyen Age, cette couleur si vive a pris des connotations négatives : elle symbolise alors la trahison et le mensonge. C’est pourquoi on peint à cette époque de jaune, les maisons des faussaires et des parjures. Cette couleur est également associée à l’adultère.

Au théâtre, la superstition veut qu’aucun costume ni élément de décor ne soit en jaune. On raconte que le soir de sa mort en scène, Molière était vêtu de jaune…


Le vert.


Le vert est la couleur de la détente, du calme et de la nature. Si le vert fut le symbole de malheur pendant très longtemps, la couleur connaît aujourd’hui une réhabilitation, qui a pour origine l’écologie. Le vert symbolise aussi le renouveau, la jeunesse (nos vertes années), et l’assistance.


Le bleu


Pour terminer, parlons du bleu, la couleur du ciel. C’est la plus « immatérielle » de toutes les couleurs. C’est la couleur de l’illusion, du mensonge. Dans certaines religions, elle symbolise la pureté. Mais laissons le peintre Yves Klein s’exprimer à propos de cette couleur à laquelle il a consacré son œuvre , et qui est souvent la couleur préférée dans les pays occidentaux: « Le bleu n'a pas de dimension, il est hors dimension, tandis que les autres couleurs elles en ont [...] Toutes les couleurs amènent des associations d’idées concrètes [...] tandis que le bleu rappelle tout au plus la mer et le ciel, ce qu'il y a de plus abstrait dans la nature tangible et visible. , faisant ainsi également référence au vide, car cela incite à l’imagination. »


Envie d’en savoir un peu plus sur les couleurs ? N’hésitez pas à emprunter nos ouvrages à la bibliothèque.


Sources :


  • Le langage des couleurs/Virginie Neuville, Pauline Clermont, Marabout, 1996
  • Le petit livre des couleurs/Michel Pastoureau, Dominique Simonnet, éditions du Panama, 2005
  • La Bible des couleurs/Réjane Masini-Frydig ; préface de Jean-Michel Weiss, Jouvence Editions, 2009

mercredi 10 août 2011

" C'est un livre"

A l’heure du « tout numérique », nous aimerions vous parler d’un livre. Quel en est le titre ? Justement : « C’est un livre ».

C’est un livre est un petit chef-d’œuvre de Lane Smith, graphiste et créateur d’albums américains. Avec humour et perspicacité, « C’est un livre » interroge la place du livre dans notre société.

En le lisant, le parent, l’enseignant, l’éducateur, se rendra compte que l’évidence de la lecture telle qu’il la connaissait enfant, n’est plus une évidence du tout pour les enfants d’aujourd’hui.

Ainsi, les deux héros de l’histoire (un âne et un singe) s’entretiennent au sujet du livre… Comment fait-on défiler le texte ? On ne le fait pas défiler, il faut tourner les pages : c’est un livre. Le livre n’a pas de code d’accès, pas de pseudo, et il ne faut pas le recharger.

Il ressort du dialogue que le livre et l’ordinateur ne sont pas vraiment en compétition, mais sont très différents..

L’enfant à qui l’histoire sera lue, pourra découvrir la place unique que le livre a pu, et peut avoir dans nos vies. Le livre ainsi « est transmis ». Il ne fait pas partie du passé, mais il a sa place, différente, dans un monde en perpétuel recommencement.

C’est un livre est disponible dans notre bibliothèque.

C’est un livre/ Lane Smith, Gallimard Jeunesse, 2010. ISBN 978-2-07-069651-2

mercredi 3 août 2011

les secrets de Max et Lili


S’il n’y avait qu’une seule chose que les bibliothécaires de la section jeunesse pouvaient remarquer facilement, ce serait bien le succès de la série « Max et Lili ». Quelles que soient les bibliothèques concernées, le type de public ou le tempérament des enfants, les petits livres de la collection « ainsi va la vie » sortent sans cesse des rayons et sont toujours réclamés.

Mais que peuvent bien raconter Max et Lili pour être autant sollicités ?


Des problèmes, des problèmes !

Max et Lili commencent leurs aventures en 1992 dans le magazine bimensuel pour la jeunesse

« Astrapi ». Lili est une petite fille intelligente et coquine, très sensible et toujours à l’affût d’une nouvelle expérience à vivre. Max, lui, est plus terre à terre et casse-cou, il est toujours prêt à s’amuser mais aussi à rendre service. Mais tout n’est pas rose dans la vie de Max et Lili, que du contraire ! Nos petits héros traversent en effet tous les aléas de la vie que sont susceptibles de rencontrer des enfants ou préadolescents de leur époque. (cf. : « Lili se fait piéger sur Internet » , ou « Max et Lili sont fans de marques ».

