Qu’elles soient signées Giraud , Moebius ou Gir, il s’agissait toujours des œuvres du même remarquable artiste. Né Jean Henri Gaston Giraud, le dessinateur du célèbre Blueberry s’en est allé ce 10 mars 2012.
Issu d’un milieu modeste, Jean Giraud naît le 8 mai 1938 à Nogent-sur-Marne. Il passe son enfance dans la banlieue parisienne. Fasciné par les indiens et les cow-boys, il commence à dessiner à 12 ans déjà. Quelques années plus tard, il est remarqué par Jacques Dumas, alias Marijac, dessinateur de bande-dessinée. Il commence pourtant d’abord une carrière dans la mode et la publicité avant de concrétiser sa première histoire : Franck et Jérémie, en 1956.
En 1963, il est contacté par le Magazine Pilote, pour dessiner le western BlueBerry, dont le héros deviendra culte. La série sera même adaptée au grand écran en 2004, et le rôle du lieutenant sera repris par Vincent Cassel. Encouragé par ce succès, Jean Giraud décide d’écouter sa passion pour la science-fiction et devient Moebius, en hommage au ruban de Moebius créé par le mathématicien allemand August Ferdinand Moebius. C’est à ce moment que naît le mythe.
Après avoir claqué la porte du magazine Pilote pour désaccord sur la ligne éditoriale, Moebius entre dans la famille de la bande-dessinée de science-fiction underground avec le magazine Métal Hurlant et la maison d’éditions les Humanoïdes Associés, où il croisera l’illustrateur Enki Bilal. Reconnu dans le monde entier avec Arzach, l’histoire « muette » d’un homme et d’un ptérodactyle qui errent, Moebius attire l’attention du cinéma : le scénariste de bande-
dessinées franco-chilien Alejandro Jodorowsky lui propose de travailler sur l’adaptation du livre mythique Dune, De Frank Herbert. Cet œuvre est réputée inadaptable. Malgré l’intérêt de Salvador Dali et des Pink Floyd, le projet s’effondrera, faute de moyen. Moebius est alors contacté par Ridley Scott pour collaborer à la direction artistique (conception graphique) du film culte : Alien (1979). Par la suite, il travaillera sur Tron ( 1982), Willow (1988), Abyss(1989) (James Cameron), et Le cinquième élément de Luc Besson.
L’année dernière, la fondation Henri-Cartier Bresson de Paris organisait la toute première rétrospective consacrée à cet artiste, qui sera pour nous inoubliable.
mercredi 14 mars 2012
mercredi 7 mars 2012
Une nouvelle collection pour apprendre à aimer lire
Une nouvelle collection : La traversée, a vu le jour aux éditions Weyrich. Celle-ci se donne comme défi particulier de faciliter la lecture d’anciens analphabètes. Car être analphabète, ce n’est pas seulement ne pas savoir lire, c’est aussi ne pas avoir accès à tout un monde dans lequel l’enfant a fait ses premiers pas tout petit déjà…
Le principe de cette nouvelle collection est simple : des auteurs belges (Xavier Deutsch, Amandine Fairon et Claude Raucy pour les premiers tomes) acceptent une relecture de leurs romans par d’anciens analphabètes. Ceux-ci, nouveaux lecteurs, expliquent alors aux auteurs ce qui les a bloqué au cours de leur lecture, mais aussi ce qui les a encouragé. Ensuite les écrivains adaptent leurs textes de façon à ce qu’ils soient accessibles à ce public de non initiés. Pour autant, cela ne veut pas dire que les auteurs vont simplifier les propos de leurs ouvrages. Claude Raucy explique : « Si un lecteur expérimenté trouve notre livre « gaga », c’est qu’on a raté quelque-chose, même si on écrit autrement il ne faut pas infantiliser nos lecteurs ! »
Toujours Claude Raucy nous dit : « J’ai appris à renoncer à des tics de langage : des métaphores, des ellipses… Par ailleurs, je pense qu’il est crucial de donner le goût de la lecture à ces adultes. Plus que des livres destinés aux enfants et aux ados, ces romans sont peut-être la seule introduction pour eux à Honoré de Balzac ou Victor Hugo »
Aujourd’hui, Sans dire un mot de Xavier Deutsch, L’attente d’Amandine Fairon et Les cerises de Salomon de Claude Raucy sortent de presse.
Une tribune sera consacrée à ce sujet à la Foire du livre, ce lundi 5 mars à 15 heures.
