lundi 5 août 2019

Fermeture Août

Bonjour chers lecteurs.

Votre bibliothèque sera fermée du lundi 12/08 au dimanche 18/08 inclus.

Très bonnes vacances à tous !


lundi 29 juillet 2019

Chronique du Sablon - Partie 13


Y en a marre d'entendre les sirènes de police.
Vingt, trente fois par jour, elles passent rue de la Régence, du palais de justice vers le bas de la ville ou dans l'autre sens.

Il est vrai qu'à part cela, avec le bruit du tram et des autos, on n'entend rien.

Avant, le lundi matin était réservé aux chiffonniers, marchands de vieux chiffons, vieux vêtement, vieilles planches. Pourquoi le lundi? Parce-que le samedi et le dimanche on bricolait dans la maison, on rangeait et jetait les vieux trucs.

Tous les mois un raffut de vieilles tôles nous faisait sursauter. Le rémouleur appelait sa clientèle ainsi.
Les ménagères arrivaient avec des couteaux, des ciseaux à aiguiser, rangés dans une serviette, et moi je descendais avec un morceau de sucre pour le brave chien qui tirait la charrette.
Le marchand de soupe passait tous les jours et là c’était une grosse cloche qui appelait les femmes pour remplir une marmite. Les vieilles les traitaient de paresseuses.
Le marchand de glace, en été, faisait jouer une ritournelle italienne dans son haut parleur tous les beaux jours.

Le vendredi, le marchand de poissons, un joug sur les épaules avec deux seaux remplis de poissons, criait en courant : "Verse Vis, poisson frais"

La marchande de caricoles au coin de la rue Allard psalmodiait : "Scholle, garnelen, crabes, caricoles..."
Quand il faisait froid, ses caricoles chaudes et piquantes étaient les bienvenues. On les appelait des Nord-midi parce-que tu les mets en bouche au nord et tu dois mâcher jusqu'au midi.
Et puis les moules parquées, la poissonnière disait "tu manges tant que tu tousses". Quand tout était mangé et que tu avais toussé, elle comptait les coquilles et tu en avais pour quelques sous.
Une qui avait de la voix, c'était la marchande de journaux avec son panier juste à l'arrêt de tram. "Le soir, la dernière heure, demandez le soir"

Les carrioles tirées par des chevaux quel bonheur. Ça sentait bon et des tas de gamins tournaient autour en riant.
Et si le cheval avait fait un paquet de crottin, on voyait des mémères qui s'empressaient de venir les ramasser, cela était parfait pour les pots de géranium et de fines herbes sur le rebord de la fenêtre. Elles avaient toujours un morceau de sucre, une carotte pour la brave bête.

Le soir c'étaient les rires des hommes aux terrasses des cafés, les cris des enfants qui jouaient dans la rue, et les mères Michel qui appelaient leur matous. Et puis tout se calmait, sauf parfois des soldats en virée qui chantaient à tue-tête. Les flics du quartier y mettaient très vite bon ordre. On les aimait bien. On les connaissait tous et ils nous appelaient par notre nom. Quand on faisait une grosse bêtise, ils nous ramenaient par la peau du cou à la maison et papa nous engueulait. Cela finissait au bistrot du coin, sans nous, punis, privés de dessert...

J.A.M

mercredi 24 juillet 2019






Pendant la  canicule, des gestes simples permettent d'éviter les accidents.
·         Boire beaucoup d'eau.
·         Se rafraîchir  (brumisateurs, serviettes mouillées...).
·         Manger suffisamment.
·         Préférer les lieux frais.
·         Limiter les efforts physiques.
·         Éviter de sortir aux heures les plus chaudes.

Boire plus ? Boire frais ? Boire quoi ?
Si l'eau fraîche donne une impression de fraîcheur, ça ne veut pas dire que l'organisme est plus hydraté. C’est même le contraire qui arrive : l'organisme doit réchauffer cette eau trop froide pour ne pas perturber son fonctionnement et il fournit donc de l'énergie qui réchauffe tout le corps. En plus, les boissons très fraîches désaltèrent plus rapidement et atténuent donc la sensation de soif plus vite, donc au final on boit moins.
Mieux vaut éviter le café et le thé en trop grande quantité car ils sont diurétiques. Une tisane tiède désaltère très bien.
Les jus de fruits et sodas étant riches en eau et sont efficaces pour hydrater. Ils sont juste riches en sucre et donc à consommer avec modération.
L’alcool n’hydrate pas, mais surtout il déshydrate ! Il est donc à proscrire totalement en cas de chaleur (même le petit apéro du soir).
Que manger quand il fait chaud ?
Il  vaut privilégier les plats froids afin de ne pas faire travailleur inutilement l’organisme déjà fatigué de vous maintenir à bonne température toute la journée.
En privilégiant des aliments riches en eau comme les fruits et légumes, vous aidez votre corps à rester bien hydraté. Pensez aux soupes froides et gaspachos,
En période de canicule, on peut se permettre de craquer sur les glaces tous les soirs. Idéalement, préférez quand même les sorbets. Non seulement ils sont plus riches en eau, mais en plus, ils sont moins caloriques.
Il est important d'éviter les aliments trop salés lorsque le thermomètre grimpe car, mais le sel accumulé retient l'eau et donc nuit à l'hydratation du corps : charcuteries, poissons fumés mais aussi chips, gâteaux apéritifs et fruits secs sont à éliminer de vos menus par temps chaud.


jeudi 11 juillet 2019

Fermeture Juillet

Bonjour chers lecteurs.

Nous vous informons que votre bibliothèque sera fermée du lundi 15 juillet au lundi 22 juillet inclus.

Bonne lecture!


lundi 1 juillet 2019

Chronique du Sablon - Partie 12

Je n’aime plus passer par le Grand Sablon, cela sent mauvais.
Cela sent les gaz d’échappements et la cocotte…
Ah ! La délicieuse odeur qui s’échappait des soupiraux des boulangeries, surtout le dimanche quand on cuisait des croissants, des pistolets et des cramiques.
Le marchand de gaufres rue de Rollebeek mettait ses fours à chauffer vers trois heures, et à quatre heures, à la sortie des écoles, cela embaumait.
Quel délicieux goûter !
Quand le boucher faisait du pâté, tout le quartier se sentait un bel appétit et les ménagères se précipitaient pour en acheter.
Cela faisait un délicieux souper avec une bière.
Comme il y avait beaucoup de cafés, les brasseurs passaient deux fois par semaine pour renouveler les barriques de bières.
Vides, elles attendaient sur le trottoir qu’on les remplace.
Il y restait toujours un fond de bière et certains amateurs très pauvres venaient avec une pinte pour les vider.
Évidemment, ils en renversaient sur la rue et on pouvait chanter Jacques Brel : "Ça sent la bière, de Londres à Berlin. Ça sent la bière, Dieu qu’on est bien…"
On les appelait les "tonneklinkers" ; les "inclineurs de tonneaux."
Quand le vent venait du bon côté, on était soudain envahi par une délicieuse odeur de café grillé. Jacqmotte torréfiait et cela donnait envie à tout le monde.
Et puis il y avait de petits torréfacteurs rue Haute, et là, c’était tous les jours. Le bon fumet qui s’y échappait, avec les grains encore chauds!
On en croquait parfois un ou deux sur le chemin de la maison…

Mais tout ça c’est fini, de nos jours ça pue le mazout !

J.A.M