L’auteur, Dominique de Saint Mars, sourit en se rappelant les prédictions qui ont accueilli sa proposition d’écrire des livres abordant les difficultés de l’enfance : « Une collection de problèmes, cela ne marchera jamais ! » Cette sociologue de formation confie lors d’une interview : « Lorsque j’ai imaginé cette collection, je voulais proposer des livres qui seraient tout sauf angoissants, des livres qui pourraient permettre aux parents de parler avec leurs enfants et aux enfants de voir que d’autres qu’eux pouvaient avoir les mêmes problèmes, les mêmes difficultés. En effet, les parents de Max et Lili sont aimants, répondent toujours présents même s’ils travaillent tous les deux, et privilégient toujours le dialogue. Au fil des aventures, des thèmes aussi délicats que la mort ou la sexualités sont abordés. Les petits livres « psychologiques » se terminent toujours par une série de questions adressées à l’enfant, l’invitant à s’interroger et à penser par lui-même.

Sans doute, Max et Lili, sont pour les enfants comme une nourriture qui aide à grandir spirituellement et intellectuellement !

Une période noire

Mais le succès est venu lors d’une période très noire de notre histoire… En pleine affaire Dutroux, beaucoup de parents se sont rendus compte à quel point le dialogue était un point important dans la prévention contre la pédophilie. Les parents, journalistes et les enseignants se sont alors mis à chercher un soutien, un support qui pouvait les aider dans les discussions avec les enfants. Ils n’ont découvert qu’un seul livre abordant intelligemment le sujet : « Lili a été suivie ». Ce livre est cité en exemple, et est à mettre entre les mains des enfants. C’est ainsi que la série, étant également utile aux parents, devint vite une référence en milieu scolaire et en famille.

Et c’est ainsi également, que les aventures de Max et Lili ont trouvé le chemin qui mène à notre bibliothèque.

mercredi 27 juillet 2011

Bye Bye Amy...

« Je ne veux plus jamais boire
J’ai juste besoin d’un ami
Je ne vais pas passer 10 semaines où tout le monde pensera que je suis sur la voie de la guérison
Est-ce juste ma fierté

C’est juste jusqu’à ce que mes larmes soient sèches » ( Rehab)


La jeune chanteuse de Soul Amy Winehouse nous a quittés ce 23 juillet 2011. Personne ne connaît encore les causes exactes de sa mort mais nous savons tous, d’ores et déjà, que sa vie fut brève et tourmentée.

Silhouette longiligne, presque trop, chevelure massive et surélevée en chignon de manière outrageuse, épais traits d’Eye-liner, look rétro et sexy… En rejoignant le triste « club des 27 » (club de chanteurs influents décédés à l’âge de 27 ans), Amy Winehouse nous laisse de prime abord, l’image d’une jeune femme talentueuse, figure glamour perdue en plein milieu de sa gloire, sous l’emprise des drogues dures . En repensant à ses déboires avec la drogue, à ses concertes ratés, aux scandales qui ont jalonnés la presse, on en oublierait presque que c’est une voix qui est partie. Une voix que l’on n’hésita pas à comparer à celles d’Ella Fitzgerald, de Sarah Vaughan ou encore de Dinah Washington. Amy Winehouse, n’était pas seulement ce que les tabloïds ont bien voulu nous en dire. C’était aussi et surtout, une musique lascive et particulière, emprunte de jazz, de blues et de soul. C’était une voix chaleureuse et grave.

Amy Jade Winehouse naît à Londres le 14 septembre 1983 dans une famille juive. Ses parents sont fans de Jazz . Dès l’âge de 8 ans, la petite fille prend ses premiers cours de chant au Susi Earshaw Theater School. A dix ans seulement, elle fonde un groupe de rap « Sweet « N » Sour » avec son amie d’enfance. Amy a beaucoup de talent et son ambition est précoce. Lors de ses études, elle connaît déjà quelques problèmes avec l’autorité et se fait expulser de la Sylvia Young Theather School, où elle fait ses études.

A la sortie des celles-ci, elle trouve un travail comme chanteuse dans un orchestre de jazz. Son petit ami de l’époque, envoie alors sa cassette démo à un studio. C’est grâce à cette maquette qu’elle signe avec le label Island/ Universal et avec la maison d’édition IME. Son premier Album, Frank, sort le 20 octobre 2003. Amy ne participe à l’écriture de cet album qu’à 80%, et portera sur celui-ci un regard très critique plus tard. Son deuxième album « Back to black », qui sort au Royaume- Uni en 2006, est un album où elle s’implique plus et qui s’oriente plutôt vers le style des girls groups des années 50 et 60.

De nombreux singles sortiront de cet album qui d’ailleurs fera l’objet de nombreux prix.

En 2008, Amy devient une diva. Grâce à ce deuxième album, elle remporte de nombreux Grammy Awards (entre autres celui de la meilleure performance vocale féminine et de la meilleure nouvelle artiste.) Ses titres les plus connus seront « Rehab », « Me and Mr Jones » et « Take the box ». Malheureusement pour elle, l’apogée de son succès sera aussi celui de sa chute. Elle rencontre son futur mari (Blake fielder-civil) dans un pub anglais. Elle se marie avec lui le 18 mai 2007. C’est avec lui qu’elle connaîtra la drogue, l’alcool et de nombreux problèmes avec la police. Du fait de sa grande consommation de stupéfiants et de troubles du comportement alimentaire, Amy a une santé très fragile. Elle s’éteint chez elle le 23 juillet 2011 après son divorce et de nombreuses cures de désintoxication. Deux albums auront suffit à faire d’elle une légende.

mercredi 20 juillet 2011

La bibliothèque sera fermée
du 21 juillet au 24 juillet inclus.

lundi 27 juin 2011



Pendant les mois de juillet et août l'accès internet ne sera possible que sur réservation.

vendredi 17 juin 2011

Nouveautés

La liste de nos dernières acquisitions en section adulte se trouve ICI. Nous vous attendons nombreux pour venir les emprunter! A bientôt!


lundi 30 mai 2011

Littérature jeunesse

Les résultats des Prix Ado-Lisant et Farniente sont désormais connus !


Le gagnant de la sélection Ado-Lisant 2011 est le roman "Oublie les mille et une nuits" de Marco Varvello!



Quant aux vainqueurs du Prix Farniente, il s'agit de Françoise Jay pour son livre "Les enfants rats" (catégorie une basket) et de Magnus Nordin pour le roman "La princesse et l'assassin" (catégorie deux baskets).





mercredi 18 mai 2011



Il y a déjà quelques nouvelles acquisitions à votre disposition.... Et encore de nombreuses pour les jours à venir.

jeudi 5 mai 2011

Et vous bloguez-vous?


Voici quelques temps que notre bibliothèque a choisi le moyen du blog pour communiquer avec vous. Ce médium s’avère être fort utile, ludique et peu coûteux. Mais ce n’est pas son seul aspect positif !


Qu’est-ce qu’un blog ?


Le mot blog (abrévation de weblog) est la contraction de deux mots anglais, « web » (internet), et « logblog » (journal de bord de la marine et de l’aviation américaines). Un blog est donc un site web chronologique, un journal en ligne écrit par une ou plusieurs personnes.


Notre quart d’heure de gloire


Tenir un blog n’est rien d’autre que s’engager à mettre à jour régulièrement son journal de bord, de manière virtuelle, et ce, quelque que soit le thème choisi. Le blog peut être utile dans le cadre de nos activités professionnelles, mais pas seulement. Il s’agit aussi d’une belle occasion pour tout un chacun de mettre en avant ses talents artistiques, ses passions, ou pour découvrir ceux et celles des autres. Désormais, nous pouvons tous être « édités » facilement.

Cependant, le blog n’est pas seulement le support pour exprimer nos talents artistiques ou notre part créative. Nous pouvons consacrer notre blog à nos dernières vacances, ou simplement écrire un journal extime (journal intime destiné à être lu). Bref, toutes les raisons sont bonnes pour bloguer. Alors, qu’attendez-vous ?


Littérature virtuelle Versus Littérature papier


S’il y a quelques temps, l’apparition de l’E-book semblait menacer le livre papier comme autrefois la photographie a pu menacer la peinture, nous nous rendons compte aujourd’hui, que notre crainte était mal fondée. Car La lecture sur le net n’exclut pas celle d’un bon vieux livre papier ; les deux supports ont leurs exigences et leurs charmes.