Le principe de cette nouvelle collection est simple : des auteurs belges (Xavier Deutsch, Amandine Fairon et Claude Raucy pour les premiers tomes) acceptent une relecture de leurs romans par d’anciens analphabètes. Ceux-ci, nouveaux lecteurs, expliquent alors aux auteurs ce qui les a bloqué au cours de leur lecture, mais aussi ce qui les a encouragé. Ensuite les écrivains adaptent leurs textes de façon à ce qu’ils soient accessibles à ce public de non initiés. Pour autant, cela ne veut pas dire que les auteurs vont simplifier les propos de leurs ouvrages. Claude Raucy explique : « Si un lecteur expérimenté trouve notre livre « gaga », c’est qu’on a raté quelque-chose, même si on écrit autrement il ne faut pas infantiliser nos lecteurs ! »
Toujours Claude Raucy nous dit : « J’ai appris à renoncer à des tics de langage : des métaphores, des ellipses… Par ailleurs, je pense qu’il est crucial de donner le goût de la lecture à ces adultes. Plus que des livres destinés aux enfants et aux ados, ces romans sont peut-être la seule introduction pour eux à Honoré de Balzac ou Victor Hugo »
Aujourd’hui, Sans dire un mot de Xavier Deutsch, L’attente d’Amandine Fairon et Les cerises de Salomon de Claude Raucy sortent de presse.
Une tribune sera consacrée à ce sujet à la Foire du livre, ce lundi 5 mars à 15 heures.
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mercredi 22 février 2012
Décès de Whitney Houston
La diva américaine Whitney Houston s’en est allée ce samedi 11 février 2012, alors qu’elle devait participer le lendemain à la cérémonie des Grammy Awards. Au cours de sa trop courte vie, Whitney Houston aura été chanteuse mais aussi mannequin, actrice, et productrice. Retour sur sa vie et ses succès.
Whitney Houston est née le 9 août 1963 à Newwark dans le New Jersey. Elle est la fille d’une célèbre choriste de R’n’B ( Cissy Houston) et la cousine de la chanteuse Dionne Warwick. La petite Whitney grandit donc dans un environnement très musical. C’est dès son adolescence qu’elle chante pour la première fois professionnellement comme choriste. Elle apparaît aussi comme chanteuse principale sur le single de Michael Zanger Bang en 1978. Mais ce n’est qu’en 1983 qu’elle signe un premier contrat avec Clive Davis, la directrice de la maison de disque Arista. Deux ans plus tard sort son premier album qui s’intitule Whitney Houston, tout simplement. Ce disque est un succès considérable et se vend partout à travers le monde. 1987-1988, d’autres succès qui se suivent. Le deuxième album, qui s’appelle Whitney s’épuise considérablement bien et engendre plusieurs hits. Whitney Houston passera les deux années suivantes en tournée pour promouvoir ce disque. En 1990 paraît son troisième album I’m your baby tonight. Cet album marque sa première collaboration avec le producteur Baby Face. Celui-ci deviendra son auteur-compositeur-producteur favori.
Les débuts de Whitney Houston ont d’emblée propulsé l’artiste au sommet, où se trouvent déjà d’autres grands artistes de l’époque, comme Madonna ou Michaël Jackson. Mais au yeux de la légende, c’est son film avec Kevin Kostner, Bodyguard , sorti en 1992, qui la révélera vraiment. La bande originale du film devient la deuxième B.O. La plus vendue au monde (après Saturday Night Fever) ; grâce notamment, à la chanson I will always love you, qui sera sa chanson la plus connue et son plus grand succès. Whitney continue alors sur sa lancée et joue en 1995 dans où sont les hommes ?,qui sera bien apprécié aux Etats-Unis. La comédie romantique La femme du pasteur est moins bien reçue par le public. Par ailleurs, la carrière musicale de celle que l’on surnomme désormais « the voice » ( la voix) se poursuit avec My love is your love. En 2003, elle sort son dixième album : One wish : the Holliday album ; mais celui-ci ne rencontre pas le succès escompté. L’album I look to you, sorti en 2009, rencontrera, lui, un succès mondial, et ce après quelques années d’absence.
Parallèlement à cela, Whitney Houston connaît une vie privée assez mouvementée. Elle épouse, en 1992, l’artiste et chanteur Bobby Brown. Ensemble ils auront un enfant : Bobbi Christina. L’année 2000 sera difficile pour Whitney. Elle sera arrêtée dans un aéroport pour possession illégale de Marijuana. Elle se révèlera être incapable d’assister à une cérémonie des oscars. La relation avec son mari est instable et violente et celui-ci la trompe. Pour se consoler, la chanteuse a recours à la drogue… leur divorce sera prononcé en 2007. Lors de nombreux concerts, Whitney n’est que l’ombre d’elle-même.
