lundi 14 décembre 2009

Cougnoux ou cougnous ?

Le cougnou est une petite brioche sauvage de nos contrées qui n’apparaît qu’à l’approche des fêtes de fin d’année.

Son nom vient du latin « coniada » qui signifie « petit coin ». Il avait, à l’origine, une forme de triangle, ensuite, celle d’un losange, avant de prendre la forme que nous lui connaissons aujourd’hui.
Son origine remonte au Moyen Age, au IXème siècle.

Il peut prendre différents noms selon les régions : cougnou, cougnole, coquille…

Un proverbe liégeois dit : « Quand on mange les cougnous au soleil, on mange les cocognes (les œufs de Pâques) derrière le poêle ». Vu les températures de ces derniers jours, cela laisse de l’espoir pour un mois d’avril radieux !

Au pluriel, le cougnou prend « s » ou « x ». Vous pouvez donc soit compléter la phrase : « Viens mon chou, sur mes genoux, avec des bijoux et tes joujoux, jeter des cailloux sur ces vilains hiboux pleins de poux, après nous mangerons des cougnoux » soit garder le « s ».
C’est au choix, le cougnou n’est pas difficile.

Le cougnou n’apparaît qu’en cette période de fêtes. Le reste de l’année, il est très difficile de le trouver. Où va-t-il ? Que fait-il ? C’est une des grandes énigmes de notre époque.
La période de Noël lui est propice : il se reproduit comme des petits pains et se laisse facilement capturer, le cougnou n’est pas farouche !
Les boulangers et pâtissiers sont les plus grands chasseurs de cougnoux. Vous en trouverez à profusion chez eux, accommodés à toutes les sauces : nature, au sucre, aux raisins secs ou aux pépites de chocolat…

Si vous désirez vous lancer seul dans la chasse aux cougnoux, voici quelques conseils qui vous seront bien utiles :

Munissez-vous de :

. 250 g de farine
. 15 g de levure
. 15 cl de lait tiède
. 1 œuf + 1 jaune d’œuf
. 50 g de sucre
. 75 g de beurre
. raisins secs (option)
. sucre perlé (option)

Une fois ces ingrédients réunis, passez à l’attaque :

1. Dans un grand plat (saladier), tamiser la farine et y réaliser une fontaine.
2. Délayer la levure dans le lait tiède. Verser la levure délayée et le lait au milieu de la fontaine et y ajouter le jaune d’oeuf.
3. Placer le sel et le sucre sur le pourtour de la fontaine.
4. Mélanger petit à petit la farine à la levure en ajoutant peu à peu le beurre ramolli. Attention : ramolli ne veut pas dire fondu !
5. Travailler à la main jusqu’à obtention d’une boule de pâte lisse et élastique.
6. Couvrir d’une serviette et laisser reposer 1 heure à t° ambiante.
7. La pâte doit augmenter de volume.
8. Retravailler rapidement la pâte. Et incorporer les raisins secs et le sucre perlé (si vous le désirez).
9. Retirer 2 petites boules de la pâte, pour former les deux têtes du cougnou.
10. Avec le grand morceau de pâte, confectionner le corps du cougnou et ajouter les deux têtes en pinçant légèrement le dessus des boules de manière à former les cous.
11. Préchauffer le four à 210 °C, en tenant compte de la spécificité de votre four.
12. Badigeonner le cougnou avec l’oeuf battu.
13. Faire cuire 30 minutes à four chaud, en le posant sur une plaque graissée ou beurrée.
14. Retirer le cougnou du four et laisser refroidir.

Le cougnou est alors prêt à être dégusté avec un bon chocolat chaud…


Mais dépêchez-vous, car dans quelques temps, le cougnou repartira vers des contrées inconnues…

Et si vous ne désirez pas le savourer devant la Xème rediffusion du «Père Noël est une ordure », passez-nous voir à la bibliothèque, vous y trouverez certainement votre bonheur.


Bonnes fêtes et…bon cougnou !