Tout dans la vie, n’est souvent question que de souplesse et d’équilibre, mais l’équilibre n’est pas facile à trouver ! Trouver l’équilibre, c’est tout ce que vous souhaite notre équipe, même si vous n’avez toujours pas envie de bloguer.


Vous pouvez trouver ces ouvrages dans notre bibliothèque.


Section adulte

  • Brèves de blog : le nouvel âge de la conversation/ Pierre Assouline, Paris : Les arènes, 2008.

  • Votre blog/ Youssef Bachir, Nantes : Eni , 2005.

  • Julie et Julia : blog et bœuf bourguignon/ Julia Powwell ; trad. de l’anglais ( américain) par Claudine Richetin, Paris : Ed. du Seuil, 2008.

Section jeunesse

  • Mais non je blogue ! le petit livre des jeunes blogeurs pour blogger vite et bien / textes d’Astrid de RoqueMaurel ; illustrations de Delphine Vaufrey, Milan Jeunesse, 2008.

lundi 2 mai 2011

mardi 26 avril 2011



Mille trésors venus de la nuit des temps

Le 26 novembre 1922, l’égyptologue britannique Howard Carter fit la plus belle rencontre de sa vie : Toutankhamon, surnommé « l’enfant – roi », était devant lui. Cela faisait dix ans qu’il avait attendu cela avec impatience, et désormais, une volée de marches les séparait. Petit à petit il pénétra dans ce tombeau inviolé par les pilleurs, tombeau qui recelait les trésors de Toutankhamon (18e dynastie). La découverte des chapelles d’où le cercueil d’or protège la momie ainsi que son masque funéraire fut le clou de cette expédition, financée par Lord Carnarvon.
Le 30 novembre 1922, la reine Elisabeth de Belgique accompagnée de l’égyptologue belge Jean Capart faisant également la visite du site, rencontre Howard Carter, qui offrit à la reine un fragment de linceul en lin. (Celui-ci se trouve au Cinquantenaire).
Aujourd’hui, 89 ans plus tard, c’est le Pharaon lui – même qui vient nous rentre visite pour six mois. Une reconstitution de l’héritage de l’Egypte a été mise en scène au Brussels Expo (Heysel) palais 2, de telle manière à ce que nous nous sentions sur place.
Dans notre bibliothèque nous possédons Tout Ankh Amon : Histoire secrète d'une découverte de Thomas Hoving qui retrace toute l’histoire de la découverte. Peut-être emporterez –vous cet ouvrage à l’exposition ? Ce n’est d’ailleurs pas le seul livre sur l’Egypte que nous possédons en voici d’autres :

- Tout Ankh Amon par Jean Capart
- Toutankhamon:l'ultime secret de Christian Jacq
- La reine Soleil:l'aimée de Toutankhamon de Christian Jacq
- Le secret du masque de fer ; Les trésors de la flibuste ; La malédiction de la vallée des Rois avec la collaboration de Francis Mercury
- Les masques de Toutankhamon par Gerald Messadié
- La vallée des rois:la malédiction de Toutankhamon par Otto Neubert
- Sous le soleil de Toutankhamon par Jean-François Pays
- Le collier de Toutankhamon de Margaret Ring


Toutankhamon par Philipp Vandenberg

lundi 11 avril 2011

Pâques


Nous vous rappelons que la bibliothèque ferme ses portes de 12h à 13h durant les vacances de Pâques. Elle ferme également le dimanche 24 et le lundi 25 avril.

Bonnes vacances pour ceux qui ont la chance d'être en congés et bon courage à tous les autres !!

jeudi 31 mars 2011

Les beaux jours


Les beaux jours semblent être revenus ! Même si la température, est variable et que nous restons en Belgique, le soleil s'est installé sous nos latitudes. Pourvu que ça dure !

Notre équipe espère que vous avez vécu un "bon" changement d'heure et vous dit " à bientôt dans notre bibliothèque."

vendredi 18 mars 2011

Nouveautés

Voici quelques titres de nos dernières nouveautés (novembre 2010 à mars 2011). Pour les découvrir, cliquez ICI.
Pour les prochaines acquisitions il vous faudra encore être patients, comme chaque année, car nous n'avons pas encore reçu les nouveaux subsides. Nous espérons qu'ils ne se feront pas trop attendre.
A bientôt!

mardi 1 mars 2011

Et si nous parlions de la peur ?

