mardi 19 juin 2018

Chronique du Sablon - Partie dix

Ils me font rire avec la fête des voisins! Il n'y a plus personne au Sablon!

Avant, tout le monde se parlait et quand une fête, un mariage, une naissance, une communion ou un décès arrivait, tout le monde s'y mettait pour seconder la famille.

Maintenant, on naît et on meurt à l’hôpital, les mariages se font en catimini et les corbillards sont gris et sans ornements noir et argent. A la maison et à l'église, plus de veillées où les voisins se relayaient.

Les femmes cuisinaient pour la famille, on se prêtait des vêtements pour être "convenable" et on mettait les enfants à dormir tous ensemble dans une pièce surveillée par une "grande".

Pour les communions, c'était un concours pour la plus jolie robe et on se les repassait d'une famille à l'autre.

Nous étions plus de cinquante en 1955. Aujourd'hui, il y a des années où il n'y en a qu'une, et encore, en civil, même pas en "dimanche".

J.A.M

lundi 11 juin 2018

Chronique du Sablon - Partie neuf

Le lundi perdu, c'est quoi?

Le premier lundi de l'année, les commerçants du quartier donnent des étrennes à leurs bons clients. Les ménagères et la jeunesse du coin faisaient le tour.

Chez le boucher on recevait une ou deux côtes de porc ou un rôti en plus. Chez un autre, un chapelet de saucisses fumées. Le marchand de journaux donnait un petit agenda. Aux ornements religieux on recevait une petite médaille que les grenouilles de bénitier s'empressaient de faire bénir par le curé.

Ah! les jolies corbeilles de fruits offertes par le gros marchand de fruits et légumes. Le droguiste donnait des chamoisettes (loques à poussières). Une pochette de crayons couleurs chez le papetier rue de Rollebeek. Des plaques de chocolat à la vanille chez Delhaize. Un étui de cigarillos chez le tabac ou un briquet criquet (c'était les premiers).

C'est presque un inventaire à la Jacques Prévert.

Maintenant, il n'y a plus de commerces au Sablon sauf un commerçant qui ne vous souhaite même plus la bonne année.
Même le calendrier du facteur n'existe plus et ni les pompiers, ni les policiers ne passent pour leurs étrennes.

Tout se fait par internet, et internet ne remplacera jamais un sourire et une poignée de main...

J.A.M

mardi 15 mai 2018

Chronique du Sablon - Partie huit


Il y avait quantité de petits cafés dans le quartier. Certains étaient des canitjes à guichet. C'est quoi?

Dans la vitrine, du côté comptoir, il y avait une fenêtre qui s'ouvrait sur la rue pour distribuer la bière de table.

A l'heure du repas, midi et soir, des gens, souvent des enfants, venaient équipés d'une cruche avec couvercle, chercher une mesure de bière. Ça papotait dans la file, se bagarrait parfois. Souvent, avant de rentrer à la maison, ils prenaient une bonne lampée, ni vu, ni connu.

Il y avait aussi une friterie sur le sablon, en face de la fontaine, où on pouvait manger les frites sur place avec des harengs, des sardines, ...
Souvent le dimanche, les gosses arrivaient avec un grand plat à remplir de frites pour toute la famille. La sauce était mise dans un petit pot. Avec du poulet, c'est si bon...

Il y avait aussi un marchand de soupe ambulant et, régal des régals, le marchand de crème glacée. Il faisait le tour du quartier à la sortie des classes. Tout le monde ne pouvait pas s'en payer, mais certains, compatissants, nous permettaient un petit coup de langue...

Il y avait aussi une fleuriste qui faisait le tour du quartier le samedi avec sa carriole tirée par un chien. On l'entendait arriver de loin, car elle chantait toujours la même ritournelle, "O sole mio". Les femmes qui faisaient leurs carreaux le samedi, répondaient en chantant aussi.

Le dimanche matin, un très vieux monsieur chantait dans la rues. On lui jetait une pièce de monnaie emballée dans un petit papier. C’était un ancien de la grande guerre...


J.A.M

vendredi 4 mai 2018

Chronique du Sablon - Partie sept

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Il y a peu, j'ai lu "Thyl Ulenspiegel" de Charles de Coster en version originale. Dieu, que cela est dur, vindicatif, revendicateur!

Dans mon souvenir, c'était une légende dorée et héroïque d'un peuple qui voulait sa liberté.

Le nombre de fois que les Belges ont "raccompagné" nos occupants jusqu'à la frontière... Nous avons servi de terrain de "jeu" guerrier à toute l'Europe.

Malgré cela ou grâce à cela nous avons une culture artistique florissante et riche, de multiples influences tant du Nord que du Sud...

Une amie me dit : "Tiens, qu'est-ce que tu lis là?"
- Emile Verhaeren.
- Peuh! C'est du belge, parle-moi des Français!
- Erreur! Notre littérature est tout à fait florissante et très passionnante à lire, surtout quand les livres sont illustrés par de merveilleux peintres et graveurs comme Rassenfosse.

On s'est quittées brouillées et je suis retournée à ma bibliothèque rue de la Paille pour emprunter d'autres livres d'Emile Verhaeren et non pas Verhaegen dont la fête est une vraie guindaille...


J.A.M

lundi 30 avril 2018

Résultats du concours origami

Enfants
1.           Mellina Dupont – 3e Sikorska
2.           Maya van Zuylen – 2e Christine
3.           Lina Lazam – 6e Pithsy
4.           Israe Kiloul – 4e Dandoy
5.           Mohammed – 3e Lamallem

Adolescents
1.                     Laura G. et Yannick K.
2.                     Mustafa – 6e




Adultes
1.          Nicole Casteels  
2.          Gaëlle Dupont