Ce 12 février 2012, Whitney Houston devait assister à la cérémonie des Grammy Awards. Malheureusement, son corps sera retrouvé inanimé la veille dans la salle de bain de son hôtel.Des médicaments seront retrouvés auprès d’elle. Sa mort sera confirmée peu après l’arrivée des ambulanciers.
Ce dimanche 12 février, ce sont donc des artistes en deuil qui auront célébré les grammy et tous lui en rendu un vibrant hommage. Ils auront pleuré ensemble, encore une artiste dont on sera privé trop tôt, à cause de la drogue.
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mercredi 1 février 2012
Les ados ont lu pour vous...
Si vous avez le temps, n’hésitez pas à faire un petit tour sur notre blog destiné aux lectures pour adolescents. Celui-ci est tenu par deux bibliothécaires de notre équipe. Il s’agit de résumés d’ouvrages lus pour le club de lecture. Les commentaires que vous pourrez trouver sur ce blog sont ceux des adolescents eux-mêmes !
Quelques idées pour vos ados, que ce soit des nouveautés ou des ouvrages classiques.
Si cela vous intéresse, rendez-vous à l'adresse suivante:
http://bibliothequeados.blogspot.com/
Quelques idées pour vos ados, que ce soit des nouveautés ou des ouvrages classiques.
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mercredi 25 janvier 2012
Le Kamishibaï
Connaissez-vous le kamishibaï ? Le kamishibaï signifie littéralement : « jeu théâtral en papier ». Il s’agit d’un outil de conte japonais, d’une technique narrative particulière. L’artiste ou le conteur fait défiler des images dans un petit théâtre en bois, à deux ou trois portes, appelé le « butaï » (littéralement : scène). Ces images qui défilent une à une, forment dans leur ensemble une histoire, chacune d’entre elles illustrant un épisode de celle-ci. Les images sont imprimées ou dessinées sur des planches. Le conteur tourne le recto d’une planche vers le public. Ce recto est entièrement couvert par l’image. Le verso, lui, est réservé au texte, une reproduction miniature de l’image y est reproduite.
Le kamishibaï se rapproche du théâtre de Guignol, les images remplaçant les marionnettes.
Un peu d’histoire
A partir de la fin des années 20, ce fut une période intense de développement du kamishibaï… De nombreux conteurs « kamishibaïya » sillonnaient le Japon sur leur vélo. Ils gagnaient leur vie en vendant des confiseries aux enfants, telles que des sucettes à l’eau « Mizuamé » et proposaient des histoires à épisodes, afin de fidéliser leur public. Dans la même lignée, il y avait à l’époque le cinéma muet : les récitants, ou « Benshi » installés devant l’écran, commentaient les images avec passion. Ils se retrouvèrent au chômage à l’arrivée du cinéma parlant, et beaucoup se convertirent alors au Kamishibaï. Le « théâtre de pauvre » qu’était le kamishibaï, était bien adapté aux conditions techniques minimalistes conséquentes à la grande crise économique.
Pendant la période de poussée nationaliste et la guerre, le kamishibaï fut utilisé comme support de propagande. C’est à cette époque que se développèrent les premiers kamishibaï imprimés, au contenu pédagogique et éducatif.
Après la seconde guerre mondiale, le parti communisme utilisa le kamishibaï comme outil pour répandre ses idées et remettre en cause l’occupation américaine. La police militaire dut même faire interdire certains programmes trop engagés à son goût.
A partir des années 50, arriva la télévision et on appela celle-ci « denki kamishibaï » : « kamishibaï » électrifié. Le Kamishibaï commence peu à peu à être révolu, et à être le symbole de la pauvreté. Les illustrateurs de cette génération se reconvertirent alors dans le manga.
Depuis les années 70 cependant, le Kamishibai connaît un nouvel essor. Il s’est répandu dans le monde et se rattache aujourd’hui au domaine du théâtre d’objet ou d’effigie. Il permet en outre de proposer des spectacles peu onéreux. Désormais, les bibliothécaires mais aussi quelques compagnies professionnelles de théâtre et marionnettes proposent des spectacles mettant en jeu la technique du kamishibaï.
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