Peur du réchauffement climatique, peur de ce qu’il y a dans notre assiette, peur de l’avenir, peur de prendre le métro… Certains jours, tout semble réuni pour que nous passions notre vie à avoir peur !
Mais pourquoi, au juste avons-nous peur ?

« Ce qui nous fait peur, selon le psychiatre Français, Boris Cyrulnik, c’est l’idée que nous nous faisons des choses, bien plus que la perception que nous en avons. »

Dans le monde animal, il y a deux sortes de peur :
- La peur qui ne nécessite pas d’apprentissage, déclenchée par une configuration de stimulus, propre à chaque espèce. Par exemple, si on jette un serpent de bois sur un petit singe, il assimilera d’instinct le serpent de bois à un vrai serpent et il s’enfuira.
- La peur qui nécessite un apprentissage et que l’on nomme « peur acquise ». Par exemple si un animal est choqué par un objet qu’il associe à un danger, cela restera dans sa mémoire, gravé dans son système nerveux.
-
Nous constatons donc, que la peur se déclenche lorsque l’animal perçoit un danger (l’animal vit dans un monde de perceptions) mais aussi que la peur sert à la survie.

La différence entre les animaux et nous, êtres humains, c’est que nous vivons moins dans le monde des perceptions que dans un monde de représentations. C’est parce que nous vivons dans un monde de représentations que nous avons un tel panel de peurs, de phobies déclinables à l’infini avec, en prime, l’angoisse. Toutes ces peurs étant malheureusement souvent source de fatigue, voire de dépression !

Mais pour autant, la peur n’est pas forcément négative.
Par exemple un enfant à qui on n’apprend pas la peur sera un enfant trop vulnérable. De fait, les enfants ont besoin d’affronter des petites peurs afin de pouvoir surmonter les grandes.
C’est pourquoi un bon nombre de nos albums jeunesse sont consacrés à la peur du noir, du cauchemar, ou à la peur de changer d’école, ... La littérature jeunesse, le livre, l’histoire, sont d’excellents outils qui aident les petits à surmonter leurs peurs sans les agresser et qui les aident aussi à en parler !
La peur peut même être un moment merveilleux, qui donne goût à la vie ! Comme ce petit garçon qui joue avec son père à « je vais t’attraper ». Toujours d’après Boris cyrulnik, il y a à ce moment autant de cris de joie que de cris de peur.
Comment ne pas penser à la célèbre comptine « promenons-nous dans les bois, tant que le loup n’y est pas ? ».
Lors de l’heure du compte, nous racontons en effet souvent des histoires d’ogres et de loups, où l’enfant s’amuse et d’où il sort vainqueur.

L’adolescent, quant à lui, va chercher à se faire peur. Il a besoin de rites initiatiques, de jeux qui lui font monter l’adrénaline. Ces jeux ont une fonction d’éveil mais aussi d’érotisation et d’identité : l’adolescent peut se dire « Oui, j’ai eu peur, mais j’ai été courageux, je l’ai fait et j’ai triomphé ».

Gageons que la bibliothèque, avec ses ouvrages documentaires (artistiques, philosophiques), mais aussi avec ses romans jeunesses de fantaisie, de science-fiction, fantastiques ou inspirés du réel, aident les adolescents à grandir, à rêver, à se définir, à s’érotiser (je pense par exemple à la série Twilight). Peut-être que ces ouvrages les aideront à surmonter des appréhensions bien légitimes, face à une réalité difficile avec ses obstacles à franchir. Espérons aussi que certains de nos ouvrages les aident à se faire un petit peu peur !

Site consulté : CLE : retrouvé le sens : http://www.cle.com (consulté le 23/02/2011)

mercredi 9 février 2011

Décès d'Andrée Chedid


«Je suis née au Caire, en Égypte. J'habite Paris par choix, parce que j'aime cette ville depuis l'enfance. J'écris depuis l'âge de dix-huit ans, en plusieurs genres : poésie, roman, théâtre.J'écris pour essayer de dire des choses vivantes qui bouillonnent au fond de chacun ; j'espère ainsi communiquer. Les sujets que je choisis sont en général marqués par la tragédie et par l'espérance. Je veux garder les yeux ouverts sur les souffrances, le malheur, la cruauté du monde ; mais aussi sur la lumière, sur la beauté, sur tout ce qui nous aide à nous dépasser, à mieux vivre, à parier sur l'avenir.»

Andrée